‹ Formules, tables et renseignements usuelsChapitre 80 sur 296 · O'.IO · texte numérisé non relu

O'.IO

isi de suite.

du puisage eal de

cenlime paf seau.

ervice public de Paris. Actuellement, le service privé dispose de liêtre? cubes par jour Ip. 238) et les services publics el la grande ! formeol un tolal de 473000 mètres cubes, qui sont puisés aui livants :

:ïennes dMTBlîons et puits artésieaa 9000 m. c. par jour.

luI de roui'cq (1) 134000 —

.,, . . ( Seine 340000 —

nea élé«lo.re.. . . j j,^^^^ 90000 -

Total 473000 m. c.

ajoutant les eam de source HSm» —

obtient le cube total de filSOOO m. c. (p. 337)

ail plus de 325 millions de métros cubts par au.

-enfnrme en outre 30 000 puils fournissant une eau séi^nîteuse

ntdii sulfate de chaux), marquant jusqu'à 300° bydrotiniétriqucB.

être rejelée pour ralimenlatinn.

rande partie de la masse ri'eau qi>e nous venons de dénombrer

it sa distribution, reçue dnns des bassins disséminés sur les

ulmînanls, et dont les principaux sont indiqués dans le tableau

'apadti de quelques risermirs :

mi'is ou de Montrciuge Irecevant les caui do la Vanne) 30,ï000°"

lontanl (rccovanl les eaux de la Dhuis) 100000

s-Chaumonl K8l)0

Sou (3 bassins découverls) 3800

or (i bassins) 7000

bassins) 5800

-ard (ï bassins) 8900

;au 10000

l" nn bassin inférieur reposant sur le sol, 11300"'; 2- un bas- Srirur superposé au premier, el qui est recouvert d'une voûte liSim"; 3" un bassin inférieur, 10000—; 4- un bassin découvert se au prénédent. 5700'"; 5° un bassin de riserve, ri;p05anl sur 1 découverl, 3y00""- 37100

usines de l'isle les-MHdenses e( do Trilbardou (Seine-el-Mame) puisent l'eau ïriie pour la verser ensuite dans le canal de l'Ourcq (230).

DISTniHtlTIONS DEitU.

D« Cbaronne

De Villejuif

De Crénelle

De Montmartre (1" co[n|iartimi>n1)

— (3* comparlimenl)

Du ïimeliÈre de Psssy

De Gentilly [■£ companimeuls)

Des bassins tels que ceux dti Panthéon et de Passy, aliment' de Seine, sont curés régitlièrenifinl tous les trois mois.

Les nous'e;inx réservoirs de Montmartre, aciievôs en 1889 (1 1res cubes), élèvent l'eau à la cote 7->; une partie provient de l'autre de la Seine fà Bercy). Ces résen'oirs ont coûté 1 mitl 970000 francs pour les terras^^ements et les maçonneries.

248. Répartition de l'eau à Paris. Le projet complot de l'alir de Paris comprendra, lorsqu'il sera terminé, une double cana un service public el un service privé. Elle fonctionne déjà grand nombre de quartiers. Cette double canalisation a deux afl distinctes : l'une, l'alimentation de la Ville avec les eaux du rOurcq et celles de la Seine; l'autre, l'alimenfation en eau d 1,'oulillage hydraulique de la capitale se compose de quator élévatoires, munies de vingt-neuf machines à vapeur el de dix leurs hydriiuliques, représentant une force de 4 350 chevai quini;e réservoirs en maçonnerie (247) formant un cube de 6000 cubes environ (<).

C'est à l'ingénieur Belgrand que l'on doit l'idée de la double tion cl la division du service des eaux en trois sections : le bas s service moyen et le haut service, suivant l'altitude des poiji servir.

Aussi bi«n pour le service privé que pour le service publii été divisé en quatorze zones étagées. Chacune d'elles reçoit une seule ascension, et la quatrième par marhines de relui. I voies, auxquels aboutissent les tuyaux de refoulement des élévatoires, sont réparti* aux quatre plans de niveau qui lin étages; ils son! le point de dépéirt des canalisations, el servent krisateurs indispensables entre l'alimentation qui est conti àislribution qui est intermittente. On leur a donné, en générî mensions considérables; le réservoir de Monisouris, qui reçoi: delà Vanne, aiteint une capacité de 303000 mètres cubes; il lares de superficie- La répartition enlre l'eau de la Vanne, qui dessert environ la Ville, et l'eau de la Dhuia, qui n'alimente que les quartier: été commandée par l'incgalilé di'S cotes auxquelles les dérival veat à Paris (cote 80 et cote 108); le service public est alimi

(1) On pourra consuller, dans les Annales des pnnts et chaitssges {(é\ une nolice sur les travaux ie construction d'usines éiéviiloirea el de réseï euiësdo 1880 à iM89, pour améliorer l' ni imeutalion d'eau de Paris, par M. ingénieur en chef.

PRBAIIËRE PARTIE.

ics basses par les eaux de l'Ourcq, dans la région moyenne înpar l'eau rte Seine, dons la n'^gion moyenne snpériuuro iH la îxirêmi; (l'ole 12:i) par l'eau de Marne. Le point culminant de la onrmarlrfl est toutefois desservi, pour tous les usages indis- :'nl, pac un petit l'éscrvoii- epéiiiul (cote 135,65) qui ri'<;oit les

le centre de Paris, c'est-à-dire dans les quartiers bas, sur lus ^es de la Seine, le service public et industriel se fuit au moyen X du eanal de l'Ourcq. En outre, l'eau de la Vanne est distribuée ucubles construits sur des terrains doni la cote ne dépasse pas es. Celle distribiition forme le bas smrice. les quariiers situés îi nnc aitiludo moyenne, c'esl-à-dire entre mètres, le service se fait pai" l'eau do Seine, qui fournit trois de réservoirs situés au sud, à l'est et à l'ouest de Paris, tservoirs sont desservis par des usines étévatoircs, réparti^ sur : rives de la Seine. En plus, ces quartiers sont alimentés en eau :e de la Vanne, fournie par le réservoir de Montsouris. Tel est :e moyen qui comprend les XVlli*, XIX* et XX* arrondissements irties hautes des VI 11-, IX^ X*,Xi*,XVl'etXVIl' arrondissement?. les quartiers hants, situés au nord-est de Paris, comprenant e, Montmartre et Ménilmontant, on a installé im haul service lit par l'eau de la Marne, au moyeu de l'usine de Saint-Maur, posant de huit machines hydrauliques et de trois machines à )t constituant ensemble une force de 1 200 chevaux-vapeur, l.cs de Saint-Maur peuvent élever 80000 mètres cubes d'eau en latre heures. Le ijt est affeclé au service du lac de Gravellc, bois de Vincennes. Les autres 9/6 alimentent les bassins infê- B Ménilmontant, situés au-dessous du réservoir des i-aux de la

hors de ces services, les eaux de source de la Dhuis alimentent s des collines du nord de Paris, au moyen d'usines élévatoires t l'eau de la Dhuis dans des réservoirs installés aux sommels .es. Quant aux sommets, ils reçoivent la même eau de source sn d'usines (jui l'clèvent dans les réservoirs installés sur ces s.

e paru nne usine élévatoire est affectée au service en eau de i sur le plaleau de Plaisance, et des pompe.s, établies boulevard llette, élèvent l'eau de la Vanne dans le réservoir inférieur de ;, à Ménilmontant. De cette manière on peut répartir, suivant nstances, les eaux provenant des deux canalisations de la Vanne Dhuis entre les divers quartiers de Paris.

nalisation n'avait, en 1854, qu'un développement de 3i kiloaujourd'hui elle a dépassé 2000 kilomètres; le diamètre des con- |ui mesurait au maximum 0",CO, s'élève aclucllenient jusqu'à ne s'abaisse que très exception nellenient au-dessous de O^ttO. canalisation dessert 83 000 branchemenls dont 17O00 alimentent reils de la rue, et 66 000 font le service des immeubles.

Les appareils qui roncLionnenl sur la voie publique sont de cat diverses; ils ont pour objel :

Le lavage des ruia»e;iUK (6 500 bouches); L'arroaenient des voies et plantations (150O bouches pour l'a k la lance et 2iO appareils de grand débit servant au remplis» tonneaux);

L'assainissement dos urinoirs (3500 effets d'eau); L'assainissement des égoula (n.binets spéciaux en nombre c rallie à l'étude, dont iOO sont di-jà établis);

Les secours contre l'imiendie (bouches de 0",10 de diamètre, f sant en moyenne 1200 litres par minute, dont il existe actur SOOO environ);

L'aliuientatioD du publio non abonné (service des fontaines lives, ca>cades, bassins, etc., au nombre de 82),

249.- Eaa de l'Ourcq. Le canal de i'Ourcq fut construit de 1819 Ses eaux contribuent à l'alimentaiion de Haiic, ou plus exacliT service d'assaini.-semenl de la ville. Elles arrivent à la Villette i bassin à ciel ouvert de 500000 mèlres cubes. La cote rt'arrivéi 52 mètres (au-dessus du niveau moyen de la mer). Du bassin iti letle, ces eaux s'écoulent dans liiqueiluc de Ceinture, qui ab réservoir de Monceaux, dont la capacité est de 10 0(10 mètres ci En divers points de l'aqueduc de Ceinture sont branchées de conduites en fonte quidescendentvers la Seine et franchissent 1< en se n-levant sur te versant sud de Paris, il une cote un peu que celle du point de départ L'eau tirrive ain^i dans divers rési le réservoir Suint-Victor (7 000 met. cubes), le réservoir Racine (Si cubes), le réservoir Vaugirard (H 900 met. cubes).

Paris peut recevoir du caniil de I'Ourcq un cube de ISiOOC cubes d'eau par jour, pour tous les points dont la cote de hat inférii-ure à la cote 52 mèlres et sans aucune force mécanique. Pour divers quartiers de Paris, la cote de hauteur, y compris la des maisons, est de 80 mèlres. Ces points ne peuvent donc pas i servis par l'eau de I'Ourcq. U'ailleurs, celle eau n'est point pota peut servir que pour les services publii's.

360. San de Hame. Les eaux du la Marne de Trilbardou et d Heldeuses sont déversées dans le canal de I'Ourcq et participen l'alimentation du bassin de la Villetre et de l'aqueduc de Ceint deux établissements de Trilbardou et de l'Isle-les-Meldeuses o enviroD un million.

k la prise d'eau de la Uarne, située à Saint-Maur, l'eau arriv dans la cour de l'usine par un canal d'amenée parallèle et c< celui qui sert à la navigation. Ce canal, de 0 mètres d'ouvertu presque entièrement percé en souterrain.

