‹ Fouilles à DahchourChapitre 34 sur 69 · I. Voir fig. Si bis, p · texte numérisé non relu

I. Voir fig. Si bis, p

I 20 G. JEQUIER.

Un document qui n'a pas un rapport direct avec les nécropoles fouillées cette année, mérite toutefois notre attention : c'est la stèle bien connue du Louvre qui raconte la vie et les travaux du scribe Meri.' Ce personnage considère comme l'ouvrage le plus important qu'il ait entrepris, la construction du tombeau du roi Ousertesen I""; la description qu'il en donne, quoiqu'un peu obscure, correspond entièrement aux sépultures que recouvrent les deux pyramides de briques de Dahchour et les nécropoles environnantes et qui n'en sont qu'un vivant commentaire; où ce tombeau se trouve, nous n'en savons rien encore, mais il doit être, dans ses grandes lignes, absolument semblable à ceux de ses successeurs. De pyramide, il n'en est pas parlé, mais nous voyons la chambre antérieure '""^ f[||l "^"^ > ornée de colonnes Ai taillées, à ce qu'il dit, comme celles du ciel, qui supportaient le plafond : c'est la chapelle funéraire qui, dans nos deux monuments royaux, remplace la stèle des mastabas appartenant aux simples particuliers ; la mention qu'il fait de portes et d'obélisques se rapporte sans doute à la façade de la chapelle, de même pour le disque ailé qui surmontait l'entrée.^ Puis, c'est le canal creusé pour permettre à la flotte funéraire d'arriver du fleuve aux abords du tombeau, une flotte comme celle qu'à la xii^ dynastie on aimait tant à reproduire en miniature,^ ou comme celle qui avait servi à l'ensevelissement d' Ousertesen III et qui a été retrouvée enfouie à proximité de sa pyramide." Enfin l'appartement intérieur apparaît avec ses couloirs <=>-<?-.

Ce tombeau se trouve-t-il à Thèbes comme cela paraîtrait probable pour un des fondateurs d'une dynastie thébaine, ou dans la nécropole memphite, puisqu'il présente tous les caractères des monuments funéraires de cette contrée, sous ses successeurs? C'est ce qu'il est impossible de dire à présent. Peut-être des fouilles heureuses viendront-elles une fois le mettre au jour.

Ousertesen II.

Seul, le pectoral de la princesse Sit-Hathor nous donne le nom de ce monarque, dont elle était sans doute la fille ou la petite-fille. Ce merveilleux bijou- présente tout un fragment du protocole royal, le cartouche ToQ^l précédé du titre de l'Horus d'or. Celui-ci, 1 M, «le repos des dieux» a ceci d'intéressant qu'il diffère de celui qui est connu jusqu'ici Ml, comme nous le donne le Livre

1. Stèle C. 3, publiée et traduite d'abord par M. M.vspero, Mélanges d^ archéologie égyptiennes et assyriennes, II, 221, republiée par M. PiERRET, Inscriptions du Louvre, II, 104, et par M. Gayet, StUes de la xn' dynastie.

2. 1 Nf I ^^zz^ %\ [<::=', etc. Les mots r^^^ sont ici la variante du <=^> , la légende qui accom-

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pagne toujours le disque ailé, au-dessus des portes des temples. La valeur behoudit du signe «œ-, déjà signalée par M. Brugsch, est confirmée par les nombreuses inscriptions démotiques de la terrasse du temple d'Edfou, que M. Legrain a bien voulu me communiquer, et par ce texte du Moyen Empire, incompréhensible si l'on n'admet pas cette lecture.

3. La dernière découverte et peut-être la mieux conservée de ces flottilles est celle qui a été trouvée en 1892 dans les fouilles entreprises par M. de Morgan à Meïr. Une de ces barques, munie encore de sa voilure antique, est reproduite dans Maspf.ro, Histoire ancienne des peuples d'Orient (édition illustrée), I, 195.

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