‹ Fortunio, comédie lyrique en quatre actes et cinq tableauxChapitre 66 sur 84 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ir

LA BAILL1VE

Par elle?

MAITRE ANDRÉ

Hé non, ma bonne, Par les méchants propos d'un clerc râpé Qui de chez moi va décamper.

LES DAMES

Oh ! maître André, vous méritez une couronne. Mari sans prix, 0 perle des maris !

MAITRE ANDRÉ

Et maintenant, pour rythmer vos danses, Je veux vous dire un air de mon enfance De ce temps où déjà fripon J'étais un ravissant poupon.

LES DAMES

Chantez, chantez, nous danserons.

Ht FORTUNIO

MAITRE ANDRÉ

Dans le vallon est une bergerie Où trois bergères gardent leurs agneaux, Agnelets blancs et bergères jolies, Rires légers, musettes et pipeaux

Oh! oh! oh! oh!

Un loup, passant dedans ce paysage, Sentit soudain un féroce appétit, Et se glissa par-dessous le treillage Lorsque le ciel mit son bonnet de nuit.

Au loup ! au loup !

Prenez bien garde au loup !

Oh ! bergères ! bergerettes !

Bergeronnettes !

Méfiez-vous du loup, Fariloula, fariloulette,

Qui sait ce qu'il fera ?

Fariloulette, fariloula !

Le joli guilledou

Doux, doux, doux, doux, Pour le méchant loup

Page 1