Les machines motrices de Saint-Maur consistent en six turbii quatre de L.-D. Girahl, de chacune tSO chevaux, et deux du FourneyroD.de chacune 100 chevaux. Des pompes refoulent 1 rectement dans le réservoir inférieur de Hénilmoulant, par des c

PREUIËBE PARTIE.

parcours de 80OO mètres. L'altitude du réservoir ne permettant . ses eaux d'atteindre les hauts quartiers de la ville, on a établi, ! point culminant de Belleville le réservoir dit du télégraphe, dicomme celui de Ménîlmontant, en deux élages. Dans l'étage eur on emmagasine une certaine quantité des eaux de la Marne, ns celui du haut une partie des eaux de la Dhuis parvient k iide de 13i",i0, c'est-à-dire à 26",aS plus haut qu'au premier réirs ce qui permet de desservir les points les plus élevés : Ménilant, Belleville et Montmartre. Celle ascension des eaux, d'un réir dans l'autre, est opérée par une macliine à vapeur de 15 chevaux, 3 au pied du réservoir de Ménilmontant.

robinet de partage, placé près du réservoir, permet i, la conduite int'Maur de donner, si les besoins du service l'exigent, un fort le d'eau au réservoir de Charonne, placé près de là. machines de Saint-Maur, dont l'établissement, y compris la vaonciëre et les bâtiments de l'usine, a coulé 7 millions, fournissent 15 000 mètres cubes d'eau au bois de. Vincennes, qui les reçoit rd dans le lac supérieur de Gravelle.

résumé, les 3 usines établies sur la Marne ont une p chevaux, depuis les travaux exécutés en 1880. , Les eanx de Seine puisées à Maison s- Al fort, et la moitié ci refoulées par les machines du quai d'Austerlitz, sont dirigées sur ;rvoir de Charonne, pour être ensuite réparties dans les quartiers delà rive droite,les XIX' et XX' arrondissements, et la partie haute ■ et XII'. Les deux machines de H ai son s- Al fort peuvent, marchant ible, donner un maximum de SOOO mettes; une seule ne donne 000 mètres.

uachîne de quarante chevaux de Port-à- l'Anglais et une de celles ai d'Austerlitz élèvent dans le réservoir de Gentilly l'eau de Seine éeauXlV'arrondissementet aux parties hautes des Xlll" et XV*. La ne de Port-à-l'Anglais peut donner jusqu'à 9 000 mètres. LU de Seine montée par les machines de Chaillot s'emmagasine e réservoir de Passy ; puis elle se répartit sur certains pointa hauts ris.

I alimente en outre les grands établissements publics, enfin une du hois de Boulogne, dont l'alimentation des 847 hectares est élée par le puits artésien de l'assy.

)uils de Passy, foré par M. Kind (de 18SS à iseij, a g86°',50 de projr au-dessous du sol, et 533", 3S au-dessous du niveau de la mer. }(lté 1300000 fr. Par suite d'un accident qui a paralysé la force lante qu'on était fondé à espérer, l'eau ne jaillit que d'environ re au-dessus du sol.

■u de Seine fournie par les machines d'Auteuil et de Neuilly est dans le réservoir de Passy; elle est exclusivement destinée à il et à Passy. L'eau de Seine aspirée par les machines de Saint-Ouen : aux réservoirs de Montmartre ; elle alimente Montmartre, la Cba- 9t une partie des Batignolles.

DISTRIBUTIONS d'eAU. 243

I L'insuffisance du volume d'eau fourni à l'agglomération parisienne, a nécessité, en 1879, les projets de l'ingénieur Humblot, mis bientôt à exécution et consistant à établir trois nouvelles usines à vapeur sur la Seine:

L'usine d'Ivry comprend 6 machines à vapeur de la force de 160 chevaux, et capables de distribuer à Paris 86 000 mètres cubes d'eau par jour.

L'usine de Bercy (quai de la Râpée) fournit 50 000 mètres cubes au pied de la butte Montmartre.

Enfin l'usine de Javel fournit encore 25 000 mètres cubes d'eau, qui renforcent la canalisation de TOurcq.

Au total, l'ensemble des pompes établies sur la Seine peut livrer par jour 240 000 mètres cubes d'eau.

La force totale développée par les sept usines établies sur Seine est de 2400 chevaux.

252. L'eau d'Arcueil provient des sources dites du Sud, captées dans la commune de Rungis, près Sceaux. Dans la traversée du vallon d'Arcueil, la galerie se transforme en un viaduc, de 25 arcades, qui côtoie les ruines d'un aqueduc dont la construction est due aux Romains.

Autrefois, l'eau d'Arcueil venait faire escale au bassin de l'Observatoire, pour se diriger ensuite sur celui de l'Estrapade; mais, depuis la suppression du premier de ces bassins, elle s'embranche directement sur une conduite d'eau de Seine qui alimente le plateau du Panthéon. Bien qu'évalué à 1 000 mètres cubes, le produit de cette eau est fort variable et atteint rarement ce cube maximum (page 228).

253. Le puits artésien de Grenelle forme un jet d'eau de Sd'^jTO d'élévation au-dessus du niveau du sol. Le forage, qui atteint 510 mètres au-dessous du niveau de la mer, et 547 mètres de profondeur totale, a duré 7 années (1834-1842); il est dû à M. Mulot, ingénieur-mécanicien. L'élégante colonne en fonte qui soutient la conduite verticale ascensionnelle a 42 mètres de hauteur.

Ce puits a coûté 363 000 fr. Son débit était primitivement de 900 mètres par 24 heures ; mais il est descendu à 600 et même 250 mètres depuis le forage du puits de Passy. Ses eaux sont déversées dans la canalisation de rOurcq. Leur température est de 30o.

En outre de ces deux puits, la Ville en fait établir deux autres, également intra muros; leur prix est évalué, pour les deux, à 2 millions de francs. Le premier, situé au lieu dit la Butte- aux-Gailles, atteindra probablement 850 mètres de profondeur; son tubage est de 1",20 de diamètre. Il puisera, comme sa profondeur l'indique, dans une nappe d'eau bien inférieure à celle des puits de Grenelle et de Passy (251).

Le deuxième puits, construit de 1866 à 1888^ place Hébert, à la Chapelle, va chercher la même nappe.

Il est profond de 719 mètres et sa température est de 34%50. Le creusement de ce puits a été fait au moyen d'une tête de sonde, d'un trépan en acier, broyant la roche par un mouvement alternatif; les débris de roche, réduits ainsi presque en poussière, ont été enlevés par

des pompes. Le poids total du tubage est de 400 000 kilogrammes; le| diamètre de la colonne centrale est de i'^^OO. L'eau du puits de la place Hébert sert à ralimeatalioa des lavoirs. Son débit est de ISOOO mètres cubes environ.

254. Dérivation de la Dhois. Les sources de la Dhuis se trouvent sur le territoire de la commune de Pargny, canton de Gondé (Aisne). Leurs eaux marquent 24 degrés à i'hydromètre, c'est-à-dire qu elles ne contiennent par liire que 24 centigrammes de carbonate de chaux, sans trace de sulfate; elles sont donc d'excellente qualité (236).

L'eau sort des argiles à meulières, à une température de iO degrés.

Les travaux d'adduction de la Dhuis ont été faits par l'ingénieur Belgrand (1864-1866). ils ont coûté 18 millions.

La Dhuis, petit cours d'eau qui se jette dans le Surmelin, affluent de la Marne, est entièrement dirigée sur Paris par une galerie qui traverse les déparlements de la Marne, de l'Aisne, de Seine-et-Marne, de Seioeet-Oise et de la Seine.

Ce développement de l'aqueduc ramifié se décompose comme suit :

/^ j •♦ lu < établie en tranchée i08253'»,83 ) .,oaa/î« t-

Conduite libre | ^^^^^.^ ^^ ^^^^^^.^^j,^ ^,^^ ^^^ ^ 118006-Jo

Conduite forcée ^en siphon) 16057 ,70

Longueur totale de la dérivation, non compris 35000 mètres pour Taqueduc affluent du Surmelin 134064'",45

Le volume d'eau amené par cet aqueduc est de 20000 mètres cubes par jour.

La pente par kilomètre est de 0'',55 pour la conduite forcée, qui a 1",10 de diamètre intérieur, et de 0~,I0 seulement pour la conduite libre. La pente totale de la dérivation est par suite de 20",63.

Les galeries secondaires en conduite libre sont de dimension et de formes variables, nécessitées par la nature des terrains qu elles traversent et par les positions qu'elles occupent.

La galerie principale offre deux sections, l'une et l'autre ovoïdes, différant seulement d'ampleur à cause de la quantité d'eau que chacune d'elles débite.

Le grand type, conforme au croquis {fig. 56), est en maçonnerie de Fig. 56. meulière brute et ciment romain, de

0~,20 d'épaisseur, y compris un enduit

â^^^\ [^ intérieur en ciment de 0™,02, avec ro-

wTjXX /^ caillage. Aux flancs de la voûte, la ma-

•^^^ Y^S' çonnerie est un peu renforcée, et la

il I o! \ \k; chape en ciment de 0",02 d'épaisseur

wj. iKio^,jjj,.o.?g l \^ s'étend sur les renflements. Le niveau

^i J A ^® ^ ®*^ ®^* ^ 0",30 au-dessous de la

^J\y j^ clef.

^'oT^^' Le type de petite section n'a dans

œuvre que 1",20 de diamètre au lieu de 1~,40, et i*,54 de hauteur intérieure au lieu de J'",76.

Sur une longueur d'environ 2 kilomètres en partant de l la galerie ovoMe est rempluc^e pur deux conduiles de mèm que les précHdenle.i, niRis drcnlRifs et de 1 mètre de diamA soDl accolées avec cummiini&ilion luténile de dislance en disf

A son arrivée au réservoir de Hénilrnonlanr, la conduite af une courte éléndue, un type spi'cial à banquettes, ayant i i tttrgeur aux naissances, et éclairé par des verres épais circul castrés dans la voûte.

Des regards espacés de 500 mètres sont élablis sur toute la de la cumlmie; ils sont construits en maçonnerie de me ulièr lier de ciment.

Il y a des regards aux exiri'mités d'amont et d'aval des ni tous les poïnis où la disposiiion de la cuvette varie, enfin ai bas des siphons où sont placés des rubinets-vannes,

Le radier de la cuvette des regards est à 0~,30 en conlre-ba dier di' l'iiqueduc.

Coiuluile Jorcée. Les siplmns sont formé» d'une seule coi tuyaux de Toute dont le diamètre est 1) = 0~,80 au delà du s Surmelin et I) =; 1 mèire en deçà. L'épaisseur E des tuyaux v Il charge :

Charge de 40 mètres et au-dessous .

Charge au-dessus de 40 mèlres. ■ .

