Pomtow, l. I., p
3. Daumet a observé le même mode de fixation, pour une crapaudine de bronze, sur le seuil du tombeau de Palatitza (Heuzey-Daumet, l. /., 230).
Fouilles de Delphes. A
montant de bois, que les dimensions du rectangle nous invitent à restituer (0m 172 xQm 145 et 0m 19xOm13), engainait en quelque façon cette barre cylindrique; il était fixé au mur par des tiges de métal, dont les logements sont encore visibles sur l'ortbostate en place, à gauche du seuil, et sur le parpaing signalé précédemment1 : larges de 0m 28, hauts de 0m 129, ils pénètrent obliquement, de bas en haut, dans l'épaisseur de la paroi, jusqu'à une profondeur de 0m 136.
Devant le seuil, au centre, un trou rectangulaire, profond de 0 '" 023, témoigne qu'une large crémone assurait la fermeture de la grille.
Les montants principaux de la grille s'inclinaient selon le fruit de la baie : une ligne, qui marque le passage du montant de gauche sur l'orthostate voisin du seuil, atteste une inclinaison de 0'"009 par mètre et confirme celle des jambages de la porte, qui est évidemment identique.
Le S6KOS.
Dallage. — Deux assises de poros forment le soubassement du dallage intérieur.
La première, haute de 0m 34, est composée de moellons disposés en anneaux concentriques, que complétait, au centre, un bloc carré, large de 1 m 08, dont la place, encore en partie visible aujourd'hui était taillée dans le troisième anneau ; cette pierre a disparu, avec plusieurs autres de la même assise, lorsque des pillards firent au centre de l'édifice, dans la fondation, un trou descendant jusqu'au sol. M. Karo2 a démontré l'inanité de l'hypothèse qui transformait ce trou fortuit en « bothros » héroïque : les pierres (A sur la fig. 25) brisées à coups de masse pour dresser des parois irrégulières, ainsi que les anathyroses encore visibles sur les moellons épargnés (par exemple en B), sont des témoins trop fidèles pour qu'on les récuse.
La deuxième assise, d'une hauteur égale, est analogue à la précédente. On y remarquera cependant le bloc calcaire G (fig. 25), — il y en avait primitivement deux autres, — qui s'intercale parmi les blocs de poros, sous les dalles de marbre blanc placées devant le seuil 3.
Ces dalles de marbre interrompaient en effet, dans le passage entre les deux extrémités du banc, l'anneau calcaire qui servait à ce dernier de soubassement immédiat. Les trous de pince, visibles sur l'assise inférieure, donnent à penser d'abord qu'il n'y a eu là que deux dalles ; or nous avons pu compléter, par un fragment retrouvé récemment, l'une de ces dalles, et il se trouve que sa longueur, mesurée le long du joint droit (lm 238), n'est point la moitié de celle de la face jointive du seuil (2m80 : 2 = 1 m 40); et, si l'on examine la face par quoi elle s'accole au seuil, on voit qu'elle comporte une anathyrose verticale à l'une et l'autre extrémité. De cette double constatation, il faut conclure que, primitivement, une seule dalle devait prendre place devant la porte, à l'entrée du sékos ; mais son étroitesse dans le milieu la rendait fragile : elle fut brisée durant le transport, et par économie, — vu le prix que devait coûter une pareille pièce, — on se contenta de