LETTRE DE M. CADOT A M. VALENTIN-SMITH
Rochefori-sut-Mer, 17 mai 1862.
Monsieur, Il m'a été impossible de voir M. de Boureuiile k mon premier passage i Paris; je ne sais si je serai plus heureux pendant le séjour que je compte y faire i mon retour, du trois au huit juin. J'en doute beaucoup; mais j'espère me dédommager amplement en vous y rencontrant, si vous donnez suite i votre projet d'y fiure un assez long séjour en vous rendant i Londres. Je descends hôtel de Breugnc, rne Ridielieu; c'est là que je vous demanderai de me faire savoir
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votre adresse et de m'envoyer la réponse à la présente si vous pensez en avoir, une i me faire.
J'ai reçu de Mâcon copie d'une lettre oBidelle de M. Thiolli^, annonçant que mon rapport sur les tumuli avait été expédié i l'administraiian le 5 mai « et que le Ministère en annonçant l'intention de R soumettre ce travail i l'Empereur qui demandait qu'en tout cas, les fouilles soient continuées, tant sur les plateaux de Saiut-Barnard et de Riottiers que dans la vallée du Formans. >
Ausâtôt que je serai de retour d Mâcon (vers le 10 juin), je m'occuperai de ces nouvelles recherches, bien que l'état avancé des récoltes les rendent très ditScUes. Je suis décida, d'ailleurs, i pousser jusqu'à Blanzy od m'appellent les exigences de mon service ordinaire, et A étudier avec soin le terrain où nous avons placé la grande bataille.
Mat Cadoi, â qui un heureux hasard a permis de faire la conniissance de Mi°' Smith, vous prie de vouloir bien lui présenter ses compliments les plus respectueux, je vous serai reconnaissant de lui faire agréer en même temps mes hommages et à recevoir pour vous la nouvelle assurance de mon entier et bien sincère dévouement. Voire très humble serviteur.
Ch. Cadot.
Rue des Fonderies, i3, — Rochefort-sur-Mer.
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L'INGÉNIEUR ORDINAIRE DE LA NAVIGATION DE LA SAONE A M. VALENTIN-SMITH A LYON
Mâcon, 22 novembre 1861.
MOHSIEVR,
Je viens de recevoir de M. Thiollière l'avis que Sa Majesté réclamait l'envoi à Paris des objets trouvés, tant dans les draguages de la SaAne, que dans les tumuli de Saint-Barnard et de Cormoz. M. Thiollière me demande en conséquence de réunir ces objets et de les lui adresser le plus promptement possible. Je désire procéder moi-même 1 cette t^ration, et je viens vous demander s'il vous serait posùble de vous trouver à Trévoux mardi prochain 2$ courant, ou mercredi 26, pour nie prêter l'appui de vos consdis. Je serai bien aise, d'ailleurs, de ra'en-
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PIÈCES JUSTinCATlVES 85
(retenir avec vous de divers incidents récents relatifs à cette aSaire et enfin, si vous acceptiez ma proposition, MM. Lacroix et Morin viendraient avec moi vous faire ta visite à laquelle vous m'avez chargé de les convier.
Je pourrais i la rigueur attendre jusqu'au jeudi 27 courant, je considère cette limite comme un maximum de reurd que je ne pourrais pjs dépasser et que je désirerais beaucoup ne pas atteindre ' Je vous serais donc infiniment obligé de vouloir bien me donner votre jour, nous arriverions alors par le premier train qui, partant de MAcon â 6 h. I j du matin, est i Trévoux (gare) i 7 h. 44, et à Trévoux (ville) i 8 1/4 environ.
Le train qui quitte Lyon i $ h. 40, ou m£me le bateau i vapeur, pourrait vous y amener en même temps.
Je vous prie. Monsieur, de vouloir bien agréer en m£me temps que mes compliments les plus respectueux la nouvelle assurance de mon entier et Inen ailéaueux dévouement.
Votre très humble et très obéissant serviteur.