‹ Formules, tables et renseignements usuels (volume 2)Chapitre 194 sur 244 · OUVERTURES · texte numérisé non relu

OUVERTURES

TASSEUENTS.

Ce tableau montre qu'aux ponts Saint-Sauveur et d'Iéna le tassement a été beaucoup moindre qu'aux ponts construits antérieurement. Dans les ponts plus récents, par suite de la moindre épaisseur des joints, qui ne doit jamais dépasser 0",02, du soin apporté à les remplir et surtout

IS96 SmtME FàRTlC,

ée la meltteiire faatité das mprtiers , le tassement a encoure été bien moindre; ainsi au pont aux Doubles ei au Petit pont, <psi ont été reconstmits en meulière hourdée en ciment de Vassy, on n'a reconnu auenn tassement après le déeintrement, malgré la grande hardiesse de ces ponts, qui sont en arc de cercle* Ayec les mortiers de chaux, il est impossible sans doute d*obtenir un pareil résaltat ; mais leurs qualités permettent cependant de donner à la courbe du cintre rigoureusement ceQe du projet, sans l'exhausser au sommet, et même de ne pas éieyer ses naissartees , un léger tassement de tout l'ensemble étant en général de peu d'importance.

jP«se des Toussoirs. Pour faire cette opération , on commence d'abord par établir la cbvision des Tou^soirs, coofonnément à l'épure, à eha- €ane des extrémités du cûitre, en marquant ces points de dÎTÎslon, soit par des petites eneoches sur les couehis , soit en y clouant des pointes; puis, kirs de la pose de chaque rang de Toussmrs, on treeee, au moyen dérègles, sur les couehis, la ligne d^arase du Ht supérieur de ce rang, en donnant des points intermédiaires avec des ràvelettes^ ou en tendant un cordeau entre les points marqués aux extrémités du cintre.

Le principe de la non-continuité des joints dans deux assises centigoës doit être rigoureusenïent observé.

Afin de diriger tous les plans de joints normalement à l'intrados, on se sert d'une ou de plusieurs fausses équerres levées sur l'épure de la voàté, et dont l'un des c6tés est une certaine longueur de l'arc d'intrados, tandis que Fautre c6lé est normal à cet arc. Si l'intrados est tracé à plusieurs centres, il faut changer ces fausses équerres chaque foi& qn'on passe d'un arc à l'autre. Au pont Notre-Dame, dont les voûtes sont en ellipse , ce qui a nécessité un panneau en volige pour chaqpae assise de voussoirs , on a remplacé les fausses équerres en traçant au chantier, sur la tête de chaque voussoir, une ligne bien apparente qui devait être verticale après la pose du voussoir.

Les voussoirs se posent sur un lit de mortier, sur lequel on les tasse avec un maillet en bois, de manière que l'épaisseur des joints soit uniforme et de 1 centimètre et demi pour les voûtes de* grandes dimensions , et au moins de 8 millimètres pour les petites.

Les delix côtés de la voûte se montent en même temps, d'abord pour que leurs poussées se fassent équilibre sur le cintre et ne le détruisent pas, et ensuite pour que les mortiers prenant la même consistance des deux côtés, le tassement soit égal. 11 convient aussi de ne comm^fu^ea* une nouvelle assise de voussoirs que quand celle inférieure,est entièrement posée. Au pont Notre-Dame on s'est écarté de ces prescriptions; ainsi l'on a commencé par poser sur cales tous les voussoirs en pierre de taille formant les deux têtes, puis on a fiché les joints en ciment de Yassy. Ces deux têtes terminées , on a procédé à la pose des voussoirs iniermédiaires, qui sont de forts moelfons piqués dont deux assises forment une assise des têtes; comme pour les têtes, on a posé ces moellons sur cale», et cm ks a ôehés en ciment au fur et à mesure, mais dé

manière à ivreir ixmjfmn au moins deux assises mon fichées, afin de ne pas dérauger les voussoirs posés. Une fois le premier rouleau posé sur tout le cintre, on a complété l'épaisse vr de iaToète entre les tètes, puis fait le remplissage des peins et étaèli les chapes en ciment et bitume. On conçoit que par ce mode d'opérer la charge des cintres se trouve bien dimynuée et placée progressiTement; aussi est-»! généralement suivi avjoBTd'hui, en construisant cependant d*un seid rouleau la parlâe intermédiaire aux tètes.

La partie la plus délicate de TesécatiioiB d*une voûte est %a, fermeture, qui doit être faite de manière à limiter, autant que possible, rabaissement au sommet lors du décintrement, lequel résulte, comme nous l'avons dit, en grande partie de la compression des mortiers. Cette opération se fait de plusieurs manières distinctes, dont la plus communément suivie est celle qne nous avons décrite au n" 779.

Quelques constructeurs emploient le moyen suiv^ant, qui consiste, après avoir recouYcrt d'un lit de mortier les joints des contro<lels, à suspendre la clef au-dessus de l'espace qu'elle doit occuper au moyen d'une louve et d'une jpetite chèvre, et à la laisser tomber à sa place en la dirigeant en conséquence; on a soin d'enlever avant la chute le rang de CDUchis placé sous la cleL Cette opération bien réussie peut donner des résultats satislaisanis ; mais elle nous parait d'une exécution tellement difficile, que nous pensons qo'ii est prudent de donner la préférence à la manière d'opérer indiquée au n*779, ou a la suivante, qui la ' pem place avec de grands avantages.

Cette troisième méthode consiste à poser à sec sur les cintres les contre-defs et la eief, en les espaçant avec des cales de manière à réserver répaisseur des joints, et à ficher ensuite ces derniers avec du mortier de cimmit, qu'on a soin de ne pas gâcher trop clair; en ébranlant légèrement chaque pierre on peut faciliter la pénétration du mortier en ions les points.