>ur D = i ,00, li = 0 ,<

Tous les joints sont à embnlfement et cordon. La longueui iieau en plomb fondu est de O^.Oo pour les luyaux exposés à ui de 40 mèlres et au-dessus, et de 0",04 pour ceux exposés à un moLiidrc. Cet anneau e-t maté au refus.

On devait aussi employer d"8 tuyaux à bague; mais on y a I* poids de la bague était fixé à 30 kilog. pour les luyaux de diamètre, et à 62 kilog. pour ceux de I-'.IO, Pour faire les j ajuste les tuyaux bout à bout après avoir glissé le manchon d'eux; on laisse entre les bouts, pour la dilalalîon, un inte 0",00i, qu'on glaise pour empêcher le plomb d'y pénétrer; f ajuste te manchon sans te corder, on remplit le joint de pion et on le mate au refus.

Vénielles. Robvip/s. Vento-'sef. Anx extrémités de chaque forcée, est établie une cloison en tôle qui sépare cette condi conduite libre; dans cette cloL^on en tôle est placée une venu ouverte, donne passage à l'eau, et fermée, isole la conduite siphon.

Un robinet de décharge de 0",25, monté sur la tubulure i bas de chaque conduite, sert, au besoin, à la vider. L'écoute l'air, lorsque la conduite passe sur un pont, est favorisée, !-oit ventouse, soit par un petit robinet monté sur un mamelon tara porte un tuyau de la conduite.

Diversocrf. Soupape de décharge. Un déversoir accompagi

soupape de décharge est également placé en amont des parties de conduite en siphon ou en souterrain. On a fait coïncider remplacement de cet ouvrage avec celui d'un regard; on a choisi à cet effet le regard le plus voisin d'un ruisseau ou d'un ravin dans lequel on peut jeter les eaux de la décharge.

Tranchées, Le tracé des conduites est fait de telle sorte qu'en général la hauteur de déblai au-dessus des maçonneries de l'aqueduc ou de la fonte du tuyau soit de 1 mètre.

Le fond de la tranchée est ouvert suivant la forme extérieure dés maçonneries jusqu'au niveau du centre de l'aqueduc; au-dessus, les talus sont réglés avec fruit de 4/20.

On est entré en souterrain lorsque la profondeur de la tranchée atteint environ 7 mètres. Les fouilles en souterrain sont faites suivant le profil rigoureux de l'extérieur des maçonneries. Les puits étaient en général espacés de 200 mètres.

Les tranchées des conduites forcées ont des dimensions telles qu'il est facile d'y descendre et poser les tuyaux. Pour faciliter le matage des joints, des niches sont pratiquées au fond et de chaque côté de ces tranchées aux extrémités des tuyaux.

Conduite libre sur les ponts. Elle est formée de deux murs de têtes ayant ^"^,90 d'épaisseur au niveau supérieur de l'extrados des ponts et 0~,70 d'épaisseur en couronne non compris le cordon de 0™,45 de saillie, avec chanfrein.

Le parement extérieur de ces murs est vertical, le parement intérieur est circulaire raccordé verticalement au sommet.

Au delà du Surmelin, la hauteur des murs, y compris le cordon, est de 1~,25 au-dessus du niveau supérieur de l'extrados des voûtes; en deçà, cette hauteur est portée à 1"',40.

La largeur entre les parements verticaux est de 2",80 au delà du Surmelin et de 2",90 en deçà.

Les parements intérieurs de la conduite sont revêtus d'un enduit de ciment de 0™,02 d'épaisseur.

Une voûte couvre la conduite; elle est formée de deux briquettes superposées; elle a une flèche de 0™,27 et une épaisseur de 0",085, y compris une chape de 0°'502 d'épaisseur et un joint circulaire de 0",Oli.

Les murs de têtes servent de culées aux voûtes de couverture.

Conduite forcée sur un pont» Les ponts destinés à faire franchir un cours d'eau à la conduite forcée ont 2" ,70 de largeur entre les têtes, depuis les sources de la Dhuis jusqu'au siphon du Surmelin compris; entre ce siphon et Paris, cette largeur est portée à 4 mètres. Les murs de têtes s'élèvent au-dessus de l'extrados avec une épaisseur de 0"*,60, jusqu'à une hauteur de 2"',70 sous le cordon, rachetant une épaisseur de O^'jSO, pour une saillie de 0'",20 avec chanfrein. Entre les murs, la largeur est de 1",50 dans le premier cas et de 2",80 dans le second. Les murs supportent transversalement, de 2 mètres en 2 mètres, des fers à double T qui servent eux-mêmes à soutenir de petites voûtes en briquettes, de 2 mètres d'ouverture, et de 0™,20 de flèche, destinées à

SV>"' *^-sV .-

Fig. 57.

recouvrir la chambre du tuyau. Ces voûtes, formées de deux rangs de briquettes à plat avec du mortier de ciment, ont 0^,085 d'épaisseur, y compris une chape de 0",02 d'épaisseur et un joint circulaire de 0~,011 ; elles se raccordent avec le dessus des cordons en pierre de taille qui couronnent les murs de têtes du pont par un rocaillage placé sous la chape.

Le tuyau est maintenu à une hauteur de 0",50 à 0™,60 au-dessus de l'extrados et des maçonneries des reins des voûtes au moyen de supports en maçonnerie ou en fonte.

La dépense totale de la dérivation, pour la construction seule de la conduite, était prévue au projet pour une somme de 11 597207',56. Cette somme ne comprend ni les acquisitions de terrain, ni les dépenses de diverse nature afférentes aux travaux autres que ceux de la conduite proprement dite, entre autres ceux du réservoir de Ménilmontant et de la distribution des eaux dans la ville. 255. Réservoir de Ménilmontant, destiné à recevoir et distribuer

les eaux de la Dhuis. Les eaux de la Dhuis arrivent sur les hauteurs de Ménilmontant à la cote 107",85 au-dessus du niveau de la mer , et à 82"',61 au-dessus de Tétiage de la Seine au pont de la Tournelle. L*ensemble du réservoir qui reçoit ces eaux se compose en plan d'un demicercle de 188 mètres de diamètre intérieur,|et d'une partie rectangulaire qui a pour longueur le diamètre 188 mètres et pour largeur 42 mètres dans œuvre. Sa contenance est de 100000 mètres cubes. Le demi-cercle présente sa convexité au coteau, contre lequel il s'appuie à peu de distance de l'enceinte fortifiée. Comme le réservoir est en déblai contre des marnes vertes qui surmontent le terrain gypseux, sa forme présente plus de résistance à la poussée des terres, et elle contient la plus grande surface sous la plus petite enveloppe.

Sur une partie de ce réservoir on a enlevé les marnes vertes jusqu'au terrain solide, et dans l'excavation on a créé un réservoir inférieur d'environ 36000 mètres cubes de capacité, recevant les eaux de la Marne élevées par les machines de la dérivation de Saint-Maur (250). Ces eaux sont refoulées de la cote 28 mètres à la cote 108 mètres (du réservoir), au moyen de la roue-turbine Girard, établie à l'usine de Saint-Maur.

Où le réservoir inférieur n'existe pas, on s'est borné à prolonger les piliers de support du réservoir supérieur jusqu'au terrain solide, sans toucher aux marnes vertes qui les enveloppent.

Le réservoir supérieur est divisé en doux compartiments par un mur de séparation ab perpendiculaire au diamètre du demi-cercle et passant par son centre. Ce mur de séparation est percé, dans la partie rectangulaire du réservoir, à une hauteur de 0",50 au-dessus du radier, d'une ouverture qui peut être fermée à volonté par un robinetvanne.

Un deuxième mur cd sépare la partie demi-circulaire de la partie rectangulaire, et présente de même, vers chacune de ses extrémités, une ouverture dont le seuil est au niveau du radier.

LVau de la dérivation, arrivant dans une bâche e au sommet de la demi-circonférence de pourtour du réservoir, peut être jetée soit d'un côté, soit de l'autre du mur ab, c'est-à-dire soit dans Tun, soit dans l'autre des deux compartiments.

Généralement l'eau déversée dans le compartiment de droite A parcourt tout ce compartiment en passant par Touverture réservée à l'extrémité d du deuxième mur de .séparation, arrive dans la partie rectangulaire D du compartiment de gauche par le robinet- vanne destiné à mettre en communication les deux compartiments, et est distribuée par une bonde / placée à l'angle opposé de cette partie rectangulaire.

En cas de mise en chômage du compartiment de droite A, l'eau de la dérivation est jetée dans le compartiment de gauche B, et s'écoule par la même bonde après avoir traversé tout ce compartiment.

Dans le cas contraire où le compartiment de gauche ne peut être n)is en service, on ferme la communication des deux compartiments, et la distribution a lieu par la bonde g du compartiment de droite placée vers la base du réservoir dans Taugle du mur de séparation ab.

Les deux bondes de distribution / et g sont placées à 0",50 au-dessus du radier, de telle sorte que la tranche d'eau inférieure, sur 0",50 d'épaisseur, ne peut s'écouler de l'un quelconque des compartiments que par des boudes de décharge de fond /i, i, h' et i', placées près du centre du demi-cercle. Ces bondes permettent d'envoyer l'eau dans le réservoir iuférfeur, et la pente du radier est disposée de manière qu'elles puissent réaliser la vidange comptète du réservoir supérieur.

Le centre du demi-cercle est d'ailleurs occupé par une tour renfermant quatre escaliers correspondant à chacune des deux parties des deux compartiments.

Enfin la bâche d'arrivée de l'eau comporte une bonde de distribution directe mise en communication avec la conduite de départ / par un branchement k passant sous le radier du réservoir, et un orifice de trop-plein communiquant de la même manière par un branchement n avec les conduites de décharge m, m.

Quant au réservoir de la Marne, on peut écouler ses eaux dans la galerie d^égout qui contient les conduites de distribution.

Le trop-plein des deux réservoirs est limité à 5 mètres de hauteur au-dessus du fond, au moyen d'un tube vertical qui déverse les eaux dans régout de décharge.

DISTniEUTIONS D EitU.

Les piliers de fondation, d'une bniiteur totale variant de i".. au-dessous du radier, sont espaces de 6 mètres d'axe en nxe Irent d'environ 1 mèire de profondeur dans un terrain gy était recouveri d'une épiiisscur de 7 à 8 niëlres de marnes i piliers supportent, sur le sul de fondalion, une chiirge de S' par ccnlimètre rarré, quand le réservoir supérieur est reni[i la hniiteiir de 5 mètres.

La fondalion de ces piliers est en moellons et mortier de drauliqnc, et la partie en élévation est en meulière et cime verte d'un enduit. De leur snmm t, qui a l".iO de côté, pi voûtes d'arête en plein cintre de i-.bO d'ouverture et O^iiO d à la ricf. Ces vnùtes sont extradossées horizontalement et for. le radier du réservoir supérieur.

