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Fig. 28. — Les sept molaires inférieures de l’'Homalodontherium Cunninghami, Flower, 1/2 grandeur. — Santacruzien. — Cette figure a été faite d’après Flower ; on a représenté les dents un peu moins usées en se servant de nos échantillons.
croissant ; celui-là est moins allongé comparativement au premier que dans Colpodon. En outre les denticules internes ji. sont portés plus en arrière. Les prémolaires occupent plus de place que dans Colpodon.
1. À en juger par la figure que Burmeister a donnée du Colpodon propinquus, type de son genre Colpodon, la première prémolaire inférieure est plus allongée que dans nos Colpodon du Deseado appelés par M. Ameghino Leontinia et que dans une pièce de Colpodon recueillie par M. Tournouër dans l'étage colpodonien du Coli-Huapi.
Astrapotherium (fig. 29) est caractérisé par ses arrière-molaires dont le premier croissant est plus ouvert, plus allongé d'avant en arrière que dans les formes précédentes. Le second croissant est plus long que le premier, surtout à la dernière dent !'. Le denticule interne est porté en avant du second croissant ; il
est simple, petit, particulièrement à la troisième arrière-molaire. Il contraste avec
Fig. 29. — Les cinq molaires inférieures de l’Astrapotherium Holmbergi, Amegh. 1 1/2 grandeur. — Deseado. — La 1° prémolaire (homologiquement la 3°), étant brisée dans la pièce qui a servi de modèle, a été copiée sur celle d’une autre mâchoire de même taille, du même gisement.
. — Rio Coylet.
Fig. 32. — Les six molaires inférieures du Toxodon platensis, Owen, aux 5/12 de leur grandeur. D’après une mâchoire du Pampéen de la Plata, rapportée au Muséum de Paris par M. Bonnement.
celui d’Aomalodontherium qui est porté en arrière et celui de Colpodon qui est dédoublé. Les prémolaires sont très réduites ; elles sont au nombre de deux ; dans une espèce du Coli-Huapi et dans tous nos Astrapotherium du Santacruzien, il n’y en a qu’une seule, ainsi que M. Ameghino ? l’a fait remarquer. Cela permet de distinguer de suite les mâchoires inférieures aussi bien que les mâchoires supérieures d’un Astrapotherium.
1. M. Mercerat a montré qu’il y a beaucoup d’inégalité dans la dimension comparative des deux croissants dont se compose chaque arrière-molaire (Mémoire sur les Astrapothéridés, 1901, déjà cités).
2. M. Ameghino appelle Parastrapotherium les Astrapotherium du Deseado qui ont plus d'une prémolaire inférieure. « Première contribution à la connaissance de la faune des couches à Pyrotherium. (Extrait du Boletin del Instituto geographico argentino, t. XV, p. 35), et publications suivantes. Ce savant paléontologiste avait supposé que les prémolaires de son Parastrapotherium étaient au complet. Quoique notre collection renferme de nombreuses mâchoires d’Astrapotherium du Deseado, du Coli- Huapi, aussi bien que du Santacruzien, nous n’en avons pas qui portent plus de deux prémolaires soit à la mâchoire inférieure, soit à la mâchoire supérieure.
Coresodon (fig. 30) ! se sépare de tous les autres genres par ses croissants minces, réguliers, bien arrondis, beaucoup plus serrés que dans Astrapotherium, ses arrière-molaires étant raccourcies. Les seconds lobes ont un denticule interne plus épais que dans Astrapotherium, partagé en deux, formant par l’usure une fossette comme dans Colpodon. Les prémolaires contrastent par leur développement avec celles des Astrapotherium. Les dents inférieures, comme les supérieures, sont couvertes de cément.
Nesodon (fig. 31) se distingue par la grande hauteur du füt de ses molaires et par le contraste de leurs deux croissants : l’antérieur est si comprimé d’avant en arrière qu'il prend une forme quadrangulaire : le croissant postérieur est au contraire si étiré que, dans la dernière dent, il dessine une crête presque droite, Pour s’en rendre compte, on peut mener une ligne tangente au bord externe du croissant postérieur des trois arrière-molaires : on verra que le croissant antérieur déborde beaucoup sur le bord externe. Le denticule interne du second croissant est moins en arrière que chez Colpodon et Homalodontherium. La 3° et la 4° prémolaire ressemblent aux arrière-molaires, au lieu que, dans les autres genres, elles sont beaucoup plus simples. Le second croissant a plus de place pour se développer, et n'est pas contourné sur lui-même comme dans Colpodon (fig. 27) et Homalodontherium (fig. 28), et on y voit parfois un commencement de denticule interne. Il faut d’ailleurs prendre garde de confondre la dernière dent de lait avec la 4° prémolaire, car elle tombe si tard qu’elle peut induire en erreur. M. Ameghino, dans son intéressant travail sur l’évolution dentaire du Vesodon *, dit que la 4° prémolaire en haut et en bas, chasse la dernière dent de lait, seulement quand la dernière arrière-molaire entre en fonction.
Toxodon (fig. 32) est l’exagération de Vesodon : le premier croissant de ses arrière-molaires est encore plus comprimé d’avant en arrière ;: au lieu d’un prisme quadrangulaire, il devient un prisme triangulaire, dont l'épaisseur contraste avec l’aplatissement du second lobe, surtout dans la dernière dent. Le fût des molaires est encore plus élevé que dans Vesodon.