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M6. Ditison des canma. Un canal construit latéralenient à «ne rivière, que la pente, les sinuosités du lit et le régime des eaux^ne permettent pas de rendre économiquement navigable, prend la nom de canal latéral. Un canal destiné k établir une communication entre deux cowrs d*eau navigable est appelé canal à point de 'partage.
GftNAL LATAkAI..
987. Tracé, Un canal latéral a sa pente dans le même sema <|ue le cours d'eau qu'il longe, et il suit constamment la même vallée. Sa position doit être choisie telle, qu'il conserve l'eau nécessaire b la navigation, que le cours de la rivière ne puisse pas le dégrader,, et que ks dépenses en acquisitions de terrains et en travaux so^ieint les moindres possibles.
Lorsque le sol de la vallée est de gravier plus ou moins pur, comme cela arrive souvent, ce sol étant très-perméable, on doit tâcher de placer le canal sur un sol végétal, en se rapprochant des coteaux; il est évident qu'on doit chercher à Tadosser à celui des coteaux qui est le moins abcupte, le moins couvert d'habitations^ celui dont le sol est le moins perméable et le plus facile à. travailler. Il faut éviter de faire passer un canal d'une rive sur l'autre, cette disposition entraînant dans des inconvénients pour la navigation et des dépenses conksidéirables de coBstruction.
Lorsqu'on établit un canal sur un sol graveleux couvert d'une couche de terre végétale, il faut avoir soin de ne pas enlever toute cette dernière, qui est plus ou moins imperméable; on fait des emprunts de part et d'autre de l'emplacement du canal pour établir les digues» tu ayant soin de placer les terres dans les parties en contact avec Teau, et le gravier derrière ces terres.
La quantité d'eau dépensée dans un canal devant être la plus lûhle possible, il faut éviter de donner écoulement à l'eau (16&). Aussi dott-on composer le canal de parties horizontales placées Tune à. la siute de l'autre, à des étages différents, afin de racheter la pente du terrain, et d'éviter les grands travaux de construction en se rapprochant le plus possible de la surface du sol. On maintient Teau à un niveau eonireBAhJe
dans cesi di£féfif nte» p«jrtim du canal à ïmée de poHca d'édases» et, afin de dépenser le moins d'eau possible au passage d'nn bateau d'uA
bief dans un autre, on place dans le bief inféne«r une seconde porte d*écluse, éloignée de la prenaière d'une distance au moins égale à la longueur du bateau. La partie de canal ainsi comprise entre deux portes prend le non> de sas. £n ouif»rant la perte d'amont, le niveau de Fea» s'établit dans, le sas et le bief supérienr, et permet de faire passer «n bateau de ee bief dans le sas; ouvrant ensuite la porte d'aval après avoir fermé celle d'amont, l'eau dans le sas descend jusqu'au niveav du bief d'aval, et alors le bateau passe dans ce bief.
Pour faire passer un bateau d'un bief dans le bief supérieur^ en precède de la même manière, mais en commençant d'abord par euiirir la porte d'aval.
Comme il est impossible d'ouvrir les portes tant qu'il existe une différence de charge considérable sur leurs deux faces, on établit au bas de chacune d'elles une petite vanne, appelée ventelle, qui permet d'établir le niveau de l'eau sur les deux faces de la porte avant de l'ouvrir. La queue delà ventelle s'élève jusqu'au haut de la porte, de manière qu'on puisse lui communiquer le mouvement à l'aide d'un cric^ d'une vis, ou d'un levier simple; on est revenu à ce dernier moyen, qui demande moins de temps pour la manœuvre que le cric, qui est ordinairement employé, et surtout que la vis, qu'on a à peu près abandonnée (9i9&).
Lorsque le canal est placé sur un sol dont la pente est à peu près uniforme» comme cela a lieu dans une vallée, en donnant aux écluses une forte chute, on serait conduit à des dépenses considérables pour creuser l'amont de chaque bief et remblayer l'aval. Quand le canal latéral est adossé à un coteau d'une pente douce, il faut, autant que possible, se placer de manière que les déblais de la cunette compensent les> remblais des digues, et donner aux écluses la chute la plus convenable, de g^jSO à 3 mètres.
988. Section transversale. La largeur du fond d'un eanal se fait à peu près égale au double de celle des bateaux qui le fréquentent; ainsi» selon que les écluses ont B",2Û à 6'",ôû d'ouverture, la largeur du plafond se fait de 10 à i% mètres. A.u pont-canal de Saint-Florentin» sur l'Armance, formé de cinq arches de ^'",80 de largeur chaeune, la largeur est de lO^jlO, savoir : 2I",45 pour chaque banquette et 6r,20' pour le canal ; cette dernière dimension est celle des écluses et tNiffiit au passage des bateaux.
La profondeur d'eau est de 1",50 pour plusieurs canaux, et elle eat de i'^fi^ à % mètres pour d'autres; dans tous les cas« cette projfondeur doit être en rapport avec le tirant d'eau des bateaux <|ui fréquentent le canal.
Les talus intérieurs sont ordinairement à 1 et 1/2 de base pour A de hauteur, et, afin que le batillage de l'eau ne les dégrade pas, le plus eou^ vent ont établit sur chacun d'eux, au niveau de l'eau, une petite rùàtrme de 0",215 à O^jSO, sur laquelle on plante des glaïeuls.
Les chemins de halage ont de 3 k 6 mètres de largeur, selon la nat«»
iS06 SIXIÈME PARTIE.
du sol sur lequel ils sont établis et Timportaiice des trains halés. Ils sont ordinairement placés à 0",50 au-dessus du niveau de Teau et quelquefois à O^jîb ou 4 mètre.
080. Alimentation. Ordinairement l'alimentation d'un canal latéral n'offre aucune difficulté; la prise d'eau se fait dans la rivière qu'il longe, et les ruisseaux tributaires de la rivière réparent de distance en distance les pertes dues aux infiltrations et à l'évaporation. On a cependant quelquefois éprouvé des difficultés; ainsi le canal du Rhône au Rhin, quoique alimenté par une rigole navigable prenant 20 mètres cubes d'eau par seconde dans le Rhin, n*a pendant longtemps offert qu'une navigation incommode. Cela tient à ce que le canal est creusé sur un sol de gros gravier très-perméable ; mais comme on introduit une eau boueuse, les pertes de la rigole ont diminué de jour en jour.