Des cliaines en fer carré de 0",0i de côfé, placées k 0-,70 i contre-bas du couronnement des murs de pourtour, passeni murs de pourtour et dans ceux de séparation et de refend, mieux n^Iier et consolider l'ensemble. Ces chaînes sont assf moyen de forts tirants encastrés de O-.TO dans la maçonneri

Les murs de pourtour, qui n'i'xcèdenl guère le sol des v ronnant's, sont en outre soutenus p:ir des talus en terre gaz< les masquent complètement. Ce.s murs de pourtour ont i'',4 seur en couronne^ leur parement extérieur tombe verticale les terres où ils servent d« murs de soulèjiemenl. Le paremen présente u« fruit de 1/5, et un solin de â mètres de rayon li avec le nidier; de plus encore on a donné de ce cOté, à la fom empalement de 0'°,2Q en avant du parement incliné au i/^.

Le mur de séparation ab a l^.SO d épaisseur au sommet, t un fruit de 1/10 sur chaque lace, qui se raccorde encore ave par un solin de 2 mètres de rayon,

Ces gros murs sont en maçonnerie de moellons durs à l'ii de meulière en parement surO~,:)0 d'épaisseur, avec morliei hydraulique composé de trois parties de sable pour une cbaux. Leurs parements intérieurs sont revêtus d'un enduit ( de ciment de O-.Oi d'épai^seur au sommet et de 0",03 vers 1(

Le mur de séparation ci a 1 mètre d'épaisseur au sommet de 1/20 sur chaque ftice, qi'un solin de 0", 30 de rayon raccoi radier. Il est construit en meulière et mnrtier de chaux hy avec endnit en ciment de 0",0I d'épaisseur, sur rocailbige.

En outre, des murs de refend, percés d'arcs, s'étendent ; des diliérentcs parties du réservoir, dans le but de raltachei de pourtour et de séparation, et de consolider l'ensemble do ture. Ces murs, en maçonnerie de meu'iëre et mortier corn; partie de ciment de Vassy pour trois parties de sable, son d'nn enduit de 0-,0' f"'^*- sans rocaillage.

Le radier du réservoir supérieur, de 0",iO d'épaisseur & 1 voùlesde fondation, est en maçonnerie de meulière et moi posé de cinq parties de sable et deux de chaux. 11 est revfit

duit de 0",03 d'épaisseur, et présente une pente de O^^jOOl par mètre convergeant au centre de la demi-circonférence. Les meulières sont placées en hérisson.

Le radier du réservoir inférieur est établi à peu près dans les mêmes conditions que le précédent, sauf qu'il repose directement sur le sol solide, au lieu d'être formé d'un ensemble de voûtes.

La couverture du réservoir supérieur est formée de voûtes d'arête composées de deux rangs de briquettes de Montereau, de O^'jO^S d'épaisseur, posées à plat, à joints croisés, avec mortier composé de parties égales de ciment de Vassy et de sable de rivière tamisé. L'épaisseur de ces voûtes est de 0°*,08, y compris la chape de 0"*,02, en même mortier que pour les voûtes elles-mêmes. Les vides des retombées sur les piliers sont remplis, jusqu'au niveau de l'extrados des voûtes, de béton maigre composé de dix parties de gros sable pour une partie de chaux. Le tout est surmonté d'une couche de gravier de 0™,10 sur laquelle repose une épaisseur de 0°',40 de terre gazonnée, retenue au pourtour par un petit mur en briques. Cette couche de terre maintient l'eau à une température constante, ni tiède ni froide.

L'ouverture des voûtes est de 5°',40, avec flèche de 0",60. Elles reposent sur des piliers en meulière et mortier de ciment, avec enduit de 0",01 d'épaisseur. Ces piliers, distants de 6 mètres d'axe en axe, correspondent aux pieds-droits des voûtes de fondation. Au nombre de plus de six cents, dont quatre cent quatre-vingt-huit isolés de tout mur, ces piliers sont montés sur le radier supérieur, préalablement garni de son enduit. Ils présentent à la base un léger solin de 0"*,30 de rayon; ils ont 0°*,60 de côté au sommet et 0"",75 à la naissance du solin; leur hauteur varie de 5"*,00 à S'^jlO, afin de ménager à la surface de la chape de la couverture la pente nécessaire pour l'écoulement des eaux pluviales, qu'un tuyau conduit dans le réservoir inférieur.

Dans les ouvrages destinés à contenir de l'eau, réservoirs ou citernes, il est très important d'avoir des surfaces lisses non susceptibles d'altération. Si les parois s'épaufrent, l'eau, si peu. chargée de matières étrangères qu'elle puisse être, dépose dans les cavités, et le nettoyage devient difficile quand le réservoir est mis en vidange : c'est pourquoi on a revêtu d'un enduit en ciment de Vassy toutes les parois du réservoir de Ménilmontant en contact avec l'eau.

Par sa très grande capacité, le réservoir de Ménilmontant assure la régularité du service de distribution. L'eau y dépose les matières qu'elle peut contenir en suspension, et, se trouvant à l'abri de l'action solaire, elle s'y repose sans développer aucun germe végétal pouvant altérer sa pureté.

Le montant de la dépense de la construction proprement dite du réservoir de Ménilmontant, non compris la fontainerie, a été réglé à la somme de 3 497 049',40.

256. Conditions qu'on a dii chercher à réaliser dans le choix des sources destinées à ralimentation de la ville de Paris [Annales des foniset chaussées^ année 1873 (note Belgrand)]. Les eaux trop chargées

DISTRIBUTIONS d'EAU. 251

de bicarbonate de chaux formant des incrustations calcaires dans les conduites, on conçoit combien l'eau de l'Ourcq, qui est incrustante et qui circule dans la moitié au moins de la canalisation parisienne, présente de dangers.

Une rivière, alimentée par des sources incrustantes, ramène ellemême au point de stabilité la dissolution de bicarbonate de chaux que renferment ses eaux. C'est ce que prouvent des essais faits sur la Seine et sur l'Yonne. Des cours d'eau abaissent naturellement leur titre hydrotimétrique à 18*,60 et conservent ce titre stable sur des parcours de 30 à 40 kilomètres.

Les crues des rivières de la Bourgogne durent, presque tous les ans, des mois entiers, pendant lesquels le degré hydrotimétrique de l'eau de la Seine, correspondant au bicarbonate de chaux, atteint la limite de i8%60. Si donc ce titre était trop élevé, l'eau de Seine serait incrustante tous les ans, pendant des mois entiers, et les conduites, posées depuis longtemps, seraient tapissées de dépôts calcaires; or c'est ce qui n'a pas lieu. Donc, on peut distribuer, sans crainte, une eau dont le titre hydrotimétrique ne dépasse pas 18%60.

Les eaux d'une distribution dont le titre hydrotimétrique atteint ou dépasse 20** sont incrustantes ..Ainsi le titre de Teau de la source du Rosoir, distribuée à Dijon (170), est 22^ L'eau est incrustante, et, d'après des observations de Bazin, en vingt ans les dépôts dans les conduites atteignent une épaisseur de 2 à3 millimètres. Les dépôts sont beaucoup plus épais aux points où le régime se modifie d'une manière quelconque, par exemple à la rencontre des robinets d'arrêt. Au jet d'eau du parc, l'épaisseur des incrustations, dans la conduite de fuite, s'augmente de 0*,01 par an.

Dans les analyses, les dosages sont exprimés en carbonate de chaux ou simplement en chaux. Le titre-limite 18%60 correspond à 08^,1916 de carbonate de chaux ou au poids de bicarbonate de chaux correspondant à 0»,1060 de chaux par litre d'eau. Telles sont les limites dans lesquelles on doit se renfermer. Il est évident que le sulfate de chaux, le chlorure de calcium et autres sels de chaux solubles n'augmentent pas le pouvoir incrustant de l'eau (234).

Le problème qui consiste à déterminer la pente minimum à donner à un aqueduc n'était pas moins important que celui qui consiste à trouver le degré hydrotimétrique de l'eau. En effet, les sources parmi lesquelles on pouvait faire un choix étant toutes situées au fond des vallées les plus profondes qui sillonnent les plaines très peu élevées constituant la plus grande partie du bassin de la Seine, on n'avait pas de pente à perdre.

La pente minimum d'un aqueduc est celle qui donne à l'eau une vitesse suffisante pour qu'il ne se forme aucun dépôt vaseux dans la cunette. D'après Dubuat, les matières vaseuses ne se déposent pas dans une eau animée d'une vitesse moyenne de 0°',15. Comme il faut se tenir un peu au-dessus de cette limite, Belgrand suppose, dans l'aqueduc, une vitesse moyenne de 0",25 au moins; ce qui, pour les types

PHEiriËRE PARTIE.

pour la Dbuts, correspond à une pente d'environ O^flO par kilo-

/allées se franchispeni avec des conduites forcées méialliques, ilii-s on donne improprement le nom de aiphous. Pour la Ohuis, idnites se composcnl d'un tuyau de 1 mètre de diamètre ayant e charge par kilomètre.

i, pour les types admis dans la dérivation de la Dhuis, l'altitude ipces doit être au moins égale à l'altitude du irop-pleîn du rêserigmentée de 0",iO par kilomètre d'aqueduc et de 0",60 par kilole coniiuiie fdrrée.

Dérivation de la Vanne. Réservoi'- de Montsauris. La Vnnne est tile rivière qui prend sa source, dapis le département de l'Aube, vanne, près d'Esti^isac. Ses eiuix marquent 11 à 18° hydrotimé- , et leur température est d environ 1 J*. Les eaux sont amenées i. ar nue (paierie qui traverse tes départements de l'Aube, de l'Yonne, e-et-Marne, de Seini'-et-Oise et de la Seine. leduc a le développement suivant :

I en Irsncliée 88510" ,*0 I

Lie libre élMie ' sur arcades 3".830-,St) > l)9869-,00

I en souleirain •. , , 355i8-,0* )

Ile toTcée (siphoo de l*,10 de dUmAtre) iTlet'ilîO

avail considérable a été fait par Belgrand, de I86S à 1374; il a

0 millions.

ipcours présente une pente totale de 2S",70.

ypes des conduites libres auxiliaire!) varient comme ceux de la p- jg Dhuis, et pour les mômes can-

ses(i54). Mais la conduite mai- trespe, posée en tnincbée, est composée, comme l'îudique la Jig. 58, d'une envi-loppe annulaire en maçonnerie do pierrailles hourdées en mortier de cimfni. Cette enveloppe, circulaire à l'intérieur, a 0",S8

épaisseur au niv

udu c

Ire, et seulement O'°,20 à la clef et au radiei', non compris une ctiape en ciment de 0" ,02 qui rocduvre le dessus de la con-

ii un enduit intérieur de 0",oa s'élevanl à 0-,IO au-dessus du

de l'eau, les terrains peu consistants, celle conduite s'appuie sur des

roils légèrement ébasés et arasés h'>ri7,ontulemeni à leur buse.