Voéies enfetits matériaitz. Pour les voûtes en moellons^ briques, etc., le n»ode d'exécution est à peu de chose près le même que pour celles en pierre de taille (779). Les joints ne doivent pas se correspondre dans deux assises voisines, et quand la voàte est en moellons ou meulières piqués, ou en briques, il faut tracer les joints longitudinaux sur les couchis. L'ouvrier doit poser ehajqne voussoir en le frottant sur les couchis du cintre, afin que son parement de douelle s'y applique bien et qu'il ne reste pas de mortier interposé, autrement il en résulterait des balèvres d'un acpect désagréable après le décintrement, et qu'on ne pourrait faire disparaître qu'en retaillant l'intrados.

La voûte du pont aux Douàles, a Paris, a été construite en meulière hourdée en ciment de Yassy; elle a 31 mètres d'ouverture, 3",10 de flèche, 1"^0 d'épaisseur à la clef, et iS mètres de tète en tête. On l'a établi en quatre parties éloigxfcées de 1 mètre l'une de l'autre et des naissances; les cinq intervalles étaient occupés par des encaissements en b<ns situés aux naissances, aux rdyns et à la clef. Les qnatne voussoirs ont d'abord été exécutés ensemble et sur une épaisseur de 1 mètre envi-

^ 1598 SIXIÈME PAftTIK.

ron ; puis on a enlevé les encaissements et Ton a rempli simultanément tous leurs emplacements avec de la même maçonnerie que pour les voussoirs; on a ensuite complété Tépaisseur de la voûte. Par ce moyen, on a évité les ruptures qui ont ordinairement lieu aux naissances et vers les reins lors de Texécution des voûtes, et Ton a obtenu une voûte composée en quelque sorte d*un seul voussoir. Lors du décintrement, il a été impossible de remarquer aucun abaissement à la clef,, ni la plus légère fissure aux naissances et aux reins. Ce n'est qu'après le premier hiver que, par suite de la dilatation et de la contraction dues aux variations de température, on a remarqué un léger fendillement aux naissances.

- Au Petit pont, qui a les mêmes dimensions que le pont aux Doubles, sî ce n'est que son ouverture est de 32",50 en aval et 31 mètres en amont, pour construire la voûte on a commencé par faire un premier rouleau sur tout le cintre avec des meulières piquées, en laissant un intervalle aux naissances et à la clef. Cette première assise étant posée, on l'a fermée aux naissances et à la clef. On a fait ensuite le complément de l'épaisseur de la voûte, en ne la fermant encore qu'en dernier lieu aux naissances et à la clef. Les parties apparentes sont en meulière piquée; sur les têtes, deux voussoirs forment l'épaisseur de la voûte. Au pont aux Doubles, toute la maçonnerie a été couverte de ciment de Vassy, dans lequel on a refouillé des joints pour imiter la pierre de taille. Les parapets de l'un et de l'autre de ces ponts sont en belle pierre de taille, et leurs extrados sont, comme les douelles, des surfaces profilées par des arcs de cercle.

Décintrement des voûtes. Avant d'exposer quand et comment on doit effectuer le décintrement des voûtes, nous allons rappeler ce qui se pratiquait et ce qui se fait encore quelquefois en pareil cas.

Des constructeurs professent que la maçonnerie d'une voûte doit être laissée sur cintres un mois ou six semaines, c'çst-à-dire jusqu'à ce que le mortier soit sec. Suivant le même système, on enlève successivement les couchis depuis les naissances jusqu'à la clef, en ruinant les cales qui séparent ces couchis des fermes. Quand cette manœuvre devient impraticable, à cause de la grande pression que supportent les derniers couchis, on affaiblit peu à peu, au ciseau, les abouts des arbalétriers, de manière à obtenir un tassement lent et progressif. Dans quelques circonstances, fort rares heureusement, on a ruiné les points d'appui mêmes des fermes, en décintrant ainsi brusquement.

D'autres constructeurs croient qu'il peut être bon d'opérer d'une manière diamétralement opposée.

D'abord il est prouvé maintenant, par de nombreux exemples, que, tant sous le rapport de la stabilité que sous celui du tassement, il n'y a aucun désavantage à décintrer les voûtes presque immédiatement après la pose des clefs; mais, d'un autre côté, sous le rapport des mouvements, imperceptibles ou non, qui s'accomplissent dans la voûte au moment du décintrement, il y a, on n'en saurait douter, tout avantage à ce qualors le mortier soit encore dans un état qui lui permette de se

comprimer, de se mouler suivant de nouvelles figures, sans que sa désorganisation s'ensuive. 11 semble donc qu'il faut maçonner les voûtes et les décintrer le plus promptement qu'on pourra, afin d'éviter qu'il y ait

quelques portions de mortier complètement prises au moment du décintrement.

En second lieu, tout le monde reconnaît qu'il faut se garder de laisser prendre aux voûtes une certaine vitesse lorsqu'elles s'abaissent au décintrement. L'expérience prouve, en effet, que ces modifications d'équilibre dans les maçonneries, même leur écrasement, même leur renversement, sont loin d'être instantanées, et demandent au contraire pour s'accomplir, un temps appréciable. 11 faut donc que le décintrement soit fait et dirigé de telle manière, que les cintres ne quittent la voûte que par progression insensible et en plusieurs phases, séparées par un intervalle de temps notable ; il est bon même, en cas d'accident prévu, que ce décintrement puisse être arrêté a un instant donné, de telle sorte que la voûle se retrouve sur ses cintres, comme avant le commencement de l'opération. Or on peut atteindre ce but, en substituant au procédé de décintrement ci-dessus rappelé le suivant, qui est goûté T)ar beaucoup de praticiens.

