Voir p. 60 et pi. XV, XVI et XXI
NOTh: SUR QUELQUES ROIS UE LA XII<= IJYNASTIE. 121
des Rois;' la nouvelle version donne un sens bien préférable, et il est à présumer que nous devons l'ancienne à une simple faute de lecture, les signes — q— et ~j^ étant faciles à confondre.
Le cartouche du roi se retrouve sur la stèle d'Apati" dans le nom du fils du défunt f oqS J J » personnage né probablement sous le règne de ce souverain.
OUSERTKSEN III.
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Lors de ses fouilles à Dahchour, Perring avait trouvé près de la pyramide de bricjues .septentrionale un fragment de cartouche qu'il n'avait pu identifier.-* Plus tard, le vicomte E. de Rougé y reconnut le nom d'Ousertesen III et émit la supposition que cette pyramide devait renfermer son tombeau, idée reproduite ensuite par d'autres savants."" Depuis lors, plusieurs autres fragments de la même chapelle funéraire ont été retrouvés et plusieurs d'entre eux portent tout au long les cartouches ou même le protocole entier d'Ousertesen III, confirmant ainsi l'opinion du savant égyptologue.^ Il en est de même de trois autres monuments provenant au.ssi du territoire de la pyramide, deux petites stèles votives semblables et un graffiti hiératique, portant le cartouche roQUUU J.*"
Il est bien connu qu'en Egypte, surtout aux anciennes époques, les grands seigneurs de la cour, les hauts fonctionnaires de l'État, venaient grouper leurs tombeaux autour de celui de leur souverain pour lui faire cortège au travers des enfers et remplir auprès de lui les mêmes fonctions dans l'autre monde que sur terre. Il en est de même ici, et les ma.stabas fouillés dans la nécropole située au nord de la pyramide appartiennent tous à des contemporains d'Ousertesen III, d'un rang plus ou moins élevé.' Malheureusement les textes sont trop concis et trop mutilés pour nous donner des renseignements historiques sur le règne de ce monarque; de nature presque essentiellement religieuse, ils se bornent à nous donner les titres des défunts, à côté des invocations d'usage.
Si le tombeau du roi n'a pas encore été retrouvé, la grande galerie qui s'étend le long de la face nord de la pyramide nous a donné ceux de quelques-uns des membres de sa famille. Les spoliateurs antiques ont, il est vrai, fait consciencieusement leur ouvrage en enlevant tous les menus objets qui auraient pu nous donner des renseignements sur les défunts, et nous devons nous contenter des brèves légendes tracées sur quelques-uns des sarcophages. Tout d'abord on se trouve en face de quatre grands tombeaux d'une construction fort soignée et surmontés chacun d'un mastaba; un seul nous apprend qu'il appartenait à une reine, associée à la couronne, nommée Nefert-Hent
1. Lepsius, Ueber die zwblfte Dynastie, pi. III, n° 4. — Lepsius, Koiiigshuch, pi. XII, 181 c. — E. Brugsch-Bey et U. Bou- RiANT, Livre des Rois, p. 18, n° IV.