I, A; II; IV; V; X; XII, C; LV; CXVI
^ J'ai déjà dit (p. 433) qu'elles présentent une grave lacune pour le cinquième siècle.
seules tombes^ car on a trouvé à Vulci d^autres tombes contemporaines et même plus récentes où il y en avait un assez grand nombre ^ En tout caSy vers la fin du cinquième et le début du quatrième siècles, rindustrie du bucchero était à peu près morte à Vulci : dans un groupe de tombes de cette époque que nous avons fouillées à la Polledrara *, il n'y en a presque plus ^
Vasbs d'impasto iTALico. J'ai parlé plus haut ^ de quelques bassins des formes 136, 138^, 135, 177, ayant servi d'ossuaires.
Fots de la forme 25 (voir l'index des formes de vases) ^ Cette forme semble se rattacher à la céramique des terramares ^. Les rayures que
* Helbîg, Bull. delVInat, 1883, p. 40, 162, 164, 167. Je dois ajouter que des firagments de vases en bucchero à moulures, conservés à Musignano et trouvés à Vulci dans des fouilles faites vers 1883-1884, me semblent provenir d'une fabrique de l'Etrurle centrale (Chiusi ou Orvieto) : entre autres une anse d'amphore ou d'hydrie avec un guerrier exactement semblable à ceux qu'on voit par exemple dans Martha, L*Art éintsque, p. 472, fig. 316 (cf. Furtwàngler, Beschreihung der Vcufensammlung, n* 1610,
' Voir chapitre V, § 1.
^ Cette conclusion ne s'applique qu'à Vulci ; je ne prétends pas la généraliser. Voir du reste Martha, L'Art étrusque, p. 488 ; cf. p. 470, n. 3.
^ Nous avons déjà trouvé cette forme dans les tombes à fosse : voir plus haut, p. 368. — Les n»» LXXIII, A, 4 ; XC V, 9 ; CXVI, 4 n'ont pas servi d'ossuaires.
* Le n* XII, A, 6 est en terre rougeâtre.
" Cf. Pigorini, Not. d, Scavi, 1878, pi. III, fig. 4 et 5; BulL di palet, ital, T. VI, 1880, pi. XII, fig. 1 et 2. Coppi, Monografia ed iconografia délia terramara di Gor* zano, pi. LXXI. Crespellani, Atti délia Deputazione di storia patria per le provincie delVEmilia, Nouvelle série, T. VII, partie II, 1882, pi. II, fig. 4 et 5. La même forme s'est retrouvée à Civita-Castellana (musées de la villa du pape Jules et préhistorique romain) et à Bologne (fouilles Benacci II et Arnoaldi, au musée). Forme voisine, mais avec les bords droits, à Albano (Archaeologia, T. XXXVIII, partie I, pi. VII). — Je ne prétends pas du reste que dans la fabrique de Vulci cette forme soit un héritage direct de la céramique des terramares, puisque nous ne l'avons rencontrée ni dans nos pnitSi ni dans nos fosses. Elle a pu être importée d'un autre lieu où elle s'était conservée dans le cours des siècles.
4êO DEUXIÈME PARTIE.
Ton voit sur les bords rabattus dans la plupart des exemplaires s'y retrouvent aussi ^
B>t8 des formes 26 et 27. Ils sont rares (VIII,B, 5; XVIII, 3; — XVI,1).
Formes 114, 105, 104, 125, 126, 80, 83, 55, 30, 128, 57. Nous avons déjà, trouvé toutes ces formes, sauf la dernière, dans nos tombes à fosse ^. La forme 57 (X, 3) se rattache à la forme 36 de la céramique primitive^.
Œnochoé de la forme 65: XII, C,7. Elle est d'une technique plus soignée que la plupart de ces poteries et elle semble avoir été faite au tour. Cette forme est peut-être copiée sur des œnochoés importées de terre jaune h ornementation géométrique^; d'ailleurs elle existe aussi en métal ^.