Chaque ferme du cintre n'étant maintenue qu'à ses deux extrémités par des coins doubles, à petit angle, on lui imprime un mouvement aussi modéré que l'on veut, soit d'abaissement vertical, soit d'écartement horizontal, en faisant glisser l'un sur l'autre les deux coins d'une même paire. Il suflil souvent, pour la manœuvre dont il s'agit, de placer à chaque pied de ferme un ouvrier, muni d'une cognée de charpentier ou d'un têtu de tailleur de pierre, qui frappe à petits coups sur le coin inférieur de la paire portant sur la semelle traînante. Quelquefois on éprouve de grandes difficultés pour faire glisser ce coin, à cause du poids considérable qui agit dessus; il arrive même assez souvent, lorsque ce coin est un peu desserré, que cette pression le lance avec force jusqu'au pied-droit opposé : les ouvriers doivent toujours se placer de manière que, ce cas arrivant, ils ne puissent pas être atteints. Le constructeur doit diriger l'opération et avoir l'œil sur les ouvriers afin qu'ils agissent tous, autant que possible, d'une manière identique! Dans les premiers instants, et quoique l'abaissement des fermes soit accusé par le mouvement des coins, l'effet du décintrement de la voûte n'est pas visible, parce que tout l'espace rendu libre est successivement occupé en vertu de la réaction d'élasticité des bois, dont la compression décroît graduellement; en un mot, le cintre quitte )a voûte comme un ressort qui se débande lentement. Lorsqu'une fois il s'est fait un jour continu entre l'intrados et la nappe de couchis, on peut enlever complètement les coins et ensuite les couchis; mais il vaut mieux différer d'un jour ou deux pour attendre les effets du tassement, lesquels peuvent très-J}ien ne se révéler qu'après ce délai.

Quelle que soit l'ouverture de la voûte, le mode de décintrement qu'on vient de décrire reste applicable.

Le système de coins a été remplacé avantageusement par plusieurs

«MistruelMira feaaçtifi, p^ur 4m ir dûtes de ^nls, fMur ém «acs d« iMte toile remplis de «aUe biee Ueié, el dont TouTerture «et ceusae av«c da fii très-fort «mi tsealeaMut ficelée. Ces ««es «e placent avK mêmes e»* droits qae les coiiM dans le m&de précédent, et ils réttste«t bien ii t'«^ fort considérable de compression auquel ils sont soumis. Qiund mm vmit décintrer, on pratique une 4WiTertare k â'extpémilé de chaenm 4es sft66, ieBfweiis se vident «éors lealeisent, d l'on i^nt 9ctiY&r réeotd»- Meat dii sable en èe remuant 4¥cie ane tî^ de bois ou de fer. Ce Ai^an sjaaple et économi^jw fournît un dédntrement fiu^, ettœmvttntemlt régulier, sans aucuxte seconsse.

aujourd'hui «n remplaoe «ordinairement les sacs p9r des lM>%e6 eu bois ou en tôle, imaginées par M. Souziat^^eondueleur des ponfes et chaussées. An poat Sai«t*Mkiiefi, les seiae fermes étaient espueées de f%^ d'aie en axe, et chacune reposait sur quatre feeîles en <îêle ren»* plies de sabAe. Ces liâtes «étnâent des eyidndres en t6le de 0%M de éimr oïèti^e sur «utont de haufteur, ouverts par le haut et fermés par le ht» au moyen d'un disque en bois de ô",02 d'épaisseur qui y ei^;rait ment Le •ointre reposait sur le sable par l'intermédiaire d'un piéton bois de 0",28 de diamètre et de 0",25 de hauteur, qui pénétrait dm» le eylindre au fur et à mesure qu'il «e vidait. Quatre boucbons ixés au bas de chaque cyMndre permettaient de faire coul^ le sable, ce qii%n hmnnie placé à chaque retombée du cintre facilitait au mo^ren d'unie poâaite en ûl de fer. Des bandes horizontales routes, Manches et noires, ma2%[aées sur les pistons, «t larges de #",04, permettaient de rendre la deseente des cintres aussi régulière que possible. Le sable s'éooule d'autant mieux qu'il est pkts sec; aussi eonYient41 que la pkne «e puisée pas venir le nBOuiller en pénétrant par le jeu ée <i eei^imèrtre qui sépare sur tout le pK)ariour le piston du eyiiudre. Va temps sec egt aussi préférable à un temps pluvieuiL et glacial pour opérer le décia-trenoent. Il est important que k sable, en s'éooulant, s'amoneèle sur une petite plate-forme servant de base à la boîte ; il y ferme des petits c&nes qui arr^ent réoeadement êès qu'ils arrivent à la hauteur des trous, et cela permet a un biomme de gouveraer plusieurs boites, eu egalevant successivement les pelâts cônes.

