‹ Fortunio, comédie lyrique en quatre actes et cinq tableauxChapitre 80 sur 84 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

D'écarter sous vos pieds les ronces du chemin, De vous dire des vers, de baiser voire main. J'étais dans le rayon de votre révérence,

Je comptais dans votre existence * Et j'ose blasphémer!

Ah ! faites encore semblant de m'aimer.

Faites encor semblant. Ah ! soyez bonne. Mon Dieu ! la force m'abandonne...

Ah ! faites que je puisse encor souffrir... Il me semble que mon cœur va mourir.

(Il s'évanouit.) JACQUELINE

Fortunio, c'est moi... Jacqueline... Il se pâme...

FORTUNIO, revenant à lui.

Pardon. Adieu...

(Il se lève et se dirige vers la porte.)

JACQUELINE, le retenant.

Restez.

FOîfrUNIO

Non. non... je veux partir, Écartez-vous.

JACQUELINE

Il ne faut pas sortir.

Si, puisque je veux mourir!

Adieu, madame.

JACQUELINE

Qu'avez- vous dit? Quoi, vous saviez Qu'on vous guette?...

Je le savais.

JACQUELINE

Et vous partiez 1 Vous saviez, en venant, cette ruse infâme Que ce billet n'était qu'un piège ?...

^ ~a* te Ville de Bruxelles

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