Comme les poteries brunes des fosses, celles des chambres présentent parfois des ornements : croix gammée incisée (I, A, F) ; lignes de petites hachures obliques faites avec une roue dentée: simple cercle (XII, C, 13), demi-cercles (X, 3), croix gammée et zigzags (I, A, 7); ornements estampillés : triangles (XVIII, 3), croix gammée (IV, 6 et 7) ; décoration à la peinture blanche (VIII, B, 10; X, 3; XII, B, 3; XH, C, 13 et 15) ^
Quelques poteries d'impasto italico ont des formes qui n'appartiennent pas à la céramique primitive et qui se rattachent k la fabrique
^ Cf. Pigorini, Not. d. Scavî, 1878, p. 78, pi. III, fig. 10 ; Bull, di palet, ital., 1. c, et T. XVI, 1890, pi. II, fig. 6 et 6». Crespellani, l. c, fig. 4.
* Voir plus haut, p. 369 sq.
3 Voir p. 352.
* Voir p. 382. — On la retrouve à Corneto (assez fréquente), à Civita-Castellana (musée préhistorique romain avec des figures et des ornements incisés), à Véîes (Gampanari, Descrizîone dei imsi di Veio, pi. A, deuxième rangée).
^ Museo etruaco gregorianOj pi. XIII, fig. 3. Cf. aussi NoL d. Scavi, 1887, pi. XVI, fig. 3 (en argent).
^ Pour ces ornements, cf. plus haut, p. 376 sq.
452 DEUXIÈME PABTIE.
moulés sur la cuvette à Textérieur, quelquefois des têtes appliquées sur les bords ^
Urne de la forme 13y présentant de chaque côté quatre séries de baguettes demi-circulaires qui entourent une baguette verticale: LXY, B, 1. Ce motif de décoration a ses origines dans la poterie primitive italiote où Ton voit des ressauts ou des sillons demi-circulaires entourant un mamelon. Nous en avons parlé plus haut^
Forme 78. Elle est très fréquente. Souvent elle présente sur le col trois rayures circulaires et quelquefois, au-dessus, des séries d'ornements formés de plusieurs lignes de petits points estampillés, lignes dont Tensemble présente l'aspect d'un éventail entr'ouvert et couché, et qui ont été' faites à l'aide d'une petite roulette ^ Lesn*^IX,C, 2 et XLVIII, 6 ont une zone de stries verticales sur la panse, motif de décoration qu'on trouve déjà dans la céramique des fosses *; le n** X, 13, des rosettes formées de points estampillés et ressemblant à celles qui sont peintes sur un grand nombre de vases de type corinthien, dont j'aurai à parler plus loin ^. — Cette forme est fi-équente aussi èi Orvieto, à Corneto et en général dans l'Etrurie méridionale ^. On la rencontre encore, mais plus rarement semble-t-il, dans la région de Chiusi ^. Elle appartient aux plus anciennes formes de la fabrication des buccberi. — Il paraîtrait, à première vue, qu'on pût la faire dériver de l'ossuaire de Yillanova auquel elle ressemble, avec des contours plus perfectionnés
^ Par exemple, Micali^ Monumenti ineditij pi. XXX, fig. 1.
^ I, A, 3. Cf. pour ces ornements planche III, fig. 4.
* Voir p. 376.
^ Voir § 4.
^ Par exemple, Campanari, Descrizîone dei vasi di Veio, pi. A, troisième rangée. Lanciani, Not, d, Scavi, 1889, p. 156, fig. 7. Cf. à Rome, Bull, délia commissione municipale, T. VI, 1878, pi. IX, fig. 53.
^ On y trouve une forme voisine, mais avec des bords plus évasés, certainement copiée sur des vases en métal.
et une anse différente ^ Mais s'il en était ainsi, on devrait en trouver des exemplaires dans les tombes à fosse, type de sépulture intermédiaire entre le puits et la chambre; or il n'y en a pas. Je suis plus porté à croire que la forme 78 dérive d'un modèle métallique ^, comme semble l'indiquer Tanse à ruban qu'elle a presque toujours ^.
Forme 84. Fréquente aussi. Elle est souvent d'aspect cendré *. L'anse relevée est ronde ^; celle du n"" 2 de la tombe LXII présente une profonde fente longitudinale. On retrouve cette forme à Orvieto (tombes du sixième siècle), où elle accompagne toujours une petite œnochoé qui est de la même mesure ^. Elle est aussi ancienne que la précédente.