Le prix total d'une botte a été de 4 8 francs, dont 4 francs pour la t^le, 4 francs pour le piston cylindrique, 3 £r. 2S e. pour deux ptates-formea en bois de chêne de d%35 de •côté, l'une servant de tête au piston, et l'aïutre de base à la boite ; c'est sur les aog^s de cette base que se formai^M; les cônes de sable; et, enfiaot, 7ë centimes pcnaar le sable, les bouchons en liège et le rempUasage.

i>upuit, inspecteur des ponts et «haussées, et M. Meyeront fait usage, pour décintrer les 14 arches des P'Oitts-ide^é, de verréns placés à o^ des coi«s. Âyaot tourné l'écrou de manière a soulever -le cintre, on chasse avec facilité les ooiins, et le cinfere ne «reposanst plus ^ue sur les Yorrins, il est descendu d'un mauveanent qu'on peut maîtriser o^rapiétement depuis le commencement jusqu'à da fin de l'^péraetton. «L'éorou est életé à dmte «ur ia natale 4e «a longueur et à gaudhe sur fautre

PQNT5 EM PlfiRBË. iêSH

moitié^ et daxis chaoune de ces moitiés pénètre nue vis à £lets carrés de I>",(fô5 de diajnètre extérieur et de #r,»i& à VkïÊénemr des filets. £n tournant Téeroft, les deux yIs y pénètrent s'imnlttsémeiit, ou «Oes^n sortent; la course est de 0",08 pour chaque vis. Les 12 verrins employés ont €oClté 903 fr. Les arches avaient 25 mètres 4'ouvertiiire, et MM. Dupuit et Meyer pensent que les verriBs employés sont assez pnîssa'nts pour être appliqués à des ttrcflies d« la plus grande portée.

867. Reconstruction du pont Notre-Dame , à Paris. Celte reconstruction j qui s'est faiie en quelques mois» a fixé l'attention de tout Paris et pôncipalement àea oom^naâsseurs, tant par le oacKie que par la rapÂdité d'exécution (ingénieurs, MM. Michal et Darcel; constructeur, M. Garid).

Nous avons déjà exposé le mode de construction de la voûte de ce pont (866). Pour tracer le proil des FOÛtes qui a servi à découper les panneaux en voliges néœsssûries à la taille d-es voussoirs, on a tracé les ellipses d'intrados et d'extrados à l'aide d'une grande règle sur Tune des arêtes de laquelle, à partir d'un même point, on a porté le petit et le grand axe {Int. 1150). Les ax€S des ellipses d'extrados et d'intrados coïncident et étaient donnés de position , mais comme la longueur du grand axe de l'ellipse d'extrados n'était pas donnée, pour l'obtenir, du point fixé oomnie naissance die l'arc d'extrados ( point situé un peu audessus du grand axe), comme centre, avec un rayon égal au petit axe, on a décrit un arc de cercle coupant le grand axe en un point; on a joint par une droite ce point à celui de naissance de l'extrados, et la longueur de cette droite prolongée jusqu'à sa rencontre avec le petit axe a été la longueur du grand axe. Ayant les axes des ellipses , on a déterminé les foyers (Int, 1136).

On a pris pour directions des plans de Joints des moyennes entre les normales aux courbes d'intrados et d'extrados, moyennes qu'on a obtenues assez exactement pour la pratique en iikenant les rayons vecteurs de l'ellipse d'intrados à des foyers fictilis également distants des foyers d''intrados et d'extrados, et en menant les bissectrices des angles formés par ces rayons vecteurs {Int. 1154).

Ce qui suit est extrait du cahier des chattes :

Bimensions, Le fKmt sera fonné de 5 arches ayant l»",'^ de largeur sur 7"^ de flèche pour celle du miHea; 18- ,30 de largeur sur 7-,89 de «èche pour 'les voisines, et 17")67 de largeur sur 7",2S -de 'flèche pour les arches ertrêmes ; de telle sorte que les naissances étant à ^ mètres en contre-haut de Té^ge amont du pont, fixé h la cote 7S",4S, les clefs seront étabBes surcleuK lignes inclinées à 0",605 pour mètre à partir de celle de Farche du milieu.

Chaque voûte aura O^jOO d'épaisseur îi la clef, et ira en s'élargissaOrt de manière à avoir !•", 40 d'épaisseur k la rencontre de l'extrados avec le plan d'arasement des maçwnneries de remplissage des piles, établi k la cote 68" ,25.

L'extrados sera revêtu d'une chape en ciment, reeèuverte d'une seewide en'bhume, dans laquelle seront pris des tuyaux pour dégorger les eaux qui pourrant s*infitoer k travers la chaussée.

Les piles auront 3"" ,50 d'épaisseur aux naissances et un fruit de 1/3S. Les becs seront demi-circulaires.

Les têtes des voûtes feront une saîQie de 0",65 sur les parements des tympans; haque assise sera marquée par des refends de 0^,05 de largeur et autant de profon-

deur; il en sera de même des maçonneries de pierre de taille des becs. Les maçonneries des tètes formeront également ane saillie de (y,G5 sur la douelle de la Yoûte, ETec laquelle elles se relieront par un appareil de carreaux et boutisses ayant alternatiyement 0",80 et 1",10 de longue\^r.

Les tympans, de 1 mètre d'épaisseur, seront arasés suivant les lignes formées par le sommet de l'extrados des voûtes ; ils présenteront au-dessus de chs^que pile un pilastre formant saillie de 0'",15 sur le parement général.

Les parapets auront 0'",80 de hauteur extérieurement, et 1 mètre du côté des trottoirs ; leur épaisseur sera de 0'",50 ; ils seront posés à Taplomb des tympans.

L'axe de la chaussée suivra, k partir de l'axe des quais de la rive droite, placés k la cote 64*^70, une rampe de 0'",005 par mètre jusqu'au sommet de l'arche du milieu; de ce point, il s'abaissera par une pente également de 0"^005 par mètre jusqu'aux quais de la rive gauche.

Le profil en travers présentera une chaussée de 12 mètres de largeur^ bombée au 1/80^ et bordée de deux trottoirs de 5 mètres de largeur, ayant une pente de O'^OS par mètre dirigée du côté de la chaussée. Ils seront terminés par une bordure formant saillie de 0",15 sur cette dernière. La chaussée aura 0",30 d'épaisseur.