1 arrivée à Hontrouge, au mur mCme des foriilications, la con-

dnite est remplacée par deux siphons en fonte, de {""«lO de diamètre, placés dans des galeries en mnçonnerie.

Avant dVntrer à Paris, elle franchit la vallée de la Bièvre sur un grand pont-aqueduc, élevé lui-même sur Taqueduc d'Arcuell, qui lui sert ainsi de substruction.

D*après le détail estimatif du projet, la construction seule de la conduite de dérivation coClte 26 457648^94. Cette somme ne comprend ni les acquisitions de terrain, ni les dépenses de toute nature concernant les travaux autres que ceux de la conduite (notamment ceux du réservoir de Montsouris et de la distribution des eaux dans la Ville).

Les eaux de la dérivation sont reçues à Paris, sur le plateau de Montrouge, à côté du parc de Montsouris, dans un vaste ré^servoir situé à rintérieur et près des fortifications. Ce réservoir occupe hors œuvre, sur le sol, un rectangle de 136"*,60 sur 264 mètres. Ses murs sont construits en meulière et ont 13 mètres de hauteur. Ses fondations reposent sur la masse de calcaire grossier qui a été exploité en galeries souterraines (anciennes carrières de Paris, plus connues sous le nom de Catacombes). La consolidation du ciel de ces galeries exigeait des travaux qu*a exécutés le service spécial des mines.

Le sol sur lequel repose le réservoir est excellent; la couche de terre a une épaisseur moyenne de 30 mètres pour aller jusqu'au ciel des galeries souterraines; néanmoins, on a jugé prudent de faire un certain nombre de puits régulièrement espacés, descendant à une profondeur variuble allant jusqu'à 20 mètres, sur des sections variant de 2 à 4 mètres de longueur sur 4 mètres de largeur. Ces puits furent ensuite remplis de béton. L'administration des mines fit, de son côté, exécuter dans les Catacombes mêmes de fortes piles en moellons bien appareillés et mortier de ciment, pour consolider les supports naturels réservés autrefois dans la masse rocheuse lors de l'exploitation des carrières. Ces travaux de soutènement et ceux des puits dépassent, à eux seuls, 1 million de francs.

Le réservoir est divisé en deux étages, et contient 305000 mètres cubes d'eau, dont d65000 pour l'étage inférieur avec une profondeur d'eau de 5»,50, et 140000 pour celui supérieur avec une hauteur moyenne d'eau de 3",55, dont le niveau supérieur est à l'altitude minima de 80 mètres, altitude à laquelle aboutit k Paris l'aqueduc de dérivation.

Dans toute lu longueur des murs de pourtour du bassin inférieur, on a ménagé une petite galerie de 2 mètres de hauteur sur 0",90de largeur en moyenne. Elle est destinée à la circulation du personnel chargé de l'entretien. Elle est séparée du réservoir proprement dit par une murette en meulière, qui porte à sa partie supérieure des ouvertures de 0~,50 de hauteur. Ces ouvertures, dont le sommet affleure celui de la galerie, permettent au regard de se promener sur la surface du liquide et sous l'intrados des voûtes.

Chaque étage est divisé en deux compartiments égaux par un mur de séparation parallèle au plus petit côté.

Des escaliers tournants en fonte permettent de descendre dans le ré-

servoir et de le visiter. En outre, un large escalier facilite l'accès de toutes les parties du réservoir.

Des ouvertures circulaires, réservées au sommet d*un certain nombre de voûtes et fermées par un verre épais, éclairent le réservoir supérieur. Les cheminées supportant les jours de la couverture ou donnant passage aux escaliers sont en maçonnerie de briques et ciment.

Les eaux de la dérivation de la Vanne arrivent aux réservoirs inférieur et supérieur par un double siphon en fonte de 1",10 de diamètre intérieur, placé dans une galerie en maçonnerie de meulière et ciment. Cette galerie rejoint celle de la dérivation, avec laquelle elle se raccorde. La bâche d'arrivée est placée au centre même du réservoir, au milieu d'une tour de 17 mètres de diamètre, munie d'un escalier tournant. C'est là que débouchent les deux conduites de la dérivation ainsi qu'un canal annulaire servant de déversoir. C'est également de ce point que partent les différentes conduites d'alimentation des compartiments inférieurs et supérieurs du réservoir, ainsi que celles de distribution dans Paris.

5 200000 francs est la dépense de construction de ce vaste réservoir prévue au détail estimatif.

Le réservoir de Montsouris peut emmagasiner les 305000 mètres cubes d'eau que fournit en moyenne en trois jours le canal de dérivation de la Vanne.

Dans la vallée de la Vanne sont établies (depuis 1879) quatre usines hydrauliques, à Chigy, à Laforge, à Malay et à Maillot, pouvant développer en tout 450 chevaux de force. L'usine de Maillot élève, dans l'aqueduc de la Vanne, l'eau de la dérivation de Cochepies.

258. Dérivation des eaux de l'Avre et de la Vigne (prés de Vernenil) (Eure-et-Loir). En juillet 1890 a été promulguée la loi déclarant d'utilité publique les travaux de la dérivation des sources de l'Avre et de la Vigne, qui doivent apporter par an 60000 nouveaux mètres cubes d'eau potable à la ville de Paris.

Les travaux ont commencé immédiatement: le jalonnement du tracé a été entrepris ainsi que l'étude de l'établissement du grand tunnel, qui doit permettre à la dérivation de passer sous les hauteurs qui s'étendent de Marly à Saint-Cloud. Ce tunnel, qui aura environ 7*'"*,500 de longueur, commencera aux abords du parc de Versailles et sortira à VilleneuverÉtang avec une profondeur au-dessous du sol qui atteindra en certains points 70 mètres. Sur ce parcours, on doit creuser quinze puits, distants de 500 mètres. Un tube d'acier laminé de 1~,50 de diamètre doit aller de Saint-Cloud à Auteuil. On espère terminer le travail le 1" avril 1893. Dès le début des travaux, des difficultés dues à la conformation des terrains se sont présentées. Les collines que l'on doit traverser présentent d'abord des sables secs; mais, à une certaine profondeur, ces sables sont mêlés d'eau. Le sable sec ne présente pas de grandes difficultés, et on le maintient au moyen de planches et de cadres fortement serrés. Pour traverser les sables humides, on fait ordinairement usage de divers moyens tels que la congélation, les varages, l'air comprimé. Ici, les

ingénieurs ont essayé un nouveau procédé qui consiste à descendre dans le puits un cuvelage métallique de 3",50 de hauteur, formé de deux cylindres concentriques, réunis par des armatures en fer. Entre les deux cylindres, on coulera du mortier de ciment pour donner à Tensemble une grande rigidité. A leur partie inférieure, les deux cylindres se rejoignent et se terminent par une trousse coupante en acier qui, sous le poids de la construction, s'enfoncera dans le sable humide.

Ces deux tubes mis en place, on épuisera et on déblaiera à l'intérieur, comme oa le fait dans des travaux analogues. Les tubes métalliques, ainsi que le remplissage de béton, seront prolongés au fur et à mesure de la descente de la construction.

Le réservoir qui sera construit à Saint -Cloud doit contenir 300 000 mètres cubes.

ÉaouTS

259. Egouts. Ces canaux souterrains, destinés à l'évacuation des eaux pluviales et de toutes celles employées aux services public et privé d'une ville, comprennent les égouts publics et les égouts particuliers,

Égouts publics. Les divers types d'égout public adoptés à Paris peuvent se résumer dans les trois catégories suivantes :

1" Les collecteurs principaux^ à cunette de 1 mètre de profondeur au moins, dont le curage s'opère au moyen de bateaux-vannes, et dont la section intérieure varie de 11"*',40 à i8"',70 et la pente du radier de 0",30 à 0",50 par kilomètre;

2* Les collecteurs ordinaires^ à cunette de 0"*,80 de profondeur au moins, dont le curage s'opère au moyen de wagons-vannes guidés par des rails fixés sur les bords de la cunette, et dont la section intérieure varie de 4"*',25 à 11"*î,40 et la pente du radier de 0"*,50 à 5 mètres par kilomètre;

3* Les égouts sans cunette^ dont la section intérieure varie de 2"',45 à 3™',30 et dont la pente du radier, qui est de i"*,50 au moins par kilomètre pour les égouts qui reçoivent peu d'eau, peut être portée jusqu'à 50 mètres, et même jusqu'à 80 mètres par kilomètre pour les galeries de peu de longueur.

Pour la facilité du curage, il convient de tenir la pente du radier aussi près que possible des limites supérieures.

La maçonnerie d'égouty comme celle de conduite d'eau, d'aqueduc, de fosse d'aisances, etc., se fait en meulière et mortier de chaux hydraulique, ou mieux en meulière et mortier de ciment. Dans ce dernier cas, les épaisseurs sont réduites aux 2/3 environ de celles adoptées quand on fait usage de mortier de bonne chaux hydraulique.

Les épaisseurs aj]^|i(ées pour la maçonnerie de meulière et ciment, par les ingénieurs du service municipal de la ville de Paris, sont à très peu près les suivantes :

Aqueducs et égouts de moins de 2 mètres de largeur aux naissances, et ayant jusque â^jSO de hauteur sous clef 0",20

2^)6 PUEUIËliE PARTIE.

Aqueducs et égnuls àeli.Z mitres de largeur aux naissances, et ajaot Ï~,W h ffi^a de hauleur sous cler 0~,30

Aqueducs et iyouts àc'ih i mitres de largeur bus naissances, et de i-fiO i ♦-,50 de hsuieur aous tlef 0-,35

Aqueducs et égoutx de l'.SO à 6>,0D de largeur aux naissances, el de 4-,S0

il S"",»© de hauteur a«us clef. 0-,40

Les égoiils doivent êlre établis de iiiHnière que le dessus de IVxIrados de la voùle se trouve à 1 mètre au moins HU-dessous de la face inférieure des pavés ou du macadam formant la chaussée; dans des cas exceptionnels et sur de Ires petites longueurs, ce minimum peut descendre à 0",40.