Forme 77. Cette forme imitée d'un modèle métallique ^ est , je crois, particulière à la fabrique de Vulci ^. L'anse plate présente à son sommet une bossette et elle a au-dessus des lèvres des incisions: filets lé long des bords, tige à rameaux symétriques, zigzags. De chaque côté de Tanse il y a une pointe dressée, qui dans un exemplaire (LXVI^ B, 2) est remplacée par une tête de canard en relief. Sur le rebord et audessous on voit parfois des zigzags incisés. Dans quelques exemplaires le col présente des rayures circulaires. — La forme 77 date de l'époque de rimportation des vases attiques à figures noires.
Forme 81. Nous avons trouvé plusieurs tasses de cette forme avec
^ Cf. par exemple Not. d. Scavi, 1882, pi. XII, fig. 12.
* Cf. l'exemplaire en bronze publié dans le Museo gregoriano etrusco, T. I, pi. XIII, fig. 8.
^ Exeeptions: I, B, 1 (ronde et à double ouverture); IX, C, 2; XLV, 5 (ronde); LXVII, 2; LXI, 2 (ronde avec une fente longitudinale).
^ Le n^ XVn, A, 8 est en terre jaune pâle; on a probablement négligé de lui &ire subir la fumigation qui en aurait fait un vase de bucchero.
s Exception : IX, B, 2, où elle est plate.
* Coiza et Fasqui, Not. d. Scavi, 1887, p. 367, pi. XI, fig. 13.
^ Cf. on exemplaire en bronze du musée Grégorien {Mu$eo etrusco gregoriano, T. I, pL Lni, fig. 1, en bas à droite; voir aussi pi. XIII, fig. 7), mais la panse est moins développée.
* Exemplaires de Fescia Bomana (ancien territoire de Vulci), au musée de Florence.
des vases attiques de la seconde moitié du sixième siècle ^ L^anse plate est surmontée d^une bossette et présente d'ordinaire à son attache audessus de la cuvette une tête imberbe en relief de style archaïque^ moulée à part et appliquée ensuite à cet endroit ^ Le motif est manifestement copié sur des modèles métalliques et il est assez fréquent dans Tart grec archaïque ^. Ces vases ont quelquefois des ornements incisés : zigzag et filets circulaires sous les lèvres. — On a trouvé fréquemment en Etrurie, surtout à Vulciy des tasses attiques de la même forme^ avec ou sans couverte blanche, décorées de figures noires qui sont généralement en« fermées entre deux yeux^; d'autres montrent des figures rouges de style sévère ^. Quelquefois l'anse est décorée d'une petite tête en relief comme dans nos buccheri ®. Ceux-ci sont-ils des copies des autres ? Je ne puis me prononcer sur cette question ^ En tout cas, la forme es<^ imitée d'exemplaires en métal: sur l'anse plate on voit parfois un^
^ Elle ne semble pas avoir été très répandue en Etmrie. J'en connais quelques exemplaires de Cometo et d'Orvieto (musées de ces villes), mais sans tète en relief à l'attache de l'anse.
5 Of. Helbig, Bull. delVInst, 1883, p. 39; 1884, p. 163.
' Voir rurtwàngler, Bronzefunde aus Olympia^ p. 70-72 ; Arehdol. Zeitung^ T. XLII, 1884, p. 111; Collection Sabouroff, notice à la planche XLVII (voir aussi Bayet et Collignon, Histoire de la céramique grecque^ p. 68, fig. 35). Cf. LôschckCi Ârchàd, Zeitung, T. XXXIX, 1881, p. 36 (époque plus récente: fin du sixième siècle). — Pour la disposition de la figure en relief à l'extrémité de l'anse, comparer l'hydrie de bronze d'Erétrie publiée dans le Jahrbuch des arch. Instituts, T. m, 1888, p. 251.
* Furtwàngler, Beschreihung der Vasensammlung im Antiquariumj n*» 2089-2098. Jahn, Beschreihung der Vasensammlung zu Milncheny n«« 113, 115, 119, 121, 129, 131, 133, 135, 137, 146, 344, 346, 348, 350, 417, 419, 1301, 1310 sq. Hawkins, Catalogue of the greek and etruscan Vases in the British muséum, w* 662 sq. Stephani, Die Vasensammlung der Ermitage, n"» 292 sq. Monumenti delVInst,, T. I, pi. XXVII, fig. 34 Micali, Monumenti per servire alla stor. degli anticki popoli italiani, pi. XCIX, fig. 4, 5, 6. Lan, Die griechischen Vasen, pi. XIX, fig. 1.