Il y aura deux galeries sous chaque trottoir pour le passage des conduites d'eau et de gaz; elles auront chacune 1 mètre de hauteur sous le dallage de 0*^,15 d'épaisseui*, et l'fSO de largeur. Ces galeries présenteront les mêmes pentes que la chaussée ; elles seront prises en partie dans l'épaisseur des voûtes.

Matériaux. Les avant-becs, les têtes des voûtes^ les corniches et les parapets seront en maçonnerie de pierre de taille de Bourgogne ; les pilastres des tympans, en pien*e de taille de Vergelet; les douelles des voûtes, en moellou piqué de roche hourdé en mortier de ciment ; les tympans, en moellon piqué de roche et mortier de chaux hydraulique ; la maçonnerie de remplissage des voûtes, en moellon hourdé en mortier de ciment; la maçonnerie de remplissage des tympans et celle des galeries de conduites, eu moellon et mortier de chaux hydraulique ; les remplissages entre les voûtes et la chaussée, en maçonnerie de pierre sèche. Les trottoirs seront en dalles de granit, avec bordure également en granit.

Cintres. Les cintres en charpentes devront servir k la démolition et k la reconstruction; ils seront composés, pour chaque arche, de J3 fermes espacées de 2 mètres d'axe en axe pour les 11 du milieu, et de l^jâS pour les deux têtes, de manière k obtenir une largeur totale de 22'",75 entre les faces des deux fermes de tête.

Chaque ferme sera formée de deux systèmes de courbes, dont le cours supérieur sera, pour la démolition, parallèle k l'intrados des vbûtes et distant de 0"',20 de ce dernier, de manière qu'on puisse facilement introduire les couchis de 0",12 d'équarrissage, et les serrer fortement au moyen de cales contre les maçonneries des voûtes. Le cours inférieur des courbes sera au contraire parallèle k la douelle des nouvelles voûtes, il en sera distant de 0",12 pour les 9 fermes du milieu, et de 0'",17 pour les deux d'amont et les deux d'«ival. La maçonnerie en pierre de taille des têtes, et celle en moellon piqué des voûtes, en retraite de O^jOS sur la première, s'appuieront ainsi directement sur les couchis de 0'",12 d'équarrissage et espacés de 0"',12. Il y aura trois cours de couchis : 1° ceux s'appuyant sur les deux fermes de tête amont; 2" ceux supportés par les 11 fermes du milieu; ceux-ci passeront, sur la deuxième ferme, dans les interstices laissés par les couchis du l" cours, et seront maintenus au moyen de cales de 0",05 d'épaisseur sur la courbe de la 2* ferme ; 3* ceux des deux fermes aval, disposés symétriquement commet ceux des deux fermes amont.

Les courbes seront supportées, pour les 4 arches du côté de la rive droite, par un système de charpente de cintre, dit fixe, établi k deux étages, de manière k pouvoir décintrer les arches, lors même que les eaux seraient élevées. Ces cintres s'appuieront sur trois palées, l'une établie dans l'axe de l'arche, et les deux autres sur les crèches des piles. Le cintre de l'arche de la rive gauche sera retroussé de manière k entraver le moins possible la navigation.

Lieux (fextraction, qualité et préparation des niaiériaux,

l" if? pierre de taille k employer proviendra en partie des démolitions du poutac-

tuel ; il ne sera employé de pierre de taille neuve qu'autant que toute la vieille pierre bonne à réemployer en assises aura été utilisée. ^

La pierre de taille neuve sera de la qualité dite de roche (723), et proviendra, suivant les indications données à l'entrepreneur, des meilleurs bancs des carrières de Bagneux, près Paris, du banc gris de la carrière de Pierrechèvre, près Châtillon-sur-Seine, et du banc jaune de la carrière de Chevroche, près Clamecy. Elle sera sans veines, fils, moies ni bousin ; les arêtes seront vives, dressées avec le plus grand soin, sans épaufrures ni écoraures.

Tous les lits et joints devront se retourner bien francs, sans démaigrissement sur les longueur et largeur assignées à chaque pierre ; ils seront d'équerre ou suivant Tangle assigné sur les parements, dégauchis et taillés sur toute leur étendue.

Le parement vu sera layé avec le plus grand soin entre ciselures de 0"',015 pour la pierre de Bagneux, et bouchardé à la fine boucharde entre ciselures de 0",015 pour la pierre de Bourgogne. ^

Chaque pierre, pour assise du bahut, du parapet ou pour le cordon, aura au moins l'",50 de longueur; les pierres pour le parpaing auront 1",30; les claveaux des voûtes seront d'une seule pierre, les lits correspondant aux refends; les carreaux etboutisses des chaînes seront également d'une seule pierre.

2» Les granits proviendront des carrières les plus dures de la Normandie et de la Bretagne, h l'exclusion de celles de Bourgogne et du Nivernais (717). Ils seront k grains fins bien adhérents, et devront peser au moins 2700 kiiog. le mètre cube. Aucun bloc ne devra contenir de fentes, ni de parties tendres et rouillées.

Les parements feront parfaitement dressés à la fine pointe, entre ciselures de 0",015 aux arêtes ; ces arêtes seront droites sans écornures. Chaque bordure des trottoirs aura au moins 1"',30 de longueur. La largeur des dalles variera de 0"',50 k 0",60.

3*> Le moellon proviendra en partie des démolitions, ou du cassage d^ la vieille pierre de taille ne pouvant être utilisée comme assise (775).

Le moellon neuf k employer sera de roche, et proviendra des carrières de Vaugirard ou des environs ; il sera dur, rocailleux et parfaitement ébousiné ; chaque moellon n« pourra avoir moins de 0'",25 dans sa plus petite dimension.

