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DEUXIEME PARTIE

Le Portique des Athéniens

L'attention des premiers archéologues qui travaillèrent à Delphes fut attirée par le grand mur polygonal, qu'on appelait alors « pélasgique », et surtout par les inscriptions qui le couvrent. En dégageant en 1840 la partie orientale de ce mur sur une longueur d'une dizaine de mètres, O. Mùller découvrit le haut de l'entaille qui marque l'extrémité Est du portique des Athéniens, sans en comprendre la destination (1). En 1861, la partie centrale du mur polygonal fut mise au jour par Foucart et Wescher, qui progressèrent vers l'Ouest sur une longueur de 50 mètres environ. Entre ces deux tronçons, une section d'une vingtaine de mètres de longueur, incluse dans la propriété d'un ancien chef de bande, le « capitaine » Franco, était demeurée interdite aux fouilleurs (2). C'est dans cette propriété que B. Haussoullier découvrit, en 1880, le portique des Athéniens, la rangée de bases et d'exèdres construites à l'époque hellénistique devant le portique et un tronçon du dallage de la voie sacrée (3). Mais le portique ne put être déblayé que sur une longueur de 24 mètres : l'extrémité orientale, partiellement dégagée par Mùller, avait été recouverte lors du remblaiement des tranchées ouvertes par l'archéologue allemand (4). Il fallut attendre jusqu'à 1893 pour que, à la faveur de la fouille exhaustive du sanctuaire d'Apollon, l'ensemble du portique fût définitivement remis au jour.

(1) E. CURTIUS, Anecdota delphica (1843), p. 7, pi. II. Cf. plus loin, p. 55, n. 1.

(2) P. Foucart, Mémoire sur Delphes (1865), p. 83-84 et plan de la p. 79.

(3) B. HAUSSOUUJER, BCH, V, 1881, p. 1 sq.

(4) Le dessin de l'élévation de la face Sud du mur polygonal publié en 1889 par PomTow, Beitr'àge, pi. III, associe les résultats des fouilles de Miïi<i,ER, de Foucart et d'HAUSSOUUjER.

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