5 Furtwàngler, /. c, n°' 2321 et 2322. Monumenti delVInsL, l. c, fig. 35.
^ Furtwàngler, l c, n*' 2096. Jahn, /. c, nr* 344 {= Lan, L c), 350. Hawkins, l. c, n^ 667. Micali, Z. c, fig. 4. Cf. Lôschcke, Archàol. Zeitung, T. XXXIX, 1881, p. 35^.
^ Je suis peu disposé à le croire, car en général les tasses attiques à figures noires sont d'une époque un peu postérieure à nos buccheri. L'imitation commune de modèles métalliques est assez vraisemblable.
45G DEUXIÈME PABTIB.
de la fabrication du bucchero, se retrouve ailleurs : à Cometo \ k Orvieto *, à Véies ^. L'anse est d'ordinaire tranchante dans sa partie supérieure et souvent renforcée par un tenon intérieur; elle est quelquefois surmontée d'un bouton plat ^ ou d'une grossière tête corntie ^ (une tête barbue sur un exemplaire du musée de Corneto). — Les deux tasses 12 et 13 de la tombe LXV, A, dont Tune, le n"" 12, est reproduite planche III, fig. 9, sont surmontées d'un piton. De chaque côté de l'anse, au-dessus de l'attache sur les lèvres^ se détache une saillie cylindrique, qui pourrait être un souvenir de l'anse cornue de la céramique primitive italienne. Sur la cuvette à l'extérieur, une zone d'imbrications faites k l'aide d'un cylindre et une autre de godrons saillants, qui n'ont pas été moulés sur la surface après l'opération du tour, mais exécutés au moment même où le vase recevait sa forme. Il existe au musée de Florence une autre tasse semblable^ provenant de Città délia Pieve (près de Chiusi), où il est peu probable qu'elle ait été faite. Deux autres analogues se trouvent au musée de Corneto^; une troisième dans la collection Bruschi. Ces tasses me paraissent être d'une même fabrique.
Sur d'autres tasses de la même forme l'anse est aplatie. Le n"* IX, D, 7, reproduit planche III, fig. 6, a sur la panse des incisions qui imi-
' Mnsée municipal.
« Not. d. Scavi, 1887, pi, XII, fig. 26.
^ Campanari, DescrizUrne dei vasi di VeiOj pi. A, troisième rangée.
^XV, B, 6; XLVn, 6; XLIX, 33-36; LXX, A, 8. Pescia Bomana (musée de Florence). Vulci et Cometo (Furtwângler, Beschreibung der Vasensammlung im Aniiquartunif w** 1412 et 1413). Bisenzîo (musée de Florence). Orvieto (collection Faina).
^ LI, A, 5, 6. CVI, A, 13. Pescia Eomana.
^ Les godrons de la panse sont différents: ils présentent un étranglement à leur partie supérieure.
" Le piton du sommet de l'anse y est remplacé par un bouton plat avec une rosace incisée; au lien des godrons il y a sur la panse une zone de cannelures verticales. Autre exemplaire au musée, avec piton mais sans protubérances cylindriques. Autre dont l'anse est refaite. Deux autres, dont la panse est décorée comme les nôtres mais dont l'anse est différente, sont citées plus loin. Elles ont été trouvées avec une œnochoé ressemblant aux n<" 3 et 4 de la même chambre A de la tombe LXY. Je les attribue à la même fabrique.
