I, A ; LXXIX, B
^ Je sais disposé à croire qu'une route antique a passé par la dépression située entre les lettres FG-IJ de notre carte. Sur l'autre rive de la Fiora, au sud de la ville antique de Vuld, il y a en face une autre dépression par laquelle une route a pu aussi passer. Je n'ai constaté d'ailleurs aucune trace de pont à cet endroit. — Je ne pense pas que les débris de nenfro en question proviennent du grand tombeau indiqué sur la carte par la lettre F ; ils n'ont certainement pas appartenu à une construction circulaire du type de l'enceinte de ce tombeau et il n'est pas vraisemblable qu'ils aient &it partie d'un portique quadrangulaire construit à l'entrée du même édifice, car dans ce cas l'entrée aurait en des proportions grandioses et ne nous aurait pas échappé quand nous avons déblayé Tenceinte.
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celle du milieu) y présentent des personnages et des animaux sculptés ^ Les plus anciennes sont de la même époque à peu près que la nôtre, qui fermait une chambre où Ton a trouvé des vases corinthiens de style développé (n*' f, g, 2, 20, 25 et 26). La porte de cette même tombe est encadrée d'une moulure (voir fig. 39) qui a été très fréquemment usitée en Etrurie pendant plusieurs siècles ^
Les chambres sont en général quadrangulaires (quelquefois arrondies au fond), cependant plusieurs affectent une forme moins régulière, k peu près ronde ou ovale : ce sont d'ordinaire les plus petites \ La chambre B de la tombe IX a une forme toute particulière : elle ressemble à un couloir tournant. Les dimensions varient beaucoup, et à cet égard nous renvoyons à la première partie de ce travail. — Nous avons trouvé deux petites tombes en forme de loculi (I, B et XII, B), creusées dans la paroi de couloirs conduisant à des chambres d'une époque ancienne: Tune (I, B) était fermée par deux petites plaques de tuf, l'autre par une grosse dalle dressée de champ. Une autre un peu plus récente était isolée et précédée d'un cassone (CVII).
Les plafonds ont la forme d'une voûte plus ou moins cintrée, qui s'abaisse très souvent dans la direction du fond. Celui de la chambre B de la tombe VIII (fig. 6) fait exception : il est à échine. A Corneto, les tombes à chambre appartenant h la même époque que celles que nous étudions en ce moment, ont le plafond en forme de voûte grossièrement taillée^ (ce sont les plus anciennes) et d'échiné^.
1 Voir Ghirardini, Not d. Scavi, 1881, p. 365-366; Helbig, Dos homeriêche Epo$, p. 42, n. 2. Les trois exemplaires conservés au musée de Florence présentent ces tringles.
' Voir Martha, JJArt étrusque^ p. 168. A Vulci, Monumenti àeWInst, T. I, pi. XLI, fig. 10 (= Martha, p. 195, fig. 163) et notre tombe CXXXIV (fig. 80).
3 Tombes III, B; IX, C et D bis; XV, A et B; XXXIV; LUI, B; LV; LIX, G, D, H; LXX, A et B; CVI, B; GXVI. Du reste, la forme irrégulière des chambres tient quelquefois à la mauvaise qualité du tuf que Ton n'a pas pu tailler avec symétrie. Cela est vrai en particulier pour les tombes XLV et LXV, B.
^ Martha, VArt étrusque, p. 105. Dasti, BulL deWInst, 1877, p. 57. Helbig, i6tdf., 1884, p. 122; 1885, p. 77, 116. Ghirardini, Not. d. Scavi, 1881, p. 364.
5 Par exemple : Dasti, BulL delVInst, 1877, p. 69. Helbig, BulL delVlnstj 1881,
DESCRIPTION DES TOICBEB. 489
Dans un grand nombre de chambres, il y a une banquette laissée dans le tuf; elle se trouve contre un des côtés longs \ D'autres fois, on voit une seconde banquette au fond ^ ou en face de la première ^, ou bien encore une seule banquette faisant le tour de la tombe ^.
