‹ Fouilles à DahchourChapitre 26 sur 69 · WM/M · texte numérisé non relu

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Fig. 191.

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Fig. 198.

Ainsi l'enceinte toute entière venait d'être parcourue, les terrains qu'elle renfermait étaient presqu'entièrement sondés, il ne restait plus cjue quelques mètres au sud et à l'est de la pyramide, et au nord l'espace occupé par les débris des fouilles antérieures aux miennes.

PYRAMIDE SEPTENTRIONALE DE BRIQUES. 8l

J'avais espéré découvrir l'entrée des souterrains dans l'enceinte même de la pyramide et, me souvenant de la position (ju'elle occupe aux pyramides d'Illahoun, j'avais poussé les recherches vers le sud. Cette attente étant déçue, je franchis le mur méridional et commençai des sondages à l'angle du sud-ouest.

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Fig. 200.

Fig. 199.

C'est en procédant à ces recherches que je découvris une vaste chambre voûtée (fig. 201 — 202) de briques, murée aux deux extrémités et dont jusqu'ici je n'ai pu deviner la destination. Cette singulière construction qui, par son appareil et ses matériaux dont elle est bâtie, appartient également au moyen empire, était enterrée sous un amoncellement énorme de décombres de tout genre, débris des grands monuments qui s'élevaient jadis sur ce plateau aujourd'hui désert. (Voir planche XXVIII.)

L'étrangeté de cette construction m'invita à l'explorer avec soin et c'est en opérant des sondages de quatre et de cinq mètres dans les débris que j'ai découvert trois barques de dix mètres

de longueur dont deux sont aujourd'hui dans le musée de Gizèh (fig. 2o3), trois autres barques semblables furent encore rencontrées dans les sables à loo mètres environ au sud des premières, puis des traîneaux de bois (fig. 204) et bien que les fouilles ne soient pas terminées en ce point, tout me porte à croire que nous rencontrerons encore bon nombre de barques et de traîneaux. Ces barques avaient été déposées sur les graviers du diluvium, soutenues sur les côtés à l'aide de briques crues et enfouies sous les décombres. Leurs gouvernails étaient placés en long sur le pont.

Fig. 201.

Fig. 202.

La construction de ces bateaux est singulière : nous ne voyons pas leur intérieur garni d'armatures comme il est coutume de le faire aujourd'hui pour les embarcations modernes, mais les diverses planches sont assujeties les unes aux autres au moyen de tenons rentrant dans des mortaises ménagées dans l'épaisseur du bois. (Voir planches XXIX, XXX et XXXI.)

Ce mode de construction semble avoir été fort solide, car 5000 ans environ après leur construction les deux barques dégagées des décombres qui les entouraient et des briques qui les soutenaient se tenaient encore parfaitement rigides. Pour les pouvoir transporter sans risques, j'ai fait construire autour de chacune une enveloppe de bois et 70 porte -faix ont pu porter au Nil cette masse de bois sur une distance de huit kilomètres environ.

PYRAMIDE SEPTENTRIONALE DE BRIQUES

L'une des deux barques du musée de Gizèh était peinte en blanc, l'autre en rouge; toutes deux, de même ([ue leurs gouvernails à palettes, portaient des ornements multicolores. Les trois

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Fig. 203.

autres sont restées sur place enterrées sous le sable. Le temps ne m'a pas permis de les faire enlever.

Fig. 204.

Quel fut l'usage de ces bateaux? Comment se fait -il qu'ils aient été trouvés au milieu du désert? Nous avons pensé qu'ils avaient servi au transport des momies royales et les traîneaux qui gisent enterrés dans les décombres non loin de là semblent prouver que notre opinion est la seule acceptable.

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