EXTREMITE EST
compatible avec celle d'un escalier qui aurait conduit à cette terrasse (i). D'ailleurs l'état des ruines n'impose nullement à l'esprit l'image d'un escalier : les trois blocs G, H, J sont placés au même niveau ; les blocs E et F appartiennent à l'assise supérieure ; l'ensemble a vraisemblablement fait partie du socle d'un monument votif. I,a construction de ce monument ne paraît pas remonter à une date aussi ancienne que celle du portique. Iyes blocs E et F proviennent d'un autre monument et ont été retaillés très grossièrement (cf. plus haut, p. 49). L,es blocs G et H n'ont aucun point de contact avec les fondations du portique. Sur une faible partie du bloc J repose une pierre K, de hauteur moindre que les autres blocs de la crépis (cf. plus haut, p. 50-51) ; l'appartenance de cette pierre au degré inférieur, dans l'état primitif du portique, est douteuse (2). Seul le bloc F s'engage de quelques centimètres sous les fondations du stylobate. Aucune relation n'est à établir nécessairement entre les blocs E-J et les blocs C et D, d'orientation différente. Mais la forme des blocs E et F aux côtés Nord et Ouest et les particularités du travail de leur lit d'attente semblent prouver qu'ils ont été taillés spécialement pour prendre place dans l'encoignure formée par le stylobate et les blocs C-D et que la partie visible du lit d'attente n'a été ravalée qu'après la mise en place. On est ainsi amené à rattacher les blocs C, D et E, F, G, H, J à un même ensemble, postérieur à la ruine de l'extrémité Ouest du portique. Un fragment de la dédicace d'une statue de Constantin a été découvert, sinon sur les blocs H ou J, du moins à proximité immédiate (cf. plus haut, p. 51). Il est tentant de supposer que le socle dont on a retrouvé les restes a été construit, suivant l'orientation de l'exèdre située à 2 m. 50 environ au S.-E., pour supporter la statue de l'empereur.
Extrémité Est, plan et élévation. — Il n'en va pas de même à l'extrémité Est, où les fondations obliques demeurées in situ représentent le plan du portique, au moins dans son dernier état : elles s'étendent de l'extrémité orientale de la crépis au mur polygonal, leur niveau coïncide exactement avec celui du stylobate et des fondations du socle intérieur, et leur largeur avec celle des entailles du mur polygonal.
]> choix de ce plan étrange compliquait la tâche de l'architecte, du tailleur de pierres, du charpentier et du couvreur, risquait de compromettre la solidité de l'édifice et ne se recommandait, en contre-partie, par aucun mérite esthétique. Quelles raisons ont déterminé son adoption ? On n'en aperçoit aucune qui s'impose. Si l'on désirait ménager un passage assez large entre le portique et le tré-
(1) Il est plus vraisemblable qu'une voie d'accès à cette terrasse ait été prévue du côté Sud, vers le Bouleutérion et l'Asclépieion.
(2) Le doute est accru par la présence, à l'Est du bloc K, d'un fragment de poros et par le retaillage, au-dessous de ces deux pierres, du lit d'attente d'un bloc des fondations de la crépis.
y6 LE PORTIQUE DES ATHÉNIENS
sor de Corinthe (fondations n° XXIV du plan de P. de L,a Coste-Messelière, Au musée de Delphes, pi. Iy), était-il nécessaire de prolonger le portique vers l'Est plus loin au fond qu'en façade ? Aussi bien doit-on examiner l'hypothèse d'une modification apportée au plan primitif, où la face orientale du monument aurait rencontré le mur polygonal à angle droit.
