VI. — Observations sur l'époque de ces tombes
Les tombes à fosse que nous venons d'étudier sont, à en juger par la ressemblance parfaite du matériel, toutes à peu près contemporaines ^
Ce matériel peut être comparé avec celui d'un groupe de tombes bien connu où l'on a trouvé beaucoup d'objets de caractère oriental ^,
^ La petite fosse LVI est peut-être un peu plus récente: voir le n° 3.
^ Voir Ghirardini, Not. d. Scavi, 1882, p. 205, n. 2-7. Undset, Annalî deU'Inst., 1885, p. 26 sq. Martha, VArt étrusque, p. 106 sq. — Ajouter la tombe de Corneto décrite par Helbig, Bull. deU'Inst., 1885, p. 213-215; la tombe de Civita-Castellana décrite par Cozza et Pasqui, Not. d. Scavi, 1887, p. 309-311 et pl. VI; plusieurs tombes non encore décrites de Vetulonia et de la région de Civita-Castellana.
^ Je me sers à dessein de cette expression vague: objets de caractère oriental. L'analyse détaillée et la classification des objets trouvés dans ces tombes serait importante, mais natui'ellement elle ne peut trouver place ici. MM. Helbig (Annali, 1876, p. 247 sq. ; 1877, p. .399 sq.; 1879, p. 6 sq.; Bas homerische Epos, p. 30-31, 39, 59), Perrot {Histoire de l'Art, T. III, p. 757 sq., 853, 855, 868, etc.), Martha {L'Art étrusque, p. 105-117) croient qu'un grand nombre de ces objets sont de fabrication phénicienne: cela est du reste incontestable pour certains d'entre eux: par exemple pour les coupes d'argent, quoiqu'il ne soit pas suffisamment prouvé qu'elles aient été faites à Carthage comme le veut M. Helbig (voir Purtwàngler, Die Bronzefunde aus Olympia, p. 52, n. 1; p. 56; Roscher's Lexikon, -p. 1756-1757. American Journal of archaeology, T. III, 1887, pl. XXX: coupe de Chypre); sans doute aussi pour le scyphos d'argent de la tomba del Duce {Not. d. Scavi, 1887, pl. XVI, fig. 1) ; pour la ciste Castellani {Monumenti delVInst., T. VIII, pl. XXVI) ; pour des ivoires sculptés (tombe Bernardini, Monumenti deU'Inst., T. X, pl. XXXI, fig. 3 ; T. XI, pl. II, fig. 1-5. — Récemment plusieurs savants, entre autres MM. Milchhôfer, Die Anfdnge der Kunst in Griechenland, p. 81, n. 1, p. 222; Langbehn, Flilgelgestalten der âltesten griechischen Kunst, p. 79 sq. ; Furtwàngler, Bronzefunde atis Olympia, p. 51, 52, 61-63; Annali deU'Inst., 1880, p. 130 sq.; Roscher's Lexikon, T. I, p. 1755, 1760-1761, 1765; Dûmmler, Jahrbuch des arch. Instituts, T. II, 1887, p. 90, 91 ; Mitth., Eom. Abth., T. II, 1887, p. 188; Studniczka, Athen. Abth., T. XII, 1887, p. 10; Bôhlau, Jahrbuch, T. II, 1887, p. 62, p. 63, n. 25; T. III, 1888, p. 359, ont cherché à réagir en différents sens contre la part trop grande faite, à leur avis, à l'industrie phénicienne et ont rattaché un certain nombre de ces objets à l'art lycien, à l'art lydien, à l'art grec, en particulier à l'art ionien de l'Asie-BIineure. — Je suis disposé à croire qu'il faut faire une très grande part à la fabrication italienne, non seulement pour les objets d'usage commun, mais aussi pour les bijoux les plus fins. Comme l'a fait remarquer M. Undset {Annali,