La tombe XLVIII (fig. 41) contenait un lit de nenfro avec des pieds sculptés. Un autre à peu près semblable a été signalé dans une tombe à cassone de Vulci ^. Des lits ou des sièges avec des pieds de forme semblable ou analogue se voient sur un grand nombre de monuments grecs ^ et étrusques^ de différents styles et de différentes époques.
Gomme dans les fosses, nous avons distingué avec certitude dans les tombes k chambres deux modes d'ensevelissement : Tinhumation, qui est le rite le plus ordinaire, et l'incinération : tombes I; II ; VI; XII, C (?: voir au n^ 18 de cette chambre); LUI, A; LV; LXIV, A (n" 4); liXTECn*" 18); XCV; il faut ajouter la tombe à fosse LXII, qui appartient à répoque des tombes à chambre ^. Quelquefois les deux modes de sépulture ont été employés dans la même chambre (tombes I ;
I>. 41; 1884, p. 118, 123; Mitth. des arch. InsHtuts, Rom. Abth., T. I, 1886, p. 86, 87, ; Not. d. Scavi, 1888, p. 691; 1889, p. 100, 101, 102, 337; 1890, 74, 148.
^ Tombes III, A; V; VI; VII, B, C; etc.
« Tombes I, XliVHI.
^ Tombe LIX, A.
* LXXin, A.
5 Lenoîr, Annali delTInst, 1832, p. 263-264, et Monumenti, T. I, pi. XL, fig. a, 2.
«Par exemple: Mitth, des arch. Instituts, Athen. Abth., T. VIII, 1883, pi. XVII.
rongpérier, Musée Napoléon III, pi. LXXI et LXXII. Wiener Vorlegebltitter fiir arch.
fj^bungenj 1888, pi. III, troisième rangée. Gerhard, Atiserlesene VasenbUder, pi. I;
-^truskische und kampanische Vasenbilder, pi. XXIV. Museo etrusco gregoriano, T. II,
1>L LXIX, fig. 2. Monumenti delVInst., T. III, pi. LX ; T. VIII, pi. XXIV. Archffo-
^gisehe Zeitung, T. XXV, 1867, pi. CCXX. Etc.
^ Longpérier, Musée Napoléon III, pi. LXXX (cf. Brunn, Annali delVInst., 1861, •p. 396-896). Micali, Monumenti inediti, pi. XXIII. Des Vergers, L'Etrurie et les Etrumguest pi. II (« Martha, UArt étrusque, pi. II). Etc.
' Ajouter une tombe décrite par Helbig, Bull, delVlnst., 1880, p. 143 (avec des Vases corinthiens de style développé).
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XII, C [?]), fait que Ton a constaté aussi dans d'autres nécropoles ^ — Pas plus que la forme de la fosse, la banquette n'indique nécessairement rinhumation, car elle a quelquefois servi à supporter des ossuaires ^.
L'ossuaire de la tombe LXV, B (n* 1 8) consistait en un bassin de bronze avec une décoration au repoussé. Les autres étaient en argile, mais avec des formes qui sont pour la plupart imitées de modèles métalliques: bassins hémisphériques sans anse, de la forme 136 (I, 1); de la forme 137 (VI, 1 et 2; LXIV, A, 4); bassins hémisphériques avec deux petites anses circulaires dressées sur les bords, de la forme 138 (XII, C, 18; LV, 1); grande cuvette sans pied, de la forme 177 (II, 1); cuvettes montées sur trois pieds bas de la forme 135 (LUI, A, 1 ; XCV, 1). Les tombes que je viens de citer appartiennent à répoque de l'importation des vases corinthiens (fin du septième-pre-
^ A Gorneto: Helbig, Annali deirinsL, 1884, p. 123-124 (tombe du sixième siècle); Not. d. Scavi, 1888, p. 181 (septième siècle). A Véies : Dennis, The cities and cemeieries of Etruria, troisième édition, T. I, p. 37 et 39 (tombe Campana, sixième siècle); Lanciani, NoL d. Scavij 1889, p. 11 (troisième siècle). A Cervetri: Ganina, Uantxca Etruria marittima^ T. I, p. 182 et 184 (tombe Eegulini-Galassi) ; Milani, Museo ituliano di antichità classica, T. I, p. 290 (tomba délie Sedie), A Carbognano dans le Viterbais: Dressel, Bull. delVlnst,, 1881, p. 156 (deuxième siècle). A Barigello, près de Viterbe: Bazzichelli, Not. d. Scavi, 1880, p. 124 (troisième ou second siècle). A Gorchiano : ihid,,