Si tel était le plan primitif, les entailles du mur polygonal lui demeurent probablement étrangères. De prime abord, la taille oblique de certaines de ces cavités par rapport à la face du mur polygonal paraît les mettre en rapport étroit avec les fondations obliques. Mais les seules entailles nettement obliques se voient au bord Est de la cavité n° i et au bord intérieur de la rainure Est n° 5 ; or cette partie des entailles ne date probablement que d'une époque assez tardive (cf. plus loin, p. 78-79). Le bord Ouest de la cavité n° 3 est taillé perpendiculairement à la face du mur (cf. plus haut, p. 54), celui de la cavité n° 4 ne présente qu'une inclinaison propre à faciliter l'introduction d'une poutre, et l'évasement égal à droite et à gauche de la rainure Ouest n° 5 serait plutôt favorable à l'hypothèse de l'insertion d'une pièce à angle droit. Cependant, si le retour Est du portique avait rencontré à angle droit le mur polygonal à l'emplacement des cavités, l'entraxe de l'ante ou de la colonne de l'angle S.-E. et de la colonne la plus proche aurait été réduit à 2 m. 70 environ, alors que l'entraxe courant de 3 m. 58 avait été respecté, semble-t-il, à l'extrémité Ouest de la façade (cf. plus haut, p. 72) ; rien ne justifiait pareille dissymétrie dans le plan primitif.
En tenant compte de la longueur de l'entraxe, deux solutions sont à envisager dans l'hypothèse d'un plan orthogonal à l'extrémité Est :
i° L,e stylobate et ses fondations s'interrompaient au point où ils s'interrompent dans l'état actuel. Dans ce cas, le retour Est du portique se serait appuyé au mur polygonal entre les panneaux inscrits 11-15 et 16-20, sans y laisser plus de trace que la face Ouest. L,a disposition des inscriptions à l'Ouest et à l'Est des cavités du mur polygonal (cf. fig. 3) prouverait simplement que le remaniement a eu lieu avant le milieu du 111e siècle av. J.-C. (1). En faveur de cette hypothèse, on peut faire valoir la largeur de l'intervalle entre les panneaux 11-15 et 16-20, supérieure à la largeur ordinaire des traces de poteaux (cf. plus haut, p. 65), et l'aspect de la face du mur polygonal, demeurée presque brute, à l'Ouest des cavités nos 1 et 2. Mais ce détail peut s'expliquer par l'interruption de l'assise supérieure du socle des ex-voto à une certaine distance de l'extrémité du monument (cf. plus haut, p. 66) (2). D'autre part, dans l'état actuel, les fondations du socle
(1) Les plus anciens des textes qu'on lit de part et d'autre des entailles du mur polygonal sont les trois décrets honorifiques gravés vers le haut du mur, à l'Est des entailles n0B 4 et 5 : GDI, 2508, 2509, 2596. Us sont postérieurs de quelques années au milieu du IIIe siècle (arch. Amyntas, Nikaïdas, Dion : Daux, Chron. delph., K i, K 3, K 4).
(2) Le mur polygonal présente le même aspect, suivant une ligne à peu près horizontale, jusqu'à son angle S.-E. Il est possible que cette ligne indique approximativement le niveau du sol à l'époque de la construction du mur.
PLAN PRIMITIF Dlî i/ëXTREMITÉ EST JJ
intérieur se prolongent vers l'Est un peu au delà de l'extrémité de la crépis ; il faudrait admettre que le socle a été allongé lors du remaniement.
2° Le stylobate était plus long de 3 m. 60 environ que dans l'état actuel. La partie du mur polygonal où, dans cette hypothèse, aurait abouti le retour Est du portique est actuellement couverte d'inscriptions. Vers le bas de la muraille, où la face des blocs n'est que dégrossie, on remarque, à o m. 55 environ à l'Est du bord droit de l'entaille trapézoïdale n° 1, une bande verticale ravalée plus soigneusement, sur une largeur de 0 m. 26 à o m. 30, jusqu'à un niveau correspondant à celui du bord supérieur de l'entaille n° 1 (fig. 3, et pi. XXXIII, 3, 4). D'autre part, entre cette entaille et la bande ainsi définie, les blocs des fondations ont été taillés sommairement à leurs faces antérieure et supérieure ; en particulier l'un d'eux, exactement à l'aplomb de la bande verticale, a été dressé à sa face antérieure, à o m. 40 environ en avant de la paroi du mur polygonal. Mais ces indices sont trop minces et d'interprétation trop incertaine (1) pour entrer en ligne de compte, d'autant plus que l'hypothèse se heurte à une autre objection : l'aspect des fondations du stylobate à l'angle S.-E. n'est pas favorable à l'idée que le stylobate se soit jamais prolongé au delà de ce point (cf. plus haut, p. 51).