4" Les moellons piqués proviendront du cassage de la pien*e de taille de démolition (775). Chaque morceau sera taillé sur appareil régulier, de manière que deux assises de moellon correspondent k une de pierre de taille. CJiaque morceau aura au moins 0'",60 de longueur, et la queue variera de 0'",40 k O^jGO, de manière k former nne queue moyenne de 0'",50.

Les parements seront taillés k la grosse brettelure entre ciselures de 0",015. Les joints retourneront normalement, et les lits sur l'inclinaison assignée ; ils seront taillés sans démaigrissement, avec les mêmes soins que pour la pierre de taille, sur 0",25 de longueur.

5" La meulière sera de deux natures (721 et 776) ; celle pour parements de quais k reconstruire proviendra de Buch ; celle pour maçonnerie de remplissage et parements d'égouts proviendra de Villeneuve-Saint-Georges, Corbeil et autres localités de la haute Seine.

La meulière de Buch, piquée en carrière, sera taillée sur le chantier avec les mêmes soins que la pierre de taille. Les lits et joints étant bien dressés et retournés d'équerre sur O^jlS au moins de longueur, les arêtes seront parfaitement droites et vives sans écornures. Les pierres auront au moins O^^^ de hauteur, 0"',20 de queue et 0",25 de longueur; la queue moyenne devra être de O^jSO.

La meulière de la haute Seine k employer en parement dans les égouts sera dégrossie h la grosse pointe et parfaitement smillée, les lits et joints étant dressés et retournés d'équerre sur au moins 0",12 de longueur. Chaque pierre aura au moins 0",10 de hauteur d'assise et 0"',25 de queue.

6* h^ sable sera sec et anguleux (756), criant k la main, sans mélange de vase ou gravier. Il proviendra des dragages faits en Seine ; celui devant servir k la pose de la pierre de taille sera en outre tamisé avec soin.

?• 11 ne pourra être en^ployé que de la chaux hydraulique artificielle dite de Paris (743). L'hydrate déposé sous l'eau devra supporter l'aiguille Yicat au bout de 9 jours (750).

f 804 SIXIÈME PitRTIE.

La citanx, déposée vhe sur les chantiers, sera éteinte dans des bassins SLjvnt an pftts 0",50 de hauteur.; on n'emploiera, pour l'extinction, qnc la quantité d'can nécessaire pour la réd\iire en pâte ferme et consistante; elle sera éteinte au moins 48heares a:?ant la fabrication des mortiers. Les hydrates qiri auraient dnrci atant ïeur emploi, on qui eon^end^aient des parties lentes^, mal éteintes, on des incuits, seront rejetés*.

8r Le mortier sera composé de 0",33 de chaux en pâte pour 1 mètre de sable (7585- Le dosage se fera dans les bassins d'extinction, de forme rectangni*ire à pBancfter Ikorizontal, ou par toute autre méthode prescrite par Tingénieur.

Le mortier sera fabriqué à force de bras, avec des raboCs. On commencera par réduire, sans addition d*eau, lia chaux en boujiite par la macératibn; on incorparcra ensuite le sable par parties, et le mélange sera brassé jnsqu'k ce que la pâte soit liante et duetile. ^

Le mortier sera employé immédiatement après sa fabrication ; cehii quf aurait dnrei sur l'aire serait rejeté.

9* Le béton sera composé de trois parties de mortier pour 5 parties de pierre» cassées ou de gra'vier (T6t) ; chaque pierre devra passer au travers d'un anneau de 0",06 de diamètre, et avoir plus de O'",02 dans sa. petite dimension; les pierrailles seront lavées avant leur emploi.

10* Le ciment proviendra des usines de Vassj (ISSJj. Il sera ou conservé dans des futailles à l'abri de la pluie tt de l'hnmidîté, ou en tas sous des hangars clos très-hermétiquement. Dans ces derniers cas, le ciment arrivera directement de Tusine par chemin de fer, dans des sacs en toile.

Le ciment ne sera incorporé aux mortiers et bétons qu'^aprës le complet eorroyage de ces derniers et au moment de remploi.

Le mortier de ciment sera composé suivant les indications de la série des prix. Le dosage de^parties composantes se fbra au volume. Le mortier sera gâché dans des auges? par parties^ et avec la plus petite quantité d'eau possible. Celui qui s'écliaufferait anrant remploi serait rejeté.

11** Tous les bots en charpente pour fondations^ seront en chêne neuf de pcemier choix^ sans pourriture ni nœuds vicieux ; ils ne seront yas> échauffés, gias, gélifs, ni tranchés dans leurs fils.

Les pieux seront en grume ou cairés^ suivant, les ordres qui seront donnés àreatrepreneur ; ils seront pajÉfaitement droits, et ne pourront avoir de flache de pins de Ûi'ylOT mesurée sur le pan coupé s'ils sont carrés; s'ils sont ron/ds,.il6 seront dégarnis de leur écoree, et les nœuds seront proprement coupés à la cognée. L'équarrisaage moyen des pieux ne pourra dépasser les dimensions indiquées k Uentrepreneur ;. mais il sera toMié sus chaque pieu 3 centimètres en plus ou en moins desdites dimensions.

Les pieux seront armés d'un sabot en fer fixé avec des clous, et ils seront disposés pour recevoir une frette en fer. ♦

Les palplanches, conmie les pieux, seront d'un bout appointées et armées d*un sabot en fer,, et de Tautre disposées pour recevoir une frette ; leurs, boids seront sans fiac&es et dressés à la bisaiguë. La différence de largeur d'une même palplanche, k ses de«x extrémités, ne pourra excéder 3 centimètres.

