‹ Formules, tables et renseignements usuels (volume 2)Chapitre 163 sur 244 · PLANCHERS · texte numérisé non relu

PLANCHERS

viendrait à des poutres rectangulaires d'une épaisseur double de celle du bois méplat.

790. Pose du carrelage ou parquet et du plafond. Pour terminer le plancher, si on laisse les solives apparentes, ce qu'où peut faire dans un atelier par exemple, on place dessus des recoupes de débris de bois appelés bardeaux^ ou, pour plus d'économie, des lattes jointives. Sur ces bardeaux ou sur ce lattis on place une couche de plâtre de 0",04 à0",05 d'épaisseur, qu'on laisse se rafifermir ; puis 6n applique en dessous, entre les solives, une deuxième couche de plâtre, qui peut être moins épaisse que la couche supérieure sur laquelle on pose le carrelage ; ces plafonds partiels inférieurs s'appellent enirevous.

Cette disposition ne peut convenir pour des lieux habités. Dans ce cas, on fait les planchers pleins ou creux. Pour les premiers, qui transmettent peu le bruit d'un étage a un autre, on commence par fixer un lattis sous les solives ; sur ce lattis, on fait, comme pour les pans de bois (787), un hourdis qu'on élève jusqu'au niveau delà face supérieure des solives, et sur la surface qui en résulte on étend une couche de plâtre sur laquelle on établit le carrelage. Sous le lattis on fait un gobetage, puis un crépi, en appliquant le plâtre à l'aide de la taloche, et, enfin l'enduit plus ou moins soigné qui doit terminer le plafond, dont l'épaisseur ne dépasse pas 0",03.

Au lieu d'un hourdis qui remplit complètement les vides laissés entre les solives, où se contente quelquefois, après avoir cloué le laltis inférieur, de placer dessus, entre les solives, une couche plus ou moins épaisse de plâtre. Ces couches de plâtre, séparées entre elles par les solives, sont ce qu'on appelle des augets; on en rend la surface concave afin d'augmenter leur surface de contact avec les solives, et des petits clous de peu de valeur, qu'on nomme rappoiniis^ implantés dans les solives à l'endroit des augets, augmentent l'adhérence de ceux-ci avec les solives. Ces augets ajoutent considérablement à la solidité des plafonds, qui*, sans cela, sont sujets à se fendiller et à se détacher du lattis. Une fois les a«gets terminés, on établit un lattis tant plein que vide sur les solives, et sur ce lattis on étale une couche de plâtre de 0'*,04 à 0",05 d'épaisseur pour y reposer le carrelage.

Quant on né craint pas que le bruit d'un étage se fasse trop entendre à l'étage inférieur, on fait le plancher creux, c'est-à-dire qu'on supprime le hourdis et les augets entre les solives. Les lattis inférieur et supérieur sont tant pleins que vides; sous le premier on établit le plafond, et sur le second la couche de plâtre sur laquelle repose le carrelage.

Quand au lieu d'un carrelage on veut établir un parquet, si les solives sont toutes de niveau à leur partie supérieure, on peut faire reposer directement le parquet sur les solives, mais généralement on établit une couche de plâtre de 0'",04 sur le lattis supérieur ; sur cette couche de plâtre on place des lambourdes^ pièces de bois qui ont jusqu'à O^fOS d'équarrissage, et quelquefois seulement 0*,067 de hauteur sur 0",05de largeur; c'est sur ces lambourdes qu'on repose le parquet. On peut remplir les vides entre les lambourdes avec une matière sèche. Quelquefois

on repose directement les lambourdes sur le laltû, et l'an se contente de les relier par des augets en plâtre reposant sur le lattis.

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