‹ Fouilles de Delphes (volume 3)Chapitre 100 sur 148 · Cf. II. Schmidt, Schliemanns Sammlung, p. 286, n · texte numérisé non relu

Cf. II. Schmidt, Schliemanns Sammlung, p. 286, n

Fig. 43, (i. — Plaquette en pâte de verre, avec représentation humaine (2 fragm.). Haut, tôt. 0m 022 ; larg. 0m 01 . Sur une bande coupée de traits verticaux, un homme nu (?), tourné à droite, semble courir ou sauter (combattant, peut-être archer?).

Il est vraisemblable que la divinité adorée en un sanctuaire si riche en bijoux et en idoles féminines était une déesse, ce qui n'est point pour surprendre à une époque aussi reculée1. En changeant de nom, elle n'aurait pas, comme au sanctuaire principal, changé de sexe. Il serait téméraire de préciser davantage, et de tenter de lui donner un nom l Une telle entreprise serait d'autant moins prudente que nous n'avons même pas comme base de départies légendes que rapporte Pausanias sur les débuis du culte d'Apollon :i. Ouranienne ou chthonienue, la nature de la divinité primitive, à laquelle fut substituée Athèna, nous échappe 4 : restons donc dans le domaine des faits, et, quelles que soient les séductions d'hypothèses trop tentantes, concluons sans hésitation, sinon sans regrets, que nous ignorons tout de la déesse adorée à Marina ria aux temps « mycéniens »'■'.

1. « Los Préhellènes connurent, mais assez tard, un dieu subordonné à la déesse» (G. Glolz, La civilisation égéenne, p. 290).

2. La Terre-Mère? BCH, XLVI 1922 ,Chronique, p. :>07 > . On pourrait aussi bien supposer l'existence, dés celte époque, du culte d'une Alhèna. Cf. U. von Wilamowitz-Môllendorf, Athena [Sitzb. pr. Akad., 1921,

p. 950 sq. : t< l'époque mycénienne a co i une déesse dont le symbole était le bouclier. Athèna, dont, le

nom n'est pas hellénique, a été peu à peu pourvue d'emblèmes grecs et elle est devenue VAlhénienne, déesse des œuvres de la paix •>. Voir aussi M. P. Nilsson, Die An fange der Gôttin Athene [Danske videnskabernes Selstcab, hist.-fil. Medd., IV, 7). Cf. infra, p. 50-1.

3. Cf. P. Perdrizet, ibid., p. i; E. Bourguet, Les ruines de Delphes, p. 1215 sq. ; F. Courby, Fouilles de Delphes, II, I. La terrasse du temple, p. 109. On ne rencontre pas à Ma r maria de survivance analogue aux anciennes légendes concernant le grand sanctuaire : vestiges du culte primitif de Ga, Thémis et des Muses; lutte pour la possession de l'oracle, meurtre de Python et dispute du trépied. Tardivement, on a expliqué la présence d'Alhèna par la reconnaissance d'Apollon pour les services qu'elle lui avait rendus dans ses luttes pour la possession de l'oracle. Cf. Arislonoos de Corinlhe, dans BCH, XVII (1893), p. 566 (H. Weil, Un péan delphiqué).

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