Les moises, ventrières, chapeaux ou longrines de plancher ne seront pas refaites sur les faces, cependant elles seront parfaitement droites et équârries, et il ne sera souffert aucune flache de plus de O^jOS, mesurée sur le pan coupé. Chaque pièce de bois devra relier au moins trois pieux, et ne pourra s'assembler k la suivante dans l'intervalle ; les joints de deux pièces voisines ne pourront correspondre an même pieu-

Les bois pour charpentes provisoires seront en chêne ou en sapin, suivant les ordres donnés k Fentrepreneur. Ils seront parfaitement travaillés et ne pourront avoir de flaches de plus de O^'jOS, mesurée sur le pan coupé. Les chapeaux^ les moises et les contre-fiches seront d'une seule pièce dans toute leur longueur.

12" La fonte sera douce„ grise et parfaitement moulée» sans sûufSures ni fontes de retrait.

Le fer sera de qualité dite de roche ; il ne sera ni aigre nf cassant, mais nesvenx et malléable ; il sera travaiHé sans brAltcres,, pailles ni gerçures. , 13" Le bitume des chapes et trottoirs sera composé de roche calcaire a^j^^**^^ Ae Seyssel ou du Val-de-Travers {Art. 116), réduite en poudre par une demi-calcinatfon,

POmïïS Bi HIBBI. iêÊê

et de mastic ou goudron wménà d* BasÉtum ou é» idnaïui. C«» - mnÉièiis teMnt tfMiposèaSy psoi tes chap^ess d'we partie cto siààt dt^ lifièrt pftSié k li clai» et de iNii pttities de malièrts atphaltifaiBiy eft pour 1m tiaÉtMn> d» tnm pwti«t dt poosrdemx dte sablé. ^

Ikttis le bijnme ci lélictitn, F«ik*«pna«ur ^ovltfa les ntiUrts qa^exif «m 1» ploi des vieux enduits.

Les ekapc» wrenl 9^Jèî^ dTéptiss^bv tl toe trettoin 0»,OAiw

86S*.P6i>ts: d^Ainterlttz, de» InvaKdes et de rAlmo, h Ptoift.

1* ite^ tfàutteriUz» Os- a renpiacé tes tneitm «Rsasx-ei foits ptr éee ^raAtes en nagnBtne, mais e« a esasetvé lus anâenoM» pilee;» en les aUsogeasit 4e manièM I psrltr la Isi^fiflw 4es arebes k il nkMre» estrt ha tètes. G« cpi saii cet exirail en cafaior des citarges (os a sapprimé ca <|» ne seiail que la répétitian de ea fai a ééjk éU A an maiérai peécMaai).

Ii68 pihs seroat aHongéea k eha(|aa eitiénit^ da nanière k yaaTodr recsrraif ftra»* ekement de» arches ; elles sefaat tesminéce par éts «lant et amère-lMes cinnlaim de i*^ de nyc«« ies aNoagement» seraat ètaMis sv les empateiDeats des piles.

L'épaisseur actuelle 8 mètres des tuUet sera postée k 13 «èirss ; la naçesierie^ de ■Mulàr» et ciiaealy repasera sur sa grillage asaleaa par des pieax de & ikètses. de lengaauf ^ esfiaeés de 1 nètre d'oze ea axe.

i*ee?ertiwe de chaenaa des 5 arehes est dlST'JIO, et ta ièdu tanera eatre le f /• et las iêfeè de reivrertsve. Les aaissaaces seront placée» à 5*y4d au-dessus de Fétiaga.

CHa^ae arche sera fermée dCaaa toâte en maçenaieria d» nealière et ciaMit da Ifaaay de l'^yâO d'épaisseur uniforme, terminée swc tètas par um apK^^i^ ^ pionra de tsstte de Bourgogne ayant l'",20 à la clef, â nètrea aux aaiwaBccs et i laèlre de faaue laejeBne*

Ces tètev de 69 maustaiv» de e«^ ca dootlle, ferant saiDis de 0^,05 s v les para^ méats des tympans, ef seront h joints reienillé& da drjûb de largevr et 0^,05 de piofaideur. £n deawlle, le» assises de maaiière aBàttèa apparentes se raceorderent atae las «wssain de t(ie.

Les tympmns seront en pierre de taille de Yergekt. A l'iatériear, les maçemems aarsot é^idéee aa mayen de YoAlea longitudinates ayaBlO",5d d'épaisseor aaifbnna h la elef, 0-,aO de pieds-dreits et 0^^,90 à rintériew. il y awa ainsi 6 Tafttes, do«l 4 sans la dianssée et mne sens cfaacpie trottair.

Tontes les nkafonneries des arehes seront #eeoaiertes d'âne tkape en eiaient de O»»08 d'épaisseur, ainsi fie ka parois Terticalea des gsleries nénagèss pour le aarviee des eaux. Il sera fait un enduit bitumineux de Q^fiî^ d^épaissear dans tentes les pwtiss destinées à recevoir des eanx.

Les cimires paar la reecnstraetioa se eomposerent da 8 fermes égalenent espacées de â"',10. Chaque ferme reposera sur des paléca formées de deux coar» de pieiti fanndlés et sur les retraites des maçonneries éta^ pile»; ees fennes seront eeapësées de eonlre-iefaes de 9^^ sur 0^,91^ révnies par des eenrs de meises hm'isoaftales M 4^,3Dde liantenr sar 0",âO. Les fermes seront reliée» entre ^les par 20 pièces horisa»taies de 0°,30 sur 0"»,20.

Les cottchis saront an mois s iy*,90 d'épeissenr; ils seront parfhiiteniant dressés, et présenteront une surface cylindrique rôgnÛère* €es eanchia seraat reeonTerts, dan» la partie faite en mealiére, d'une seconde rangée de canebis de e",06 d'épaissenr, da manière qne la deaelle seit de 0",l)ft en retraite sar les lâles en inerra da taïUe.

