‹ Fouilles de Delphes (volume 4)Chapitre 54 sur 257 · II. DIVERSES ANTÉFIXES DE L'ARCHAÏSME MOYEN · texte numérisé non relu

II. DIVERSES ANTÉFIXES DE L'ARCHAÏSME MOYEN

Antéfixes pentagonales du VIe siècle.

1. A.4 Coin supérieur droit d'une antéfixe pentagonale. Argile rose. L. du rampant =

0,07. H. de la face latérale = 0,046. Extrémité d'une volute terminée en spirale simple, tournée vers le haut, soulignée d'un mince fdet. Le champ est encadré par une bande rouge également soulignée par un filet.

Trouvé à l'Ouest du théâtre, le 1er mai 1895 (cf. JdF à cette date, 287, « couvrejoint avec palmette aplatie, en relief, peinte en brun rouge ; deux morceaux »). Deux fragments se raccordant d'une antéfixe pentagonale faisant corps avec la tuile de rive et le couvre-joint. Argile rouge dépourvue de chamotte, couverte chamois, traces de peinture brune. L. or. = 0,185. H. or. = 0,13. H. tuile de rive — 0,045. L. des rampants de l'antéfixe = 0,10. La palmette supérieure, brisée, avait sept feuilles. Elle repose sur deux volutes minces, terminées par des spirales ascendantes ; dans l'angle que fait la spirale avec la volute, un pétale isolé. Sous les volutes, un bandeau de serrage très étroit, puis deux autres volutes, également très minces, dessinant une arche ; entre elles, une petite palmette renversée à trois feuilles, dépourvue de cœur. Aucun décor n'est plus visible sur la tuile de rive.

Pour la chronologie de ces antéfixes, on se reportera au classement que j'ai tenté ci-dessus p. 33 à 37. Si l'on en accepte les conclusions, A.4 se placerait dans le premier tiers du VIe siècle et A.6 +A.7 un peu plus tard. Cette dernière antéfixe n'est sûrement pas corinthienne : il doit s'agir d'une imitation, dont il est impossible de préciser l'origine.

Série 25.

Antéfixes à palmette, isolées.

Dessiné par Tournaire en 1894. Probablement inexactement décrit GFR, 149 (24) n° 82. Partie inférieure d'une grande antéfixe. Argile jaune à grains, couverte chamois. L. or. = 0,22. H. = 0,125. Le motif, en très faible relief, est peint en noir et brun foncé (exactement terre d'ombre brûlée). Décor : un lotus renversé, à pétales très larges, encadrant un cœur brun et trois étamines, une noire et deux brunes ; au-dessus, un fragment de l'anneau de serrage, brun, très fin, flanqué de deux yeux de la même couleur. La seule volute conservée, à droite, noire et épaisse, se termine en spirale simple à œil brun. Le champ est souligné à la base par un filet brun.

Coin inférieur gauche d'une antéfixe. Argile jaune, couverte crème. L. = 0,10. H. = 0,075. Extrémité du pétale gauche du lotus renversé, rouge, à double encadrement crème et noir ; une étamine, noire, de grandes dimensions. La technique rappelle de très près celle de A.37 (toit 14), mais il est exclu par la dimension de l'étamine qu'il s'agisse du même moule.

3. A.36 Haut d'une antéfixe. Argile rouge, fine. Pas de couverte. L. = 0,12. H. = 0,115.

Toute couleur a disparu, sauf de très faibles traces brunes. Palmette à sept fruilles droites et raides, au-dessus d'un arc de cercle et d'un cœur en secteur de cercle ; au-dessous, deux volutes, dont seule celle de droite est conservée, terminée par une spirale ascendante ; au creux de la spirale, un petit losange.

Partie supérieure d'une antéfixe. Argile jaune, couverte crème. L. = 0,115. H. = 0,065. De la palmette, il subsiste 6 feuilles sur 7, alternativement rouges et noires ; la feuille centrale est noire. Toute la partie inférieure a disparu.

Aucune de ces antéfîxes ne peut être associée de façon plausible à l'une des séries précédentes. Quoique ressortissant à des types variés, elles se rattachent cependant toutes à l'archaïsme moyen. Toute tentative de classement serait arbitraire.

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