En conclusion, contrairement à ce qu'on observe à l'extrémité Ouest, il est peu probable que, dans son état actuel, le portique soit tronqué à l'Est. Au contraire, des trois solutions envisagées, celle de l'allongement du monument par l'adjonction d'un appentis de plan triangulaire (2) suscite le moins d'objections. L'adoption d'un plan orthogonal aux deux extrémités satisfaisait à la logique et épargnait des difficultés d'ordre technique. Mais cet état primitif du monument, s'il a existé, ne pouvait guère laisser de traces. Faute d'arguments positifs à l'appui de cette hypothèse, on doit s'en tenir aux données actuelles des ruines.
Ces vestiges — fondations obliques et entailles du mur polygonal — indiquent les grandes lignes d'un plan du portique qui remonte en tout cas aux premiers temps de l'époque hellénistique. Mais ils portent aussi témoignage de l'existence d'un autre état, plus récent.
C'est l'examen du mur polygonal qui révèle la coexistence des traces de ces deux états :
i° La trace verticale n° 2 est nettement définie, sur une largeur de o m. 35 à o m. 37, par les entailles de ses bords et par le travail très soigné de la surface correspondante. Son bord Ouest coïncide avec l'angle supérieur gauche de la cavité n° 1 et avec l'angle inférieur gauche de la cavité n° 3, tandis que, par rapport au
(1) Ils peuvent s'expliquer par un arrangement d'époque tardive, dont témoignerait la présence du bloc N, apparemment étranger au portique : cf. plus haut, p. 53.
(2) Pour y loger un ex-voto supplémentaire, comme le monument commémoratif de la victoire dePhormion (cf. plus loin, p. 119) ? Ou après la catastrophe de 373 av. J.-C. ?
bord Est de cette trace, l'angle supérieur droit de la cavité n° i et l'angle inférieur droit de la cavité n° 3 sont décalés vers l'Est de o m. 17 (cf. plus haut, p. 54, et fig. 3). Non seulement la raison d'être de cette singularité n'apparaît pas, mais une telle anomalie dans la construction, où le chapiteau ou l'assise de couronnement aurait été placé en surplomb au-dessus du fût ou du mur, est invraisemblable.
2° La partie droite de la cavité n° 3 a été taillée ou retaillée après la partie gauche (1). Au bord Ouest des cavités nos 3 et 4, le travail est plus soigné qu'au bord Est.
30 Le bord droit de l'inscription 1 est à o m. 165 du bord Ouest de la cavité n° 3, puis il se rapproche progressivement, de haut en bas, à o m. 14 et à o m. 125 du bord Ouest de la trace n° 2 (cf. fig. 3). De cette trace, le bord droit des inscriptions 2 et 3 n'est qu'à o m. 09, celui de l'inscription 4 à 0 m. 12 en haut et à o m. 07 en bas. La présence d'un mur ou d'un pilastre appuyé au mur polygonal, en gênant les mouvements du bras droit qui maniait le marteau, empêchait le lapicide de prolonger les lignes vers l'Est (2).
Le bord gauche des textes GDI 2508 et 2509 est à o m. 035 à l'Est de la rainure n° 5, celui du texte GDI 2596 à o m. 11 de la cavité n° 4. La première lettre du texte GDI 2265 touche au bord de la cavité n° 3 vers son milieu ; le début des lignes est disposé verticalement jusqu'à la ligne 13, où la distance de l'inscription à l'angle inférieur droit de la cavité atteint o m. 035 ; mais le début des lignes suivantes est reporté vers l'Ouest, à l'aplomb de l'angle inférieur droit de la cavité, que frôle la première lettre de la ligne 14. Par rapport au bord gauche de la partie inférieure du texte précédent, le début des lignes du texte GDI 2260 est déplacé de o m, 06 vers l'Ouest et celui des lignes des textes GDI 2274, 2288 et 2289 de o m. 08, c'est-à-dire à o m. 09 à l'Est du bord Est de la trace n° 2. De ce côté, le lapicide pouvait serrer de plus près qu'à l'Ouest le mur ou le pilastre : la main gauche, qui tenait la pointe, n'avait pas à se déplacer, et le champ était libre pour les mouvements de la main droite. Cependant les textes GDI 2508, 2509 et surtout 2265 sont si rapprochés des cavités du mur polygonal que l'antériorité de leur gravure paraît très probable. La preuve décisive qu'aurait fournie l'amputation des inscriptions fait défaut, mais l'extension vers l'Ouest des textes GDI, 2260, 2274, 2288 et 2289 l'apporte indirectement.
