PANS DE BOIS ET CLOISONS
787. Pans de bois et cloisùns. Dans les localités où la pierre et la brique sont coûteuses, on les remplace par le bois pour les façades de maisons sur les cours, pour les petites ailes de peu d'importance, et surtout pour les murs de refend. Les murs de face sur la rue, et les umrs mitoyens, qui contiennent ordinairement les cheminées, doivent être en maçonnerie.
Généralement les cloisons sont construites pour bien distribuer les appartements; elles sont d'un prix modéré et chargent peu les planchers; celles qu'on emploie le plus à Paris sont :
1" Les cloisons légères en menuiserie à claire voie, lattées, hourdées et ravalées en plâtre des deux côtés ;
%"* Celles en planches jointives, lattées et recouvertes d'un crépi et d'un enduit en plâtre de chaque côté;
3* Les cloisons en carreaux de plâtre pleins ou creux;
4* Celles en briques de champ, ou de 0*,055 d'épaisseur, et celles en briques à plat, ou de O",!! d'épaisseur, l'une et l'autre rejointoyées ou ravalées en plâtre.
En raison du peu d'épaisseur des pans de bois et de leur faible poids, on conçoit qu'ils n^ont aucune stabilité par eux-mêmes (678), et qu'ils ne se soutiennent que parce qu'ils sont maintenus par les murs, pans de bois ou cloisons en retour, ou encore par les combles et planchers.
Dans les pays où le bois est très-abondant, comme en Russie, les pans de bois sont formés de pièces jointives horizontales qui s'assemblent à mi-bois dans celles qui composent les pans perpendiculaires. On conçoit qu'en raison de la grande quantité de bois qu'entraîne cette disposition, on doit y renoncer dans les pays où le bois a une certaine valeur; alors on forme les pans de bois et les cloisons avec des poteaux verticaux non jointifs, s'assembJant dans des pièces horizontales. ^
La disposition la plus généralement adoptée pour les pans de bois et cloisons est celle indiquée fig, 6, pi. III, en laissant entre les pièces des vides à peu près égaux aux pleins. Quand toute la charpen/te d'un pan de bois est montée, on remplit les vides avec de la maçonnerie de petits moellons, de briques ou le plus souvent de plâtras (débris, plus ou moins gros, de plafonds, de pans de bois ou de toute autre construction) ; faire ce remplissage s'appelle hourder. Pour des constructions de peu d'importance, les vides laissés entre les pièces de bois sont beaucoup plus grands que les pleins. On fait des cloisons vides