‹ Fouilles de Mont Beuvray (ancienne Bibracte) de 1867 à 1895Chapitre 22 sur 134 · Leyde · texte numérisé non relu

Leyde

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le chanoine Gaucher avait le courage de noter dans son mémorial, en 1540 : <c Martis qwxrta die maii faenmt Jokannes Dotain et Melchisedech Borsaudindomomeaqui ibantBibracte. x> (Ils se rendaient à la foire du premier mercredi de mai, au Beuvray.) Le Parisien Ouillin recommandant la traduction latine des tragédies de Sophocle par un Autunois, Jean Lallemand, en 1557, glissait un doute dans sa