tent des godrons métalliques. Au sommet de Tanse plate est dressée une sorte de plaque mince, h arêtes quadrangulaires, qui est interrompue au milieu par un cartouche carré sur lequel se voit de chaque côté une tête humaine enfermée dans un demi-cercle à volutes (figure faite k Taide d'un moule). Cette dernière particularité rappelle la palmette dite phénicienne qu'enferme un demi-cercle semblable ^ ornement connu aussi des Grecs ^. Quant au motif en général on le retrouve, non semblable mais analogue, sur une armille d'or de Corneto ^, sur une grande fibule d'or de la tombe Regulini-Galassi ^ et sur un couronnement de stèle cypriote ^. Il y a d'autres exemplaires de la forme 113 avec des anses analogues ^ Micali en a publié un, où au lieu d'une tête humaine on voit un masque de Gorgone^; ce vase, orné sur la panse de cavaliers en relief, appartient k la fabrique de Chiusi et est postérieur au nôtre (époque des vases peints attiques). Au musée de Corneto ^ on voit deux tasses dont la panse rappelle par sa décoration
^ Perrot et Chipiez, Histoire de VArt^ T. III, p. 131 ; on la trouve dans les divers pays soumis à la domination phénicienne : dans la PhéDicie propre, à Chypre, en Sardaigne. Elle s'observe anssi sur plusieurs objets de l'époque de la tombe Regulini- Galassi {Muêeo etrusco gregoriano^ T. I, pi. VIII, fig. 10 et pi. XXIX; Monumtnti deirifutf T. VIII, pi. XXVI, fig. 1). Cf. aussi Micali, Monum. inediti, pi. XXVII, fig. 5.
* Voir par exemple, Lau, Die grieckischen Vaserij pi. V, fig. 3. Genick, Ghriechische Keramikf pi. XXXIV, fig. 2. Nous avons trouvé des vases en terre jaune présentant la même décoration: voir plus loin, § 4.
' AfifULli et Monumenii deWInsLf 1854, pi. XXXIII, fig. 2. Cet objet n'appartient certainement pas au pur art phénicien, (voir Fnrtwàngler, Annalif delVInsLf 1880, p. 182- 133). Je croirais volontiers qu'il a été fabriqué en Italie (voir plus haut, p. 420, note).
* Mu»eo eirusco gregorianoj T. I, pi. XXXIII, fig. 6 ; cf. aussi pi. XXV, deuxième rangée.
^ Perrot et Chipiez, Histoire de VArt, Tome ELI, p. 535, fig. 361.
' Exemplaires de Pescia Bomana (musée de Florence) et d'Orvieto avec une simple plaqne dressée an sommet de Panse, dont elle longe les contours: cette plaque est surmontée d'one bossette. Dans Texemplaire d'Orvieto il y a un mufle de lion à l'intérieur de la cuvette sous l'attache de l'anse.
' Monumenti inediti, pi. XXXI, fig. 2. (= Gazette archéologique^ T. V, 1879, pi. XVIII, et Martha, VArt étrusque f p. 471, fig. 311); cf. aussi Stephani, Die Vastnsammlung der Ermitage, pi. II, fig. 95 (la forme du vase est différente).
* Fouilles de 1888; cf. Helbig, Not. d. Scnvi, 1888, p. 692. M. Pasqui, Not. d. Scavi^
458 DEUXIÈMB PARTIE.
celles des n**' 12 et 13 de la tombe LXV, A (voir plus haut et pi. III, fig* 9) ; l'anse plate est surmontée d'une sorte de plaque de bucchero de forme presque trapézoïdale sur laquelle est moulé de chaque côté un sphinx avec un double corps et une seule tête ; la plaque est surmontée d'un piton. Ces deux tasses appartiennent comme la nôtre à l'époque de l'importation des vases corinthiens. — Dès la fin de cette époque et à l'époque de l'importation des vases attiques à figures noires, on trouve h Vulcl des tasses de la forme 113 et de la forme 112 (qui ne diflFëre de l'autre que par la hauteur du pied), avec une anse plate, surmontée d'une bossette et en général ornée d'une baguette longitudinale qui est aplatie près de ses deux bouts et présente à cet endroit des incisions imitant des têtes de clous. A l'attache de l'anse sur les lèvres, d'ordinaire une tête imberbe en relief; quelquefois deux volutes ou une branche incisées sous cette tête ; sous les lèvres et sur la panse , des zigzags et des filets circulaires incisés ^ Le n"" 5 de la tombe LXI (forme 112) est reproduit planche III, fig. 7. — Il existe des tasses de la forme 1 1 3 en terre ronge avec des ornements peints en noir: l'anse, à ruban comme dans nos buccheri, est aussi ornée d'une baguette longitudinale aplatie vers ses deux extrémités. Un exemplaire du musée de Munich publié par M. Lau * et provenant probablement de Vulci me semble être une imitation locale d'un modèle en bucchero ou en bronze plutôt qu'un produit importé.
