‹ Formules, tables et renseignements usuelsChapitre 103 sur 296 · T„= PH · texte numérisé non relu

T„= PH

T„ travail moteur transmis à la tige du piston ;

P poids do l'eau élevée;

H hauteur à laquelle on lilève l'eau au-dessus du puisard;

PB effet utile produit.

Dans i;i pratique, l'effet utile est diminué par le frottemei ïiiture du piston contre les parois du corps de pompe, pa tige du piston dans le stufBng-bos (61), et par celui de l'eai parois des tuyaux et du corps de pompe; il est diminué ( poids et le frottement des soupapes, par les variations i et de vitesse que subit l'eau dans son parcours, et par la conserve l'eau à sa sortie du tuyau d'ascension. Avec des i

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proportionnées, on peut obtenir PH = de 0,75 à 0,85 T^; mais il convient de ne compter que sur 0,75 T^ et même moins.

Pour des pompes bien construites et en très bon état d'entretien, le volume d'eau élevé est égal à celui engendré par le piston, diminué de 0,03 à 0,04 ; mais, pour les pompes ordinaires, ce déchet va à 0,1 , même à 0,2. Des pompes, au lieu d'élever un volume d'eau moindre que celui engendré par le piston , ont donné un débit plus grand; cela tient à ce que l'eau en mouvement continue encore sa marche après l'arrivée du piston à la fin de sa course; ce qui ne peut avoir lieu qu'autant que la vitesse est grande, circonstance qu'il faut éviter.

Des expériences faites au Conservatoire des arts et métiers sur des pompes à incendie de trois constructeurs, Letestu, Flaud et Perrin, ont donné en moyenne 0,910 pour le rapport du volume engendré par les pistons à celui de Veau élevée, et 0,207 pour le rendement en effet utile quand Teau est élevée à des hauteurs de 3 à 5 mètres, et 0,358 quand elle est projetée avec la lance.

D'autres expériences faites au Conservatoire sur des pompes d'épuisement des constructeurs Delpech, Denizot, Letestu et Nillus, ont donné en moyenne 0,932 pour le rapport des volumes, et 0,562 pour le rendement. Ce rendement est descendu à 0,500 et s'est élevé jusqu'à 0,690.

Pour les pompes employées à élever les eaux dans les villes» et qui sont en général à double effet, le rapport des volumes atteint 0,90 à 0,95, et l'on peut compter sur un rendement de 0,70 à 0,75.

Pour les épuisements de mines, on a quelquefois à élever l'eau à des hauteurs considérables. On peut le faire d'un seul jet quand on a recours à un piston régulateur, ou à tout autre moyen, pour éviter les changements brusques de vitesse et de direction, et par suite les chocs des clapets sur leur siège. C'est ce qu'on a lait à Huelgoat et à Illsang pour les hauteurs respectives de 2:i0 et 356 mètres (314). Mais comme avec les dispositions ordinaires les clapets durent peu, il convient qu'une même pompe n'élève l'eau qu'à une hauteur de 30 à 60 mètres, et d'avoir recours, pour des hauteurs plus considérables, à plusieurs pompes étagées sur la profondeur du puits.

Pour les pompes mues à bras d'homme, la course du piston est de 0"^,30 environ; pour celles mues par des machines, elle est ordinairement de 1 mèlre à 1~,20, quelquefois elle va à 2 mètres, et à Huelgoat elle est de 2",30.

La vitesse du piston d'une pompe marchant régulièrement atteint rarement 0",30; à Huelgoat (Finistère) elle va cependant à 0~,42; mais il convient qu'elle soit comprise entre les limite^ 0"*,16 et 0"*,24.

Pour l'épuisement des mines de plomb du Bleyberg, on a établi deux machines, système Cornouailles, d'une puissance qui dépasse tout ce qui avait été fait, même en Angleterre.

Le piston à vapeur de chaque machine a 2",67 de diamètre et lUie course de 3",66.

Les pistons des pompes ont le même diamètre que ceux à vapeur, mais seulement 2",86 de course. Avec ces dimensions, on a dû employer les

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