‹ Fouilles à DahchourChapitre 36 sur 69 · Voir fig. 127, p. 59 et fig. 192, p · texte numérisé non relu

Voir fig. 127, p. 59 et fig. 192, p

7. Khnoum-Hotep seul, dont le mastaba (n° 2, p. 19) porte le cartouche d'Amenemhat, est mort probablement quelque temps après le roi sous lequel il avait exercé ses hautes fonctions.

122 G. JEQUIER.

îûS^;' il est permis de supposer que les trois autres caveaux, construits d'une manière en tous points semblable, étaient destinés également à des épouses royales.

Quant aux huit autres tombes, groupées dans un seul souterrain et grossièrement taillées dans la roche, elles appartenaient sans doute à des princesses d'un ordre inférieur, des filles du roi probablement. C'est du reste les titres que nous donnent les deux seuls sarcophages qui portent une

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légende, ceux de Ment ^-^^^ et de Sent-Senbet-s 1~^AA^^ I j ^\\.- Les scarabées qui faisaient partie des deux trésors oubliés par les voleurs nous donnent les noms de deux autres princesses, Sit-Halhor f^j'^^et Merrit''=::x^<=>.^ Nous sommes donc ici en présence d'un vrai harem royal réuni dans un seul appartement funéraire, voisin quoique séparé, de ceux du roi et des princes, de même que sur terre, selon les coutumes orientales.

Sur la face sud de la pyramide, trois grands mastabas nous indiquent probablement des tombeaux de princes dont l'entrée, qui n'a pas encore été retrouvée, donne peut-être dans la galerie royale.

Les bijoux trouvés dans la galerie des princesses ne nous donnent que rarement le nom d'Ousertesen III, quoique les princesses auxquelles ils appartenaient fussent sans doute des parentes très rapprochées de ce souverain, peut-être ses sœurs ou ses filles. Un scarabée porte son cartouche,'' mais un objet beaucoup plus important doit attirer notre attention : c'est un des pectoraux de la princesse Merrit, celui où le roi, sous la forme d'un griffon, est figuré terrassant deux ennemis, un qui présente le type de la race nègre, l'autre qui paraît être un asiatique, comme celui que massacre Amenemhat III sur un autre bijou. Jusqu'ici de nombreux monuments nous avaient fait connaître les campagnes d'Ousertesen du côté du Haut-Nil, dès les premières années de son règne, du temps où il n'était encore que le corégent de son père : c'est lui qui recula la frontière de l'Egypte jusqu'à la deuxième cataracte et bâtit pour la défendre la forteresse de Semnèh.^ Nous n'avons donc pas à revenir ici sur ce sujet. Nous n'avons jusqu'ici, à ma connaissance, aucun document nous parlant de ses rapports avec les pays orientaux; il est cependant fort probable qu'il aura eu des luttes à soutenir avec les habitants de la péninsule sinaïtique, ces nomades turbulents, à demi indépendants, à demi sujets de l'Egypte, toujours en révolte contre les Pharaons qui de tous temps ont voulu occuper ce désert renommé pour ses mines de cuivre et de turquoises, la frontière naturelle de leur royaume. Le personnage aux chairs rouges, représenté sous la patte du griffon, près de succomber, serait alors, comme celui du pectoral d' Amenemhat, un de ces Sati dont Sinouhit nous raconte la vie et les mœurs à cette époque,^ et dont Ousertesen aura eu, comme ses ancêtres et comme ses successeurs, à réprimer les incursions ou les tendances belliqueuses.

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