On a encore recueilli fréquemment à Vulci dans des fouilles précédentes des tasses de la forme 112^, qui paraissent être contempo-
1885, p. 439, n*^ 1, en indique une autre encore, que je n'ai pas remarquée. Une autre enfin est mentionnée par M. Helbig, Bull, delVlnsL, 1874, p. 241*242.
' Tonne 113: LXYI, A, 12; B, 6, 7; D, 2a23; CVII, 9 et 10. Forme 112: LIX, G, 10, 1 1 ; LXI, 5. Exemplaires de Pescia Romana au musée de Florence. Hawkins, Catalogne of the greek and etruscan Vases ^ n® 60, forme XXXV (avec une tête de lion à l'attache). — Cf. pour rornementation ce qui est dit plus haut à la forme 81.
* Die grieckiscken Vaserij pi. XIX, fig. 2.
^ Les parois et la cuvette s'y attachent d'une manière un peu différente: voir Furtwàngler, Beschreibung der Vasensammlung im Antiquariunij pi. V, fig. 152.
460 DEUXIÈKB PARTIE.
Il existe des vases peints k figures noires du même type \ mais je n^en connais pas qui soient certainement de fabrique grecque. — Ces tasses de bucchero appartiennent à Tépoque de Timportation des vases attiques à figures noires.
Œnochoés de la forme 66. Le bord est légèrement trilobé, et généralement orné d'une pointe ^ de chaque côté de Tattache de Taiise, qui est plate. Entre le col et la panse, un ressaut circulaire. La panse est rarement lisse : elle est d^ordinaire ornée de plusieurs séries de fines stries circulaires ^, au-dessus desquelles il y a fréquemment des séries de points en forme d'éventaiP; au bas, quelquefois des dents de loup à arêtes multiples ^. Sur quelques exemplaires les séries de stries circulaires sont remplacées par une zone de stries verticales enfermées en haut et en bas par une ou plusieurs stries horizontales^. Parfois des stries le long de l'anse, de chaque côté ^ Cette forme se rapproche fort de la forme 69, qu'ont beaucoup d'œnochoés faites en terre jaune, décorées d'ornements géométriques noirs ou rouges, et dont Tin-
Orvieto. — Gerhard, Annaîi àeWInat, 1831, p. 252, n. 1, dit que cette forme exiate dans la fabrique de Ghinsi: je n'en connais point d'exemplaires.
1 MonumenH delVInst, T. I, pi. XXVII, fig. 86 (Vulci). Musée Torlonia (Vnlci; certainement de fabrique locale). Heydemann, Die Vasenaammlung zu Neapel^ n^ 2708. Furtwângler, Beschreibung der Vasensammlung im Antiquariunij n** 21B8 (Vnlci), 4097, 4098 (Vulci). Lan, Die griechischen Vasen^ pi. VII, fig. 4. Mitih. des arch. InsUhtts, Rom. Abth.f T. n, p. 178 et planche jointe à l'article de M. DOmmler, fig. 9 et 10. On n'indique pas d'autre provenance que Vulci.
' Quelques grands exemplaires (musées de Cometo, des Conservateurs à Bome, de Florence) sont ornés de disques sur les lèvres. Le n^ 4 de la tombe XI en présente deux très petits.
» I, A, 6; II, 6^; VHI, B, 6; XI, 4; XLVI, 3; XLVm, 3; LH, 8, 9; LXXIH, A, 5; CIV, 3; CVI, A, 5. Cf. Museo etrusco gregoriano, T. II, pi. I, deuxième rangée.
* V, 3; VII, A, 9 et 10; IX, F, 3; LXV, B, 4, 5. Cf. MicaU, Monumenti inediU, pi. XXVn, ûg, 6.
^ I, A, 6; V, 3 ; LXV, B, 4. Cf. Micali, l. c, fig. 6, 7 et 8; les deux scyphoi publiés Museo etrusco gregoriano, T. III, ûg. 1 et Not d, Scavi^ 1887^ pi. XVI, fig. 6 (= Martha, VArt étrusque^ p. 456, fig. 296).
« V, 3; VII, A, 9 et lOflX, C, 4; IX, F, 3; LU, 10, 11; LXV, B, 8 et 4.