260- Branchements de boncbes. Les eaux sont conduites dansleségouls par li'S ruisseaux et caniveaux qui aboutissent à l'entrée des bouches d'égout, qu'on a soin de placer aux points bas des rues. Ces bouches se composent ordinaircineni d'un couronnement en granit évidé continuant la bordure du Irnttoir, el d'unu bave/te, également en granil, qu'on pose à la hauteur des caniveaux sur la partie supérieure di;s murs d'une cheminée verticale de chuie. Celle cheminée, dont la section a ordinairement i mèlre de longueur moyenne sur 0",i5 de largeur, abouti! à une galerie qui la met en communication avec l'égoiit public. Cetli-

Fig. s».

galfrie, désignée sous le nom de branchemenl de bouche, a. 1",40 df hauleur moyenne sous clef, O-.SO de largeur aux naissances de la voùtf-, qui est en plein cintre, et 0",50 de largeur au radier.

Le service intérieur des égouls se fait au moyen de regards établis à iW) mètres de distance l'un de l'autre, et autant que possible sous les

ÉCOUTS. 237

Iroltoirs, afin do supprimer les trappes sous chaussées, qui sont si gênantes pour la circulation des voitures.

Lorsquel'égoutest construit sous le trottoir, les regards se composent simplement d'une cheminée vcrlicale établie sur l'axe de l'égout. Cette cheminée, qui a moyennement O'-jM de côté, est terminée à la surface du sol par une trappe en fonte composée d'un châssis flxe et d'un tampon mobile de 0",80 de diamètre.

(juand,aucon(raire,régout est construit sous la chaussée, la cheminée de regard se trouvant sous trottoir, on établit, pour la communication avec l'égout, une galerie ou branchement de regard, dont les dimensions sont ordinairement 3 mètres de hauteur sous clef, 1 mètre de largeur aux naissances et O^iSO de largeur au radier.

Lorsque la profondeur de la fouille le permet, on place ordinairement le châssis à trappe à 0~,30 au plus au-dessus de l'extrados de la voCite du branchement de regard, et l'on rachète par plusieurs gradins la différence de niveau existant entre le radier du branchement de regard et celui de l'égout public. Ces gradins, qui ont ordinairement 0",15 à 0",20 de- hauteur, sur 0",40 à 0",50 de largeur, sont d'une 1res grande utilité pour le garage des ouvriers égoutiers dans les moments d'orage.

Lorsque la pente est considérable, quand elle dcpasse, par exemple, 10 mètres par kilomètre, les égouts les plus petits, ceux de a^^iia à 3-<,00 de section, sont presque toujours suffisants pour débiter l'eau du bassin à desservir; mais la disposition qui prescrit de poser les conduites d'«au dans les égouts oblige, dans la plupart des cas, d'avoir recours à. des dimensions plus grandes, qui permettent de recevoir une ou plusieurs conduites d'eau dont les diamètres peuvent varier de 0°',tO à 1-,10.

261. Disposition des égonts suivant la largeur des mes, à Paris. Dans les mes de SO mètres ou de pins de 20 mètres de largeur, on doit construire un égout sous chaque trottoir; le parement extérieur des maçonneries, aux naissances de la voftte, doit être à 0°',60 de l'alignement des maisons. Dans les rues de moins de 20 mètres de largeur, on ne construit qu'un seul égout dans l'ase de la rue.

262. Choix d'un type d'ëgout. Lorsque la pente est considérable, et qu'elle dépasse, par exemple, 10 mètres par kilomètre, les égouts de petite section n"' 10 et 12 sont presque toujours suHisants pour débiter l'eau du bassin.

Lorsque les pentes sont faibles, la détermination du type est faite au moyen de la formule :

S lurface du bassin en hectares; u aire de la soction de l'égout eu mitres carrés;

R = — , X dlsnt le péiimitre de la section u;

Z I pente du radier en mitres par kîlomttrs.

Cette formule est extraite de celle de Prony 0,33i'' = RI; on a sup-

So8 PREHIËRE PARTIE.

posé quo la plus grande qufintité de pluie qui tombe, par seconde cl par

Les épaisseurs indiquées sur les profils ne comprennent pas l'épaisseur 0"',02 de la chape, ni celle de l'enduit intérieur, qui est de 0°*,03 pour la cunette et le dessus des banquettes, et de 0*",01 pour les piedsdroits et la voûte. Les dimensions sont comptées à l'intérieur des enduits.

S'il est possible, dans la longueur d'un égout, d'établir des déversoirs qui le déchargent de son trop-plein, le débouché ne se détermine plus au moyen de la formule précédente, smais en tenant compte des considérations suivantes :

263. Ëgouts-galeries. Les conduites des eaux de la ville doivent être posées dans les égouts; les principaux types admis peuvent recevoir :

Type W* 12, deux conduites de 0'°,20.

Type n* 10, deux conduites de 0'",40, ou une conduite de O^jSO et une de O^jSO, ou enfin une conduite de O-^.eo et une de 0*",20.

Type n' 9, en conservant la banquette et les rails, une conduite de 0'",30 et une de 0'",20. En conservant les rails seulement, deux conduites de O'%30.

Type n® 8, avec rails sans banquettes, une conduite de O'",60 et une de O'",30, ou deux conduites de 0"',40.

Type 71® 7, deux conduites de 0'",30.

Type 71" 6 modifié (avec rails et grande cunette), deux conduites de 0'°,40 (difficilement).

Type n® 6, sans rails et avec petite cunette, une conduite de l'",10 et une de 0",30.

Type n* 5, une conduite de 0'",80 et une de O^jSO (cette dernière difficilement).

Type n° 2, deux conduites de l'",10.

Les types n*"* \ et Z sont destinés surtout à jouer le rôle de collecteurs. On doit éviter d'y placer de grosses conduites ; cependant, eu sacrifiant une des banquettes, on peut placer une conduite de 0'",60 dans l'égout type n» 3.

264. Cunettes. La profondeur de la cunette des types n"' ^, 2, 3, 5, 6 et 7 est variable; elle doit être déterminée d'après ce qui suit :

Pour bateaux-vannes. Les types n°' 1 et 3 ne peuvent être nettoyés facilement que s'ils reçoivent assez d'eau pour porter des bateauxvannes; leur cunette n'est pas munie de rails. Pour que le bateauvanne marche bien, il faut que la profondeur de la cunette soit de

1 mètre au moins.

Pour wagonS'Vannes. Parmi les autres types, on doit toujours choisir un des n*" 2, 5, 6 modifié et 7, lorsque l'eau est assez abondante pour faire marcher un wagon-vanne; il est nécessaire dans ce cas que la cunette ait au moins 0",80 de profondeur.

La vitesse des wagons et bateaux-vannes étant à peine de 0",02 à 0",03 par seconde, il faut que le nettoiement soit continu, et que par suite l'eau arrive en abondance et d'une manière continue pendant

toute la journée.

Pour wagons à bascule. Lorsque Teau arrive à l'égout en quantité insuflSsante pour qu'on puisse nettoyer par le wagon-vanne, on peut réduire à 0=^,40 la profondeur de la cunette, et alors on peut presque toujours adopter l'un des types 8 et 9; dans ce cas, le nettoyage s'opère avec le wagon à bascule.

Les cunettes des types n«* 2, 6, 6 modifié, 7, 8 et 9 sont toujours munies de rails.

PnEUIËnE PARTIE.

urage des égouts secoodaires se fait au moyen des réservoirs de chasse construits en maçonnerie aux points liants de ces égouts. Ces réservoirs contiennent 6 à 10 mètres cubes d'eau. Ils fonctionnent automatiquement au moyen d'un siphon ou à la volonté du service, qui a à sa disposition une vannette à main permettant de prélever sur le réservoir le volume d'eau nécessaire aux besoins du moment. Voici le principe d'un réservoir de chasse. Soit V le réservoir. Une cloche abcd est fermée à sa partie supérieure et ouverte à la partie inférieure ad. A mesure que le vuse V reçoit de l'eau par sa partie supérieure, l'eau pénètre dans l'intervalle situé entre la cloche abcd et le tube T ouvert à sa partie dans cet intervalle, l'eau présente Je même niveau u vase, cette eau se déverse dans le tube T qui Ai l'eau du vase V s'écoule par T et par suite dans nnement est donc entièrement automatique. lentes des égouls types n" 1 et 3 qui doivent receines doivent être comprises entre 0",30 et O-.SO par

outs nettoyés par les wagons-vannes peuvent s'alever jusqu'à S mètres par kilomètre. Au-dessus de i-vannes deviennent inutiles.

I sont très longues et dépassent 10 mètres par kiloivagons b bascule devient dangereux; les rails doi- , et l'un des types n" 10 ou 12 suffit presque lou- "t la galerie doit renfermer des conduites de très r ci-dessus Égoucs-galeries.) ils qui reçoivent peu d'eau doivent avoir 1~,50 de kilomètre. La pente peut être portée sans inconvcmème, dans les galeries courtes, jusqu'à 80 mètres très bon de se tenir aussi près que possible de ces pour faciliter le nettoiement : égoDts. £gants à grande section. La longueur des à bateaux-vannes est indéfinie; celle des autres >it pas dépasser SOOO mètres, lorsque la pente est ie reçoit des boues de chaussées macadamisées. lion. La longueur des égouta types n" 10 et 12 doit )rte que les vases et les sables puissent être poust à rails, sans qu'il soit nécessaire d'en extraire voie publique.

du radier est forte, qu'elle dépasse, par exemple, itre, la longueur de l'égout peut être très grande, émeut s'opère sans difficulté avec une très petite

Lorsque la pente est faible, on peut encore pousser les vases à de très grandes dislances, si l'égout ne reçoit que des eaux de chaussées pavées ; on peut, avec cette condition, porter à 1 kilomètre et plus la longueur de l'égout. Mais il n'en est plus de même lorsque l'égout à faible pente reçoit les eaux' d'une voie macadamisée fréquentée; sa longueur, dans ce cas, doit être de 300 mètres au plus.

268. Courbes. Les courbes de la cunette des égouts types n°' 1 et 3 doivent avoir d'assez grands rayons pour qu'on puisse y faire circuler un bateau-vanne; la longueur minimum du rayon peut être de 60 mètres.

Les rayons des courbes des égouts à rails doivent avoir de 25 à 30 mètres de longueur'au minimum. Lorsque les carrefours des rues sont trop resserrés pour qu'on obtienne le minimum, on brise l'axe de la galerie et l'on place une plaque tournante au sommet de l'angle. Mais il faut éviter, autant que poSvSible, l'emploi de ces plaques, qui arrêtent les corps flottants et gênent beaucoup le nettoiement.

Les égouts sans rails peuvent être construits suivant des lignes droites, courbes ou brisées; la disposition des lieux indique généralement la forme qui doit être adoptée.

Jonctions d'égouts. Gradins, On doit toujours établir un gradin a la jonction de deux égouts, de telle sorte que l'eau et les vases de la galerie principale refluent le moins possible dans la galerie secondaire.

