‹ Fouilles de Delphes (volume 2)Chapitre 27 sur 58 · ORDONNANCE INTERIEURE · texte numérisé non relu

ORDONNANCE INTERIEURE

pale que sur les côtés. Les lapicides n'ayant pu graver les inscriptions au ras des faces latérales de ces poteaux, leur largeur ne devait pas dépasser o m. 30. Comme ils servaient sûrement à la fixation des ex-voto, on les imaginera plutôt de bois que de pierre (1). Cette hypothèse est rendue plus probable encore par l'importance de la hauteur de ces poteaux (cf. plus loin, p. 87-88) et par leur grand nombre. Ce nombre est connu grâce à la disposition des inscriptions qui étaient gravées sur le mur polygonal dans la partie abritée par le portique :

N°du plan

(pi. I)

Publication

Nom de l'archonte

Groupe

Prêtrise

Date (3)

GDI 2291

Hagion

130/29 ou 134/3

Abromachos

Aristion

134/3 ou 130/29

Kléondas

Dexondas

Thrasyclès

Hérakleidas

(1) Il existe à Delphes une série de cippes de marbre, de o m. 295 environ de côté, dont l'emplacement primitif n'a pas été établi. Trois d'entre eux ont été publiés avec les cippes de calcaire de la terrasse du trésor des Athéniens, mais il est sûr que leur origine doit être cherchée ailleurs : Colin, FD, III, 2, p. 185 ; Audiat, FD, II, Tr. Ath., p. 68-73. Une étude d'ensemble en sera donnée par J. Bousquet dans ses Etudes d'épigraphie delphique. Je lui dois les indications suivantes : on possède actuellement des éléments de 10 cippes au minimum et de 12 au maximum ; à l'exception des trois exemplaires signalés plus haut, tous ont été retaillés à l'époque impériale en forme de corniche. J. Jannoray, BCH, L,XVIII-L,XIX, 1944-1945, p. 75 sq., a montré que quelques-uns de ces blocs de corniche couronnaient des orthostates de calcaire : des lettres impériales commençaient sur la corniche et se poursuivaient sur les orthostates. Selon J. BOUSQUET, c'est de la frise du théâtre, refaite à l'époque impériale, que proviennent les orthostates de calcaire, de même hauteur que les plaques de la frise sculptée (pour la date de ces sculptures, cf. en dernier lieu L,ÉvÊQUE, BCH, LXXV, 1951, p. 247 sq.). Si le lieu du remploi des cippes est ainsi établi, leur emplacement primitif demeure inconnu. L'hypothèse de leur appartenance au portique des Athéniens se heurte à des objections sérieuses : tout d'abord, pour les raisons indiquées ci-dessus, on hésitera à restituer dans le portique des cippes de pierre ; ensuite aucun des décrets de proxénie gravés à la fin du IVe siècle av. J.-C. et au 111e siècle sur quelques-uns des cippes ne concerne un Athénien (la présence d'inscriptions sur deux faces perpendiculaires d'un des cippes ne constitue pas une objection décisive : l'écartement des poteaux, à l'intérieur du portique, aurait permis au lapicide de graver sur les faces latérales) ; enfin la hauteur de l'un des cippes, qui semble complète (Audiat, op. cit., p. 75, fig. 36 ; cippe XI, haut. 1 m. 675), est sûrement inférieure à celle des poteaux du portique (cf. plus loin, p. 87-88).

(2) GDI = Baunack, Die delph. Inschriften, dans Sammlung der griech. Dialekt-Inschriften, II (1899) ; FD, III, 3 = Daux et Sai<ac, Inscr. depuis le trésor des Athéniens jusqu'aux bases de Gélon, ire livraison (1932) ; P = PomTow, Beitrdge (1889), pi. III (les nos 25, 76 et 124 = P 1, 33 et 69 sont illisibles : cf. Couve et Bourguet, BCH, XVII, 1893, p. 344).

(3) Selon Daux, Chronologie delphique (1943)- Pour les dates, sauf indication contraire, on doit sous-entendre : avant J.-C.

N° du

plan

Publication

Nom de l'archonte

Groupe

Prêtrise

Date

(pi. I)

GDI 2269

Dexondas

Thrasyclès

Dexondas

Hérakleidas

Arehias

Peisithéos

Kleudamos

142 /i ou 141 /o

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