I . < If. ci-dessus, p
i. Ainsi la pente du fronton nous est donnée approximativement.
3. Nous étendons, par un abus commode, le sens de ce mot à la corniche rampante des frontons. 1 4. 11 n'est pas question ici des différences, qui ont un but et qui cherchent un effet: il y faudra une élude spéciale, groupant la décoration des quatre trésors ioniques.
:i. Cf. dans l'architecture dorique un cas tout à fait analogue de décoration légèrement différente sur le chêne. m du fronton et sur le chéneau horizontal dans Wiegand, Porosarehitektur, p. I 24 et pi. X.
grec. Comme d'un temple à l'autre il élude les règles strictes auxquelles un Vitruve le voudrait asservir, tout de même pour la décoration il transforme et varie, dès qu'aucune nécessité architecturale ne le contraint.
Une Niké archaïque découverte à proximité du trésor (fig. 70) doit être probablement classée, d'après le type, comme acrotère '. Malgré le triple avis de MM. Dinsmoor, Pomtow et Courby - je doute que la restauration type du Musée (trésor de Siphnos), qui place le sphinx au sommet du fronton et les Victoires aux angles, soit erronée. Sans discuter ici tous les exemples connus, il faut observer qu'aucune règle générale ne peut être formulée dans l'état actuel des choses ; les arguments esthétiques (ou prétendus tels) de M. Pomtow sont pour le moins sans force; au trésor de Siphnos l'entaille oblique préparée au sommet pour recevoir la plinthe de l'acrotère convient à un sphinx aussi bien qu'à une Victoire, tandis que les courtes plates-formes des angles n'ont pu recevoir qu'une Niké. C'est aussi le cas au trésor des Massaliètes ; l'angle conservé du chéneau enferme une plate-forme1 dont les dimensions maximum sont de 0 m. 32 et 0 m. 36, presque carrée par conséquent et inapte à supporter un sphinx. On s'en tiendra donc pour le trésor des Massaliètes à la disposition proposée par MM. Homolle et Tournaire (trésor de Siphnos) ; on en
rapprochera d'ailleurs un fragment de tablette en terre cuite à ligures noires (trouvé à l'Acropole ; au Musée National d'Athènes, Inv. N° X, 36) '' : on y voit à un angle de monument une Niké.
Tels sont les éléments d'une restauration de l'entablement depuis l'épistyle jusqu'au faîte.
1 . Cf. Th. Homolle, Revue de Varl ancien et moderne, l. L, p. 372 et Gg. 13. Par une faute du mouleur elle est mal présentée au Musée de Delphes et sur notre figure 70 : il convient de redresser le buste.
2. Dinsmoor, BCH, 1913, /. /., pp. 78-79 ; Pomtow, Klio, 1. /., p. 233 ; Courby, BCH, XXXVIII. 1914. p. 348, et Fouilles, II, i, p. 104.
3. Noyée dans le plâtre depuis l'installation du Musée et dégagée par nous ; l'erreur de M. Dinsmoor (/. /., p. 79) qui nie la possibilité d'un acrotère s'explique donc aisément. Sur le coté intérieur du massif formé par la plate-forme el suivant la pente du toit, un évidemenl a été pratiqué pour dégager la gargouille et permettre l'écoulement des eaux : c'est une bonne confirmation que ce massif joue un rôle et n'est pas un simple « butoir » pour les tuiles formant corniche.
4. Bien reproduit par E. Schmidt, dans Ein Akroter des peisislratischen Athenalempels, Jahrbuch des d. a. /., XXXV, 1920. Cet article intéresse d'ailleurs la question de la disposition des acrotères, et par exemple la Niké 691- de l'Acropole est identifiée par l'auteur comme acrotère d'angle.
Fis. 70.
Fragment d'une Niké : acrotère du trésor des Massaliètes.
70 FiHILLKS DE DELPHES
Dallage j porte; base dans la cella ; accès de trésor.
Le dallage du pronaos est en pente de la cella vers le stylobate ; cette pente assurait l'évacuation des eaux de pluie. Le chapelet de perles qui court sur les orthostates extérieurs contourne lésantes, puis, dans le pronaos, à hauteur de la face arrière du stylobate fait place à un astragale lisse, à un simple boudin; celui-ci s'élève progressivement (fig\ 76, hors-texte XVIII, et pi. XX) jusqu'à se trouver, lorsqu'il arrive au mur de refend, à 0 m. 013 au-dessus du toichobate : c'est la pente que suivait le dallage. Les fondations du mur transversal (en calcaire, entièrement cachées) contre lesquelles venait buter le dallage sont plus hautes que le toichobate de la même différence : 0 m. 0 I 3 ; naturellement les orthostates delà première assise du mur transversal étaient plus bas d'autant (0 m. 1655 contre 0 m. i-784 sur les murs latéraux).
Trois dalles du pronaos (et des fragments) nous ont été conservées. Deux d'entre elles portent la trace des Lises de colonne (voir le plan, pi. XVI) ; la troisième (lig. 73, n° 20) occupe l'espace entre la dalle à trace de colonne et le mur Est. La dalle à trace de colonne Est a été légèrement entaillée pour la basé, et cette entaille, plus sensible à l'extrémité du diamètre longitudinal, devient à peu près nulle au stylobate ; c'est une excellente confirmation que le dallage, du moins à l'Est, était en pente. La même disposition existait-elle à l'Ouest ? C'est probable, quoique l'entaille de la base de colonne sur la dalle Ouest ait. partout la même profondeur. Ce point n'est pas le seul à faire difficulté ; la troisième dalle, qui va à l'extrémité Est, u est pas unie : elle présente sur ses deux côtés longs un minuscule bourrelet, haut de 0 m. 003 (pie l'on retrouve, par places, sur le côté intérieur de la pierre correspondante du stylobate1. Je ne puis rendre compte avec certitude de ces détails.
Dans I intérieur delà cella le dallage ~ était de niveau avec le toichobate comme l'indiquent les bandes lisses préparées à la partie supérieure de cette assise. Que devenait alors le ressaut 0 m. 013 du toichobate transversal ? Était-il visible? Le seul orthostate intérieur de ce mur qui ait été conservé (profil sur la planche XX et fîg. 71) présente à la partie inférieure une saillie de quelques millimètres qui donne, au-dessus du toichobate transversal, une hauteur de 0 m. 12 ; au-dessus et sur toute sa longueur la pierre a été retaillée à l'époque chrétienne d'un ciseau maladroit, en sorte que la hauteur de cette bande en saillie peut avoir été à l'origine de 0 m. 155 3. Quelle est la raison d'être de, cette bande? Est-elle en relation avec le ressaut du toichobate ?
Le seuil complique encore les données du problème. Nous en avons conservé un fragment, important (longueur: 1 m. 27) (fig. 73, n° 14 ; visible à droite, sur la fig. 72), mais qui semble avoir été en usage bien après la désaffectation du trésor, en sorte que nous ne pouvons pas tenir compte avec certitude des trous visibles sur sa face supérieure. Il est haut de 0 m. 27; à la base, du côté du pronaos, court l'astragale lisse des orthostates
1. Et sur un nuire fragment de dalle (fig. 73). Ces bourrelets ne sont peut-être que les surfaces de protection des arêtes, non ravalées ensuite pour une raison quelconque.
2. Une dalle, brisée dans la longueur, est large de 0 m. 595 et épaisse de 0 m. 09 environ.
3. Il n'y a aucune trace de ce genre sur l'orthostate intérieur du mur Est, encore en place aujourd'hui.
-ïl
cg
cf
ri
en