1885, p. 421 (troisième siècle ?). A Orvieto, très fréquemment, pendant plusieurs siècles à partir du sixième: Kôrte, Annali delVInst,^ 1877, p. 107-108; cf. Not. d. Scavi, 1878, p. 239; 1879, p. 33 et 178; 1881, p. 243; 1883, p. 162, 328; 1884, p. 384, 389;
1886, p. 16, 417, 419, 502, 503, 505; 1886, p. 7; 1887, p. 61, 91; 1888, p. 66, 67, 179, 726; 1889, p. 98; Bull. delVInst, 1879, p. 230; 1881, p. 276. A Ghiusi: Helbîg, BuU. delVInst.y 1874, p. 206 (tombe du sixième siècle). A Pérouse : Helbig, Mitih. des areh. Instituts^ Rom. Abih., T. I, 1886, p. 221 et 224 (tombe du cinquième siècle). A Cortone : Milani, l. c, p. 290 (première moitié du sixième siècle). — On devra du reste, quand on connaîtra mieux les usages particuliers de chaque localité étrusque, établir une distinction chronologique entre ces différents exemples. Il n^est pas douteux que dans certaines nécropoles, surtout dans TEtrurie centrale, l'usage de rincinération a recommencé à prévaloir à partir du troisième siècle (peut-être par suite de l'influence des Komains ?). Il y aurait donc à distinguer les exemples d'incinération qui indiquent la persistance de l'ancien rite, et ceux qui témoignent d'influences nouvelles.
2 Tombes I, VI. Helbig, Bull. delVlnst., 1880, p. 143.
ficîle d'arriver à des conclusions à cet égard. Souvent les poteries sont tellement brisées qu'il est difficile d'en reconnaître les formes. En outre la mauvaise conservation des os ne permet pas toujours de dire s'il y a eu dans une chambre un ou plusieurs morts, par conséquent un ou plusieurs services funéraires. Enfin les voleurs qui ont pénétré presque partout ont enlevé une partie des objets et souvent déplacé les autres, de telle sorte qu'il n'est guère possible de reconstituer complètement le matériel déposé auprès de chaque mort. Du reste, je ne pense pas que pour le choix des objets les règles aient été tout-à-fait fixes : il y a de nombreuses exceptions. C'est sous ces réserves que je fais les observations qui suivent.
Le matériel le plus simple consiste en: une urne rouge de la forme 13; — un cyathos de bucchero qui est généralement de la forme 78 ou de la forme 84 (quelquefois 83, forme ancienne, et 77, forme récente); il est presque toujours enfermé dans l'urne; — une tasse de bucchero, d'ordinaire de facture primitive, des formes 105 ou 107 (rarement 106); — une œnochoé de bucchero: les formes 66,67 et 85 sont les plus fréquentes (63, 64, 70, 71 sont plus rares); — un canthare de bucchero de la forme 56; — deux tasses ou calices sans anses des formes 119 ou 122 (on trouve aussi les formes 125, 126, 118, 120, 121); — un couteau de fer; — dans les tombes d'hommes une lance et souvent aussi un rallum.
A ces objets viennent fréquemment s'ajouter: une jarre de la forme 40 (plus rarement 19, 21 et 41), en terre rouge ou jaune; — un bassin d'impasto italico ou de bucchero (138, 136), ou une cuvette déterre jaune (177); — un pot sans anses d'hnpasto {2b ; rarement 26 et 27); — une ou plusieurs tasses à anse relevée (113, 112 et à une époque plus récente 100); — une ou plusieurs autres œnochoés de bucchero; dans ce cas, il y a d'ordinaire une paire de tasses ou calices sans anses et un canthare pour chaque œnochoé ; souvent aussi une coupe de bucchero (forme 159) remplace ou accompagne le canthare ; — des plats de bucchero en nombre variable (174 et 179); — une œnochoé de
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