‹ Fouilles de Mont Beuvray (ancienne Bibracte) de 1867 à 1895Chapitre 130 sur 134 · Voir plus haut, pages 5'2 et surtout 84 et · texte numérisé non relu

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au dégorgeoir de Taqueduc et à l^^SS sous le gazon. Sa coupe dans l'argile dure est de 0"'40 et atteint même 0"45. Un lit de sable de 0°*tO à O^SO d'épaisseur occupait le fond de la cirvette sous un amas de terre et de pierres. Le déblai ayant fait découvrir accidentellement une frette de fer écrasée sous le remblai, la similitude de cette frette avec celles des souffleries constatées vingt-six ans auparavant près des fours à minerai de Toppidum, éveilla Tattention. L'enlèvement des pierres mit à nu la canalisation qui fut suivie sur une longueur de 17™30. En partant du point où fut rencontrée la première frette l'intervalle jusqu'à la découverte de la seconde était de i'^OS; de la seconde & la troisième, 1™70; de celle^i à la quatrième, 4 mètres; la dernière intacte, à 10 mètres, dans une coupure faite dans le roc, sans préjudice de ce qui peut exister en deçà ou au delà. On avait recueilli à la troisième une grosse scorie de fer et deux médailles gauloises. Il est évident que sur le tronçon de 10 mètres qui sépare les deux dernières frettes, plusieurs manquent à l'appel. Ecrasées à la longue sous le poids des pierres, enlevées peut-être, ou oxydées complètement, elles se sont fusées dans le sable et ont disparu avec le déblai sur la pelle des ouvriers, mais leur présence en ligne droite dans un canal continu montre suffisamment leur connexité. Celles qui ont été recueillies n'ont dû leur conservation qu'à des chances exceptionnelles. JJ-f v^^ i ' ' L'épaisseur du fer est du reste assez mince ; dans l'état

actuel d'oxydation, il ne présente plus qu'une simple feuille,

^^^y. ^1 ; ; comme une tôle, excepté aa milieu du pourtour où l'on voit

un certain renflement. On ne saurait contester leur emploi à souder l'un à l'autre des tuyaux de bois aboutés. Il suffit de voir à leur surface intérieure et extérieure les fibres ligneuses qui, pénétrées et conservées par l'oxyde du fer, les tapissent d'une double enveloppe, accentuée sur tous les fragments au nombre de dix-sept. La jonction des tubes sur cinq d'entre eux est visible à l'intérieur où les résidus

de bois sont séparés par une ligne circulaire de 0"K)02 de large. L'adhérence du bois révèle aussi que les frettes étaient noyées dans son épaisseur, extérieurement. Un forage circulaire dans cette épaisseur facilitait leur introduction. Ce forage ne dépassait guère 0™02 de pénétration dans chaque tube, d*après les empreintes marquées sur les frettes. Quelques froissements du fer à ses lisières montrent qu*il était introduit à gêne et avec efTort suivant un mode d'emboitement dont il existe encore des exemples , consolidant les jointures et protégeant le métal contre les agents extérieurs de destruction.

Les frettes ont exactement la forme et la dimension de celles qui ont été découvertes il y a vingt-sept ans, près des souffleries à eau, à rentrée de la forteresse; leur diamètre est de O^Oô, * aucun indice ne révèle l'épaisseur exacte du bois des tuyaux, sans doute fort amincis à leur point d'insertion, ni le diamètre du vide afTecté à la conduite d'air ou d'eau. L'orifice d'introduction du goulot de la tuyère trouvée en 1868 dans un des fours à minerai, accompagnée de frettes semblables à celles d'aujourd'hui, était de 0"03 ; le vide de nos tuyaux ne devait pas excéder de beaucoup ce diamètre qui laisserait à la partie de bois encastrée 0'^015 d'épaisseur. Il restera à éclaircir plus tard, en cas de reprise des fouilles, si les tubes servaient au courant d'air ou au dégorgeoir de la chambre à eau d'une soufflerie.

Le canal à cette extrémité, en amont où l'on s'est arrêté, traverse un banc de roche dure de 2 mètres d'épaisseur, à 3°25 sous le gazon. Il était surmonté, transversalement à ce point, par un tronçon de 3 mètres de long d'un mur en maçonnerie ordinaire de l'époque gauloise, fondé à 1 mètre au-dessus de la xîuvette. Un annelet de bronze fut recueilli au pied.

Le radier, sous le mur, est à un niveau- inférieur de

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