LE TEMPLE DU VIL SIECLE
Il a été précédemment indiqué 4 que, dans les fondations du deuxième temple en tuf, se trouvaient remployés, comme soutien delà mosaïque intérieure, un certain nombre de blocs en poros plus léger, de couleur grise, dont une douzaine de chapiteaux martelés jusqu'aux annelets,etdeux tambours de colonne grossièrement équarris.De ces précieux débris d'un temple plus ancien, le moment est venu de donner un inventaire détaillé.
Les pierres remployées dans le deuxième temple en tuf ne sont pas, en effet, les seuls éléments que l'on connaisse du monument primitif. Il a été découvert, sur la fouille, un certain nombre d'autres blocs, reconnaissables, sans contestation possible, à la nature du tuf et aux canaux de levage. Tout ce qui, d'un édifice, avait appartenu à un personnage divin, ne devait-il pas — même brisé — être utilisé de nouveau dans son sanctuaire, ou bien être enterré 5 ?
1. Le bloc de corniche a été retrouvé — en même temps que des fragments de lampes romaines — à un niveau inférieur à celui du sol archaïque. Les remaniements de cette terrasse ont été fréquents. A une époque tardive, le long côté O a été bordé d'une ligne de pierres creusées d'un canal, destiné vraisemblablement à fixer une conduite d'eau, comme l'a bien vu M. J. Replat (fig. 32; .
2. Cf. R. Demangel, A propos de la Déesse montant en char du Musée de V Acropole, Rev . Et. Ane, XXIV, 1922, p. 199 sq.
3. A cette époque le tuf était devenu d'un emploi peu courant. De plus, la plupart des blocs devaient être totalement inutilisables, si nous en jugeons par les rares débris que nous possédons des parties hautes du temple sculptures, entablement). On a découvert, dans la région occidentale du sanctuaire, un chapiteau retaillé, à une époque indéterminée, pour être utilisé comme moellon (fig. 33).