‹ Fortunio, comédie lyrique en quatre actes et cinq tableauxChapitre 65 sur 84 · SCENE II LES CHOEURS, JACQUELINE, MAITRE ANDRÉ · texte numérisé non relu

SCENE II LES CHOEURS, JACQUELINE, MAITRE ANDRÉ

JACQUELINE

Mesdames, vous êtes-vous bien ébattues, Loin d'ici Chagrins et soucis.

Puisque, ce soir, chez moi les Grâces sont venues.

LES DAMES

Chère belle, Nos compliments.

Vraiment, vraiment, vraiment C'est un éblouissement, Et votre visage charmant Trahit la paix d'un cœur fidèle.

JACQUELINE

Promenez- vous, chères beautés, Parmi les bocages bleutés, Plein de l'odeur des roses-thé Dont les tendres parfums enivrent,

IKi KOKTIMO

Allez, tels Nicette et Colin, Robe rose, habit zinzolin, Echanger des propos câlins Et coûter la douceur de vivre !

LES DAMES

Vraiment, vraiment, vraiment, On ne peut recevoir aussi divinement!

MAITRE ANDRÉ

Ne manquez pas surtout De bien admirer tout.

Les feuillages en portique Et les jets d'eau mécaniques.

La réception Est, je pense, assez magnifique.

Sachez que je la donne en expiation.

LES DAMES

Est-ce possible ?

MAITRE ANDRÉ

Oui, belles dames.

J'offre cette fête à ma femme Pour me punir d'avoir été trompé.

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