PAVEMENT
Le sol, dans la cella comme au péristyle, était partout revêtu, en place de dallage, d'une
sorte de mosaïque polychrome, faite d'un lit de petits cailloux arrondis '-', de cinq à dix millimètres de diamètre, blancs, noirs, bleus, rouges. Ce cailloutis était noyé dans un mortier épais de 3 à 4 centimètres (fig. 22). La mosaïque est, en plusieurs endroits, presque intacte, notamment à l'angle N.-E. du péristyle (fig. 12). L'agencement des pierres semble fortuit : il n'est, en tout cas, plus possible de se rendre compte du dessin figuré, s'il a jamais existé là autre chose que des combinaisons de couleurs :i.
Fig. 22. — Fragment de la mosaïque du péristyle.
1. Fr, Poulsen (ibicl., p. 342j et G. Karo [BCH, XXXIV, 1910, p. 212) les reculentsans preuvesjusque vers la fin du viic siècle. M. Th. Homolle, l. /., compare justement ces gracieuses figures aux Corés de l'Acropole. On peut préciser cette fine observation, en ajoutant que ce ne sont pas les plus archaïques, parmi les jeunes tilles de l'Acropole, que rappellent les jolies figures de Delphes, mais celles de la tin du vi° siècle ou du début du ve, c.-à-d. de l'époque où la stylisation excessive commence à faire place à l'harmonie classique. Comparez seulement le « front si pur » de la figurine publiée par M. Th. Homolle (ibid . . p. 377) avec la charmante tête féminine du Musée de l'Acropole, n° 696, attribuée par M. H. Lechat au début du ve siècle (Au Musée de l'Acropole, p. 363, fig. 35).
2. Ce sont des cailloux et non de petites pierres taillées en cubes. Le Pleistos avait peut-être fait les frais de cette mosaïque, comme l'Alphée avait fourni, au temple de Zeus à Olympie, le lit de cailloux décorant le sol du péristyle. Voir, dans l'article de A. Frickenhaus, une série d'autres exemples (Alhen. MitL, XXXV, 1910, p. 239).