Le décintrement s*'epércra an moyen de boiles res^tlias de sakle.

La péein^ de tmttk dure sera de la qualité dite da roehe; elle pronendra : I* des carrières de Pierrechèvre, près Châtilion-aar-Seine (banc fti») ;*» de» «arrières de La-

\ersine.

Les pierres de taitle tendres seront de Tergcîet ou de Saînt-Leu.

Il ne penrra être employé qne.de la chaax hydrauliqne artiftcielte des llaa!iB««8x.

i« liétan durci svaat son esiploî sers raielé.

La ciment pawr enduit de pareiaents tus pravieaèra de Yasser. Le ciment de PoniU^; portant la marque X4icorffazVe et ilfanit'on pourra ôtre employé pour maçonnerie.

2* Pont des Invalides, remplaçant Tancien pont suspendu.

Le pont sera formé de 4 arches ayant, celles de rives 3l",90 d'ouverture sur 3»,40 de flèche, et les deux du milieu 31»,63 d'ouverture sur 4-,a0 de flèche ; de telle sorte que les naissances étant à 5-,i0 au-dessus de l'étiage, c'est-k-dire à la cote 71",50 du nivellement général de Paris, les clefs des arches seront établies suivant deux lignes inclinées k 0",022 par mètre.

Les voûtes, de 14 mètres de longueur, auront l",aO à la clef et leur épaisseur ira en augmentant jusqu'aux naissances, où elle sera de l-jSO. Elles seront recouvertes d'une chape en ciment de 0",03 d'épaisseur, dans laquelle seront engagés des tuyaux pour dégorger les eaux qui pourraient s'infiltrer à travers la chaussée.

On fera servir les deux anciennes piles. La pile neuve sera fondée sur six rangées de pieux espacés de 1",20 d'axe en- axe. Deux autres piles les entoureront à la distance de 4 ",50 et formeront crèche. Les interstices laissés entre les pieux seront remplis d'enrochements, depuis 4'»,50 jusqu'à 2 mètres au-dessous de l'étiage ; au-dessus sera un massif de béton de 1 mètre. Les pieux, recepés à la même hauteur, seront surmontés de chapeaux et de longrines ayant ensemble 0",38 d'épaisseur. Sur ce plancher s'appuieront les maçonneries, qui présenteront un double socle, le l** de 6 mètres de largeur, le second de 5'»,50 s'élevant k 0'",08 au-dessus de l'étiage; k partir de ce point sera la pile ayant 5 mètres k sa base et 4",55 au sommet.

A partir de chaque extrémité du pont, la chaussée aura une rampe de 0",022 par mètre jusqu'au somiçet de la 2» arche, et se raccordera par un arc de parabole avec le sommet de la 3« arche. Le profil en travers présentera une chaussée de 8 mètres de largeur courbée au 80», ayant 0",35 d'épaisseur au sommet, 0'»,25 sur les côtés, et bordée de deux trottoirs de 3 mètres de largeur, faisant saillie de 0",17 sur la chaussée et ayant une pente en travers de 0",03 par mètre.

Les cintres seront ceux du pont d'Austerlitz.

3» Pont de VAlma. Le pont est composé de 3 arches : celles de rives ayan^t 38'»,50 d'ouverture sur 7",90 de flèche, et celle du milieu 43 mètres sur 8-,60 de flèche.

La forme des arcs est une ellipse. Le corps des voûtes a 1»,50 k la clef et va en s'élargissant jusqu'à 2 mètres k son intersection avec le plan formant le dessus des piles. Les têtes du pont sont allégées par des voussures engendrées par une ligné s'appuyant sur un arc de cercle tangent k l'ellipse au sommet (cet arc ayant, pour les arches de rives, 38-,88 de corde sur 3«,888 de flèche; pour l'arche du milieu, 43»,88 de corde sur 4'",80 de flèche), et sur la ligne formant l'intersection du cylindre elliptique de douelle et du plan vertical passant à zéro au sommet, et k 2" ,50 en arrière des têtes aux naissances. Cette ligne génératrice reste toujours dans un plan normal k la douelle. Au-dessus de la voussure, la tête du pont a 1",30 au sommet et 2 mètres aux naissances. La largeur entre les têtes est de 20'",60.

Les divers travaux ont été exécutés de la manière suivante :

Les piles et les culéesy le parement en pierre de taille et mortier de ciment, l'intérieur en maçonnerie de moellons bruts et mortier de ciment;

Les cordons des piles et culées, ainsi que les têtes des voûtes et les voussoirs, en maçonnerie de pierre de taille de Bourgogne et d'Euville (Lorraine), sans que les deux natures de pierre aient été mélangées sur la même tête, et le tout fiché en mortier de ciment;

Les tympans, les parements en pierre de taille de Vergelet, l'intérieur, en maçonnerie de moellons bruts et mortier hydraulique ;

La corniche et les dés du parapet, en pierre d'Euville et de Sauvigny ;

Les voûtes, en maçonnerie de meulière de la haute Seine et mortier de ciment, la douelle étant en meulière piquée de Buch formant appareil avec les têtes ;

Les chapes sont en mortier de ciment ; les voûtes des galeries sous les trottoirs sont en briques et ciment; elles ont 0",11 d'épaisseur.

869. Projet de démolition et de reconstruction du pont au Change, de rectification de V alignement d'une partie du mur du quai de V Horloge et des murs des quais Desaix et de Gèvres. Ingénieurs, MM. de Lagallisserie et Vaudrey ; constructeurs, MM. Gariel et Garnuchot. ( Voir Art de construire, n' 451, pour la reconstruction du pont Louis-Philippe.)

PONTS Ex\ PIERRE. 1607

Page 1