Dans les égouts à rails ou à banquettes^ types n°' 4, 2, 3, 5, 6, 7, 8, 9,

les rails ou les banquettes doivent évidemment se raccorder de niveau;

la hauteur du gradin est donc déterminée par la différence qui existe

entre les profondeurs des cunettes (fig. 63).

Les radiers d'égouts sans rails et sans banquettes doivent déboucher

dans les égouts a wagons ou à bateaux- Fig. 63. vannes à 0"',25 ou 0",30 en contre-bas des

ç; banquettes. Dans les autres égouts à rails,

! g; ,.<^^^^^Sl ^^ P^^t réduire la hauteur du gradin à

! E^S^^^^^Î^% 0-,20. Il est bon de terminer la galerie

^•^"^ I3i U — A-~-J^ secondaire par un plan incliné rapide pour ^1 \ ^'i M y diminuer la longueur du remous des

.\^^^Y^^^^^^^^\\^^^^^ La hauteur des gradins, à la rencontre

. 1 de deux égouts sans rails, doit être com-

prise entre 0*^,15 et 0",30.

On doit construire plusieurs gradins à la rencontre des égouts anciens lorsque la différence de niveau des radiers l'exige, ou dans les jonctions d'égouts neufs lorsque le raccord des galeries par un seul gradin ne peut se faire sans dépasser la limite supérieure de pente indiquée cidessus pour les égouts en question.

269. Raccords des voûtes. Lorsque deux égouts se rencontrent, la pénétration des voûtes se fait sans difficulté si les deux galeries sont de types différents, ou sont à rails et de même type.

Mais lorsque les deux galeries sont sans rails et de même type, le pi^ g4 raccord est un peu plus difficile à cause du

««=— =__=!- gradin. Il convient alors, comme l'indique

'^^^ le croquis {fig, 64), de tenir l'égout tribu-

/^Tjl^ml^ taire k un niveau supérieur à Celui de Tégout r V.ao i|j"" qui en reçoit le produit. \ ^j /l/ Les égouts étant tous construits en ma-

A*"' M çonnerie brute, et enduits à l'intrados, au-

S^^^^^^^^^^ cun appareil spécial n'est nécessaire à la

jonction de deux voûtes.

270. Profondeurs des tranchées. La profondeur des tranchées doit être telle que la hauteur minimum du remblai, au-dessus de l'extrados de la clef de voûte, soit de 1 mètre. Dans des cas exceptionnels, et sur de très petites longueurs, on peut faire descendre ce minimum à 0"*,40.

On ne doit jamais établir plusieurs gradins à la jonction de deux égouts, uniquement pour diminuer la profondeur de la tranchée. A l'origine ou au heurt de l'égout, cette profondeur doit se rapprocher, autant que possible, du minimum; de telle sorte que la pente soit aussi grande que le permettent la disposition des lieux et le type de la galerie.

Ces dernières prescriptions sont extrêmement importantes; le nettoiement des égouts exige qu'on se tienne aussi près que possible du maximum des pentes, et aucune considération d'économie ne doit faire diminuer la pente, lorsqu'il s'agit d'atteindre ce but.

271. Choix des matériaux. On peut, à volonté, construire les égouts > soit en maçonnerie de meulière et mortier de chaux hydraulique, soit en maçonnerie de meulière et mortier de ciment; les épaisseurs, dans ce dernier cas, étant diminuées de 1/3.

Il est un cas néanmoins où le choix est indiqué d'avance, c'est lorsque régout pénètre dans la nappe d'eau des puits; dans ce cas, la maçonnerie de ciment est préférable.

Les égouts qui reçoivent une très grande quantité d'eau doivent avoir aussi leur cunette au moins construite en maçonnerie de ciment.

Les égouts types n*' 8, 9 et 10, destinés à recevoir de grosses conduites, sont toujours construits avec mortier de chaux hydraulique, jusqu'à 0",30 au-dessus des naissances au moins, afin d'avoir l'épaisseur de maçonnerie nécessaire pour sceller les consoles.

272. Smillage, jointoiements, enduits et chape. Depuis longtemps on remplace le smillage et lejointoiement des parements par un léger enduit en ciment. Les égouts enduits sont beaucoup plus faciles à nettoyer et à éclairer, et leur sonorité est plus grande.

Les enduits minces doivent avoir O^^jOOS au moins d'épaisseur, sur les parties les plus, saillantes des meulières.

L'épaisseur des enduits des radiers, des cunettes et des banquettes doit être de 0™,03, rocaillage non compris.

La chape de la voûte est en mortier de chaux hydraulique, si l'égout est construit en meulière et mortier de chaux ; elle est en mortier de

ÉCOOTS.

ciment el de 0'°,02 d'épaisseur, si l'égout est construit en meuli monier de ciment.

273. Bonohes d'égaat. L'odeur fade qui s'evhale asseï souve-' la saison chaude, des bouches d'égout, provient presque toujc branctiements de bouche et non de l'égout.

il faut donc disposer les branchements de telle sorte qu'il facilement accessibles, et à cet effet leur donner des dimensic ve nabi es.

Sur les contre-allées très largf quelquefois deux caniveaux dont!

tombent dans le même branche:

bouche; en pareil cas, la chemint médiaire ne doit pas être établie de du branchement, mais à cdté, < sorte que l'eau ne tombe pas sur

L'angle d'aval, k la jonction d'u

chement A de bouche et d'un é

doit être arrondi, ainsi que l'indique la figure 65, afin que les de

rants ne se coupent pas h angle droit. Cette disposition n'est p

■dans les égouls types n°' 1, 2, 3, 5 et 6 modifié.

Les parements des bouches et leurs branchements doivent i ■duits comme ceux des égouts, les parements smillés étant d' toyage très difficile.

274. Regards. Les regards doivent être espacés de 50 mètres c axe.

Lorsqu'un regard, par suite de la disposition du troUoir, ne p être élabli à sa place réglementaire, il doit être disposé de tel que la sonnme de ses distances aux deux regards voisins soit ri( sèment de 100 mètres.

Les regards sont toujours construits sur les trottoirs, afin de mer les trappes, si gênantes pour la circulation des voitures.

Lorsque l'égout est lui-même sous le trottoir, le regard se c <l'uue simple cheminée, établie ordinairement dans l'axe de la

Lorsque l'égout est sous la chaussée, chaque regard se compoi cheminée el d'un branchement.

Les cheminées de regard sont placées alternativement sous l'autre trottoir, sauf dans le cas où la ligne maîtresse renferi grosse conduite qui gêne le passage; dans ce cas, les regards so établis du côté opposé.

275. Gradins des branchements. Organeanx. Dans les collecte peuvent être envahis brusquement par de grandes masses d'eau, Établir le plus grand nombre possible de gradins dans les branch de regard, afin que les ouvriers y trouvent un refuge au-dessus veau de l'eau. Cette précaution est indispensable, même dans be de petits égouts qui suivent des lignes de thalweg, comme ceux d àa Bac et de Bicbelieu, ou longent le pied d'un coteau.

Des organeaux doivent être établis de 25 en 25 mètres, dans les collecteurs et égouts à rails, et disposés par paire, bien en face Fun de l'autre, afin qu'en cas d'averse les ouvriers puissent en peu de temps amarrer convenablement leurs wagons et leurs bateaux.

276. Exécution des maçonneries. Les blocs de meulière qui forment le corps de l'égout ne doivent pas être disposés par arases horizontales» comme c'est l'usage dans les massifs de maçonnerie, mais normalement à la surface de la paroi intérieure. Ainsi les blocs qui forment le radier doivent être posés sur champ et non à plat, et il en est de môme des blocs formant la dernière arase des banquettes.

277. Enduits et rocaillages. Les enduits sont toujours posés sur un rocaillage en mortier de ciment.

Lorsque le rocaillage s'applique sur un parement de maçonnerie de chaux hydraulique, les joints doivent être préalablement dégradés sur 0'",05 au moins, bien brossés et lavés à grande eau. Lorsque la maçonnerie a été faite avec du mortier de ciment, on se contente d'abattre les balèvres de manière à faire pénétrer le mortier nouveau dans tous les vides du parement, de piquer les surfaces trop lisses et de les nettoyer avec soin.

Dans le premier cas, le rocaillage doit être général, de telle sorte que l'enduit ne porte en aucun point sur du mortier de chaux. Dans le second cas, le rocaillage n'a d'autre but que de régulariser la surface de la maçonnerie, pour économiser le mortier de ciment.

Le mortier de rocaillage est composé, en volume, de deux parties de ciment et cinq de sable; celui de l'enduit, de parties égales de ciment et de sable; l'emploi du ciment pur est interdit.

Le mortier doit être appliqué sur le rocaillage au moyen de la taloche^ qui a la propriété de ne pas énerver le ciment; le dressage doit être aussi parfait que possible; mais comme la laloche entraîne toujours quelques grains de sable qui rayent les enduits, on termine le travail ert passant sur toute la surface, d'abord la brosse de chiendent, puis le pinceau humide.

Cette dernière main-d'œuvre, qui n'est pas admise dans les règles de la construction ordinaire, est indispensable pour faciliter le nettoyage et l'éclairage de l'égout.

278. Boisage et responsabilité de Tentrepreneur. Il est d'usage à Paris d'opérer l'étrésillonnement de la tranchée jusqu'à 1 mètre audessus du fond; la disposition des plats-bords est telle qu'il y a moitié plein, moitié vide; les fermes sont espacées de 2 mètres; les prix sont établis en admettant ces dispositions; le boisage étant payé à forfait, l'entrepreneur est complètement responsable de la conservation de la fouille, et de tous les accidents qui peuvent résulter de l'insuffisance du boisage : il peut donc à volonté augmenter ou diminuer la quantité de bois, sans qu'il y ait lieu d'augmenter ou de diminuer le prix du mètre courant de galerie, et sans que l'ingénieur intervienne, à moins qu'il n'y ait imprudence et péril en la demeure.

279. Ègouts dans la nappe d'eau des puits. Lorsque l'égout pénètp^

dans la nappe d'eau des puits, le boisage n'est payé a forfait que jusqu'au niveau de cette nappe, et toujours en supposant moitié plein, moitié vide.

En effet, dans ce cas la galerie se fait en deux parties. On construit d'abord, en suivant les règles ordinaires, la partie située au-dessu« de l'eau, en boisant jusqu'à 1 mètre au-dessus du fond; on achève le travail par reprise en sous-œuvre, et après avoir fait baisser l'eau audessous du niveau du radier par des épuisements énergiques. (Le sable fin dans lequel coule la nappe d'eau des puits de Paris, qui est très mobile tant qu'il est dans l'eau, devient très ferme après l'épuisemeut. On fait baisser l'eau en ouvrant dans l'axe de l'égout une rigole boisée jointivement ; l'espacement des puisards est de 80 à 400 mètres. L'épuisement se fait au moyen de pompes mises en mouvement par des machines locomobiles de 3 à 4 chevaux.)