En effet, une ligne joignant l'angle inférieur droit de la cavité n° 3 et l'angle supérieur droit de la cavité n° 1 coupe ces textes à o m. 08 environ de leur bord gauche. Or cette ligne coïncide à peu près avec le bord Est du refouillement assez
(1) On croit même reconnaître, au fond de la cavité n° 3, la trace de trois états : cf. plus haut,
(2) Une preuve de la position incommode du lapicide est fournie par la direction des lignes de l'inscription 4, qui s'élèvent toutes légèrement et régulièrement de gauche à droite.
ÉTATS SUCCESSIFS DE i/EXTRÉMITÉ EST 79
grossier qu'on observe vers le bas du mur polygonal, au-dessus de la partie droite de la cavité n° i (cf. plus haut, p. 54). L,e contraste entre le caractère sommaire de ce refouillement et la netteté des entailles de la trace n° 2 évoque la différence de qualité qu'on constate entre le travail des bords Est et Ouest des cavités nos 3 et 4.
En résumé, il semble que l'histoire des états successifs de la face Est du portique se reconstitue ainsi :
i° Dans l'état I (sans préjuger si cet état correspond au plan primitif ou résulte d'un premier remaniement), les cavités nos 1, 3 et 4 étaient de même largeur que la trace n° 2, soit environ o m. 35 à o m. 37 à leur partie la plus étroite. Cet état date au plus tard du milieu du 111e siècle av. J.-C.
2° Dans l'état II, toutes les cavités ont été agrandies vers l'Est et portées à une largeur minima de o m. 50 environ, ainsi que la surface de contact intermédiaire entre les cavités nos 1 et 3. De l'état antérieur, seuls ont subsisté le bord et la partie gauches des cavités (1). Cet état remonte au plus tôt à la deuxième moitié du 11e siècle av. J.-C, puisqu'il est postérieur à la gravure des textes GDI 2260, 2274, 2288 (arch. Babylos, Dexondas, Thrasyclès ; prêtrise VI, 153 à 144 av. J.-C.) et 2289 (arch. Damosthénès ; prêtrise VII, 143/2) (2).
Auquel de ces deux états appartiennent les fondations obliques conservées in situ ? I,eur largeur correspond à celle des cavités de l'état II, de même que celle de l'entaille oblique des fondations du mur polygonal (cf. plus haut, p. 53, et pi. XXXIII, 4). On ne peut prouver que l'ensemble date du remaniement le plus récent ; mais l'essai de restitution des deux états confère à cette hypothèse une grande probabilité.
Comme pour la face Ouest (cf. plus haut, p. 72), on peut imaginer que, dans l'un et l'autre états, la face Est était ou bien fermée par un mur ou bien ouverte, l'entablement reposant d'un bout sur un pilastre appuyé au mur polygonal et de l'autre sur une colonne ou un pilier dressé en façade à l'angle S.-E. du monument.
Certes l'usage constant est de clore les faces latérales d'un portique. Mais, dans le cas du portique des Athéniens, une dérogation à cette règle pourrait se justifier par le souci de découvrir largement les trophées aux yeux du visiteur qui abordait le monument de ce côté, après avoir contourné l'Aire par le Sud et longé le trésor de Corinthe. Dans cette hypothèse, une banquette haute de o m. 63 environ s'élevait nécessairement entre l'extrémité Est du stylobate et le mur polygonal, pour contre-buter les deux assises inférieures du socle des exvoto et retenir les terres dont le niveau était nettement plus élevé à l'Est qu'à
(1) 1,a question des rainures n° 5 sera examinée plus loin, p. 84.
