RESISTANCE AU M0UVEHE5T DES WAGONS
652. Siésistance due au frottement des e$êienx, La résistance que ce frottement oppose directement à la marebe d'un wagon est exprimée par
R,=/pl (640)
^1 résistance que le frottement des essieux oppose directement k la traction qui sollicite le wagon;
^ pression des fusées sur les bottes;
f=sO,^ coefficient du frottement des essi«ux dans lemrs battes k l'état erdiiaire; dans des circonstances exceptianufilLea^ avec ua graissage continu parfait, /est descendu jusqu'à 0,017 (n» 59) ;
d diamètre des fusées des essieux ;
^ diamètre des roues;
d Le rapport -- était de 1/20 pour les anciens wagons; aujourd'hui il s'élève k 1/14 ou
1/12 pour les wagons de service et les voitures pour voyageurs (624) ;
655. Résistance due au frottement qui s'exerce jiu pourtour des roues» Cette résistance étant représentée par R„ on a
R,=/(PH.p). (640)"
P poids qui repose sur les roues; p poids des roues et essieux ; (P+p) poids total du wagon (623);
f — 0,001 environ coefficient du frottement de roulement des roues de 0"",90 de diamètre sur les rails (56, 627, 641).
654. Résistance que l'air oppose au mouvement des wagons. Des expériences faites à Brest par M. Thibault, lieutenant de vaisseau, il résulte que la résistance de Fair contre la base d'un prisme droit k base carrée, dont les arêtes latérales sont placées dans la direction du mouvement, est exprimée par
R3 = e£AV^ (a)
R3 résistance que l'air oppose au mouvement du prisme, en kilogrammes ;
6 = 0,0625 coefficient constant ;
e coefficient qui dépend du rapport de la longueur du prisme au côté de sa base : Si la longueur du prisme est égale à trois fois le côté de la base. e=l,10
Si elle lui est égale, c'est-k-dire si le solide est un cube e = l,17
Si elle est beaucoup plus petite (plaque mince) £=1,43
A base du prisme en mètres carrés;
V vitesse du prisme par rapport à l'air, en mètres par seconde.
Des expériences de M. Thibault, il résulte aussi qu'en plaçant deux surfaces carrées, se masquant exactement, l'une derrière l'autre, la résistance de l'air contre la féconde surface est nulle quand celle-ci n'est séparée de la première que d'un très-petit espace, et qu'elle est les 7/10 de celle contre la première quand l'écartement est égal au côté de la surface. Si la seconde surface avapt une section plus grande que la première, on pourrait calculer la résistance de l'air en remarquant qu'une partie de cette suface est frappée directement par l'air, et que l'autre portion est masquée par la première comme dans le cas précédent.
Des expériences de M. Thibault, il résulte encore que pour une surface A, faisant un angle a avec la direction du mouvement, la résistance de l'air est égale à celle qui aurait lieu contre la projection A sina de la surface A sur un plan perpendiculaire à la direction du mouvement.
M. de Pambour, en appliquant les résultats de M. Thibault et ceux obtenus antérieurement par Dubuat à la résistance que l'air oppose au mouvement des convois sur les chemins de fer, est arrivé aux résultats suivants :