Evidemment, on ne peut comprendre dans le forfait établi a priori ni les épuisements, ni le forage des puits, ni le boisage de la partie inférieure de la tranchée, ni le creusement de la galerie d'épuisement dans les terres mouillées. Ces travaux ne peuvent s'exécuter qu'en régie ou à la tâche^ à prix débattus.

280. £goat8 particuliers. Arrêté par lequel le préfet de la Seine, d'après l'article 6 du décret du 26 mars 1852 sur la grande voirie de Paris (voir ce décret à la Cinquième •partie) j et un arrêté préfectoral du 1-9 décembre 1854, a autorisé ou prescrit l'exécution d'un branchement d'égout particulier :

Art. d**". Le propriétaire de la maison indiquée ci-contre (en marge) est requis de faire écouler ses eaux dans Tégout public, en se conformant aux prescriptions suivantes :

Un branchement présentant en coupe les dimensions de la figure 66 sera construit entre l'égout public et le mur de face de la propriété. Son radier sera disposé selon le maximum de pente disponible, de manière k se raccorder avec celui Fig. 66. de l'égout public k O^jiS en contre-haut k la rencontre de ce der-

nier. Ce branchement sera construit en maçonnerie de meulière avec mortier de chaux hydraulique. Le minimum d'épaisseur du radier, des pieds-droits et de la voûte sera de O^jSO. Les parements seront smillés ou recouverts d'un enduit en ciment de 0" ,02 d'épaisseur; l'enduit du radier sera fait en ciment et aura 0'",05 d'épaisseur (282).

Si les eaux de l'intérieur sont amenées dans le branchement par un tuyau, il sera établi au droit dudit tuyau un glacis de 1 mètre de longueur sur 0",50 de hauteur au minimum. Le radier sera construit sur toute la longueur du branchement; l'enduit en ciment sera seul supprimé dans la partie correspondante au glacis.

Les tuyaux de descente éloignés du branchement pourront être prolongés sous le trottoir jusqu'au branchement, k la condition qu'ils auront une pente de 0"",20 par mètre. Une grille en fer, établie à l'aplomb du mur de face, interceptera la communication de la maison avec l'égout. Cette grille aura une serrure k deux clefs dissemblables, dont l'une restera entre les mains du propriétaire et l'autre sera remise k l'administration. Pour la ventilation permanente du canal de dérivation, il sera pratiqué une cheminée d'appel s'ouvrant au-dessus des combles et présentant une section de 3 décimètres carrés au moins.

266 PnEUIËRE PARTIE.

Lo hranchement d'égoul sera disposé de manière ii recevoir les luyaui de ci il'pnii. uni devront Elro placÉa dis l'achèvement du liraodiciiienl.

duiies do gai renoonli-ées par le brancliomeot seront isolées de la msconnrrie 2 demi -manchon 5 en fonte: aux frais du propriétaire, sila conduite préejisle; ie la compagnie d'éclairage, si la pose de la conduite est postérieure II l'élat du braocbcment,

léro, CMC le ment semblable à celui de la maison, sera plac.!, aux frais du re, dans l'ëgout public, au dêliouché du branchement. Ce numéro sera scellé [)lacement désigné par les agents du service municipal. Tous ces ouTrages seront exécntés sous la surveillance des agents du sercipal et eux frais, risques et périls du propriétairo. Celui-ci ou ses sjants ortcront toutes les dépenses d'entretien et de curage, et celles de réparation dations faites à l'égout publie par les eaux dont l'écoulement est autorisé par t arrÈl*. Les travaux sur l'égout public et ecax de pavage, empierrement et ir tranchées seront exécutés par les soins de l'adminisb^tion, et la dépense uvrée sur le propriétaire, d'après les règlements.

, Le propriétaire ou ses ayants droit ne pourront faire écoaler dins le branjont il s'agit que des eanx pluviales, ménagères ou de latage; il leur est lent interdit d'y faire couler des eanx-vaimcs de fosses d'aisances ou tout aulie uvant nuire à la salubrité des égouta. Ils devront se conformer d'ailleurs b glements d'administration et de police faits el Ifaitesarle régime des égouts. Faute par le propriétaire de pratiquer l'écoulement auiorisé, ou de remplir ons prescrites, le tait constaté sera poursuivi comme une contravention de

Dans ie cas où les besoins du service public exigeraient la modification ou sïon de réconlemeut dont il s'agit, le propriétaire ou ses ayants cause seront ! se soumettre aux prescriptions de l'administraliân, sans avoir droit ï lemnilé, pour quelque cause que ce soit.

Les Iravoux devront elfe terminés dans un délai de quinze jours, à

ta noli/lcation du présent arrêté.

riétaire devra prévenir, trois jours avant de mettre la moin à l'œuere,

r ordinaire de la section, demeurant rue...

L'Ingénieur en chef des eaux et des égouts est chargé de notifier le présent

n surveiller l'exécution, et do faire connaître l'époque de l'ocbèvoment des

tre des disiposUiom-iypes de l'arrêté précédent, t'admiitistrahon It les avanies :

limum d'épaisseur fixé à 0",30 pour le radier, les pieds-droils te des branchements particuliers peut, comme on le fait pour :3 publics lanO), être réduit à 0'".20 lorsque la maçonnerie, au pe en meulière et mortier de chaux hydraulique, est faite en et mortier de ciment romain.

minée de ventilation n'est pas immédiatement exigible pour )ns anciennes, sauf le cas do reconstruction complète de la

e les dimensions de l'égout public et l'altitude de la voie ne nt pas de donner à la galerie particulière la hauteur réglemenl-,30, avec les 0-,40 au moins de remblais entre l'extrados de Bt le dessous des pavés, on la construit néanmoins avec celte de an'.SO, et l'on place son radier à ^",0^ au moins en contresurface du sol; le radier est ensuite rechargé par une couche , à laquelle on donne une épaisseur et une pente sufiîsantes. adier est destiné à être supprimé au moment de la reconstruc-

tion de Tégout public ou de rabaissement de son radier à Faltitude voulue pour satisfaire aux prescriptions réglementaires.

Quand il y a moins de i mètre de distance entre la maison et l'égout public, il n'y a pas lieu de faire un faux radier toutes les fois que la différence du niveau du point le plus bas de la voie publique et du radier de l'égout public est de plus de 3~,05. Ce nombre doit être augmenté de 2 millimètres par mètre de distance de la maison à Tégout public.

Lorsque les eaux d'une maison sont amenées dans le branchement d'égout particulier par un tuyau, la prise d'eau à la hauteur des ruisseaux ou des caniveaux est ordinairement formée par une cuvette hydraulique à siphon, ayant pour but d'intercepter le passage aux émanations de l'égout (265). Cette cuvette s'adapte à la partie supérieure du tuyau de chute, dont l'extrémité inférieure débouche dans le branchement sur le glacis réglementaire établi devant le mur-pignon adossé au mur de la maison. Le tuyau dechutea ordinairement 0"^,22 de diamètre. On a fait aussi l'application d'une cuvette composée d'un simple récipient posé sur le glacis, et dans l'eau duquel l'extrémité inférieure du tuyau de chute plonge de quelques centimètres.

La fermeture hydraulique qui en résulte permet de supprimer la cuvette à siphon formant prise d'eau, en la remplaçant par un simple récipient à grille, dont on garnit l'extrémité supérieure du tuyau de chute, à la hauteur du ruisseau. Pour que cette nouvelle cuvette ne donne pas d'odeur, il faut que le tuyau d'eau ménagère ne reçoive aucun branchement entre le sol de la cour et le radier de l'égout.

En dehors de celte cuvette, imaginée par Belgrand, ingénieur en chef du service municipal, et établie en fonte par M. Godefroi, les systèmes de cuvettes à siphon qui paraissent donner les meilleurs résultats sont ceux avec coussin en caoutchouc de M. Rogier-Mothes, de MM. Guss et Truffât et de M. Damour.

Aux termes de l'arrêté préfectoral, les tuyaux de concession d'eau seront placés dans les branchements d'égouts particuliers dès que ceux-ci seront construits. Alors, les robinets d'arrêt de ces tuyaux doivent être manœuvres sous bouche à clef, et pour que la clef n'ait pas une longueur exagérée, il est nécessaire que la distance entre l'extrados de la clef de voûte du branchement et le sol du trottoir ne dépasse pas de beaucoup l-,30. Quand cette distance doit être dépassée, on élève le branchement particulier par un nombre suffisant de gradins, ou, si cette disposition n'est pas possible, on élève la voûte du branchement, sur une longueur de 1 mètre contre le mur de façade, de manière à former une cheminée disposée de telle sorte que la conduite d'eau ne s'y trouve pas à plus de l-'jao en contre-bas de la surface du sol.

Circulaire adressée par chaque maire aux propriétaires de son arrondissement

qui doivent faire établir des égouts particuliers.

Conformément aux instructions de M. le préfet de la Seine, M. , propriétaire

de la maison rue , n» , est invité avenir li la mairie prendre connais-

sance du projet d'un embranchement d'égout, dont la construction, pour le service de son immeuble^ lui est imposée par Tarticle 6 du décret du !26 mars 1852.

Le projet dont il s'agit restera déposé au secrétariat de la mairie pendant huit jours (qui sont désignés). Un procès-verbal sera ouvert pour recevoir les observations de l'intéressé.

On appelle l'attention du propriétaire sur les dispositions des décret et arrêtés dont le texte est ci-après et qui réglementent la construction et Tentreticn des branchements ainsi que Técoulement continu des liquides des fosses d'aisances dans les égout$ publics.

Enfin, on lui fait remarquer que les nécessités de la circulation et la sécurité publique exigent, selon les circonstances, que les travaux soient exécutés par mesure collective (à la fois pour plusieurs propriétés voisines) et confiés èi un entrepreneur unique.

M. est, en conséquence, convoqué à la mairie le , afin de se

concerter avec ses co-iutéressés peur le choix de cet entrepreneur unique.

281. Dispositions d'exécution. Branchements en maçonnerie. (Arrêté préfectoral du 19 décembre 1854.)

Art. l«^ A l'avenir, la projection directe, dans les égouts publics, des eaux pluviales et ménagères des maisons de Paris, que prescrit l'article 6 du décret du 26 mars 1852, aura lieu par des galeries souterraines en maçonnerie

Une grille en fer, établie à l'aplomb du mur de face, interceptera la communication de la maison avec l'égout. Cette grille aura une serrure à deux clefs, dont Tune restera entre les mains du propriétaire et l'autre sera remise à l'administration

Art. 3. En cas d'avaries, les tuyaux de drainage existant aujourd'hui seront remplacés conformément aux prescriptions de l'article l*"" du présent arrêté.

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