(2) Les textes GDI 2508, 2509, 2596 datent du 3e quart du IIIe siècle av. J.-C. (cf. plus haut, p. 76, n. 1), le texte GDI 2265 du milieu du 11e siècle av. J.-C. (arch. Soxénos, prêtrise VI).
l'intérieur du portique. Un pilastre était appliqué contre le mur polygonal, les cavités nQS i et 3 servant respectivement à l'insertion de la base et du chapiteau. L,e fût, d'une seule pièce, en pierre ou en bois, n'était pas scellé au mur polygonal, mais lié à la base et au chapiteau, eux-mêmes encastrés dans le mur. L/assise supérieure du socle intérieur devait s'interrompre à quelque distance du pilastre : son lit de pose étant au même niveau que le bas de la cavité n° 1, elle aurait dépassé en hauteur de o m. 07 environ la base du pilastre (cf. plus haut, p. 66).
Mais, si la face Est était demeurée ouverte, on doit écarter, pour la restitution du support de l'angle S.-E., un des ternies de l'alternative envisagée : pilier ou colonne. Non seulement la présence d'une colonne à cette place serait insolite, mais encore la taille d'un chapiteau ionique sur le plan d'un trapèze rectangle se conçoit mal. Hn outre la banquette, haute de o m. 63, qui, dans cette hypothèse, devait buter contre la colonne angulaire, aurait été plus large que cette colonne et l'aurait à demi enveloppée, produisant un effet très disgracieux (1).
Restent donc en présence deux solutions possibles : mur continu sur toute la face Est ou pilier indépendant à l'angle S.-E. Les essais de restitution ont fait apparaître comme probable l'adoption de la première solution dans l'état I et comme plus vraisemblable celle de la deuxième dans l'état II.
Dans l'état I (fig. 5, en haut, et 7), la largeur de la trace n° 2 sur le mur polygonal étant, dans sa partie inférieure, de o m. 35 à o m. 37, l'épaisseur du pilastre ou du mur qui s'y appuyait obliquement ne dépassait guère 0 m. 30, mesure sensiblement inférieure à celle de l'épaisseur de l'architrave en façade (cf. plus loin, p. 82). Iye rétrécissement de l'architrave à la face Est s'explique mieux si elle reposait sur un mur, et non sur deux supports. L,a largeur de Tante, à sa face Sud, devait être à peu près égale à celle de la trace n° 2, c'est-à-dire au diamètre du fût de la colonne. I^e retaillage de la cavité n° 3 a probablement respecté, en l'élargissant, la forme qu'elle présentait dans l'état I : l'allongement des lignes des inscriptions 1 et GDI 2265, respectivement vers l'Est et vers l'Ouest, à partir du niveau du bas de cette cavité (cf. plus haut, p. 78, et fig. 3), paraît attester l'existence d'une saillie du mur à la hauteur des premières lignes. I,a forme évasée de la cavité convient aussi bien à une épikranitis ionique qu'à un chapiteau de pilastre.
IyOrs de la dernière réfection (état II : fig. 5, en bas, et 8), les cavités creusées dans le mur polygonal et la trace n° 2 ont été élargies jusqu'à o m. 50 environ.
(1) Des clôtures basses entre des colonnes sont connues, par ex. à l'Héraion de Délos (A. Pi,as- Sart, Délos, XI, p. 193 et fig. 165) et au portique oriental de l'Asclépieion d'Athènes (R. Martin et II. METzger, BCH, EXXIII, 1949, p. 332, n. 2). Mais ces clôtures sont plus minces que les colonnes. Il en va de même de la cloison du péristyle au temple F de Sélinonte. — PomTow, RE, Suppl. IV, col. 1302, prétend avoir retrouvé une pierre de l'extrémité Sud de la banquette, entaillée en demi-cercle pour le logement de la colonne d'angle; cette pierre a échappé à mes recherches ; son attribution au p >rtique relève probablement d'une fantaisie dont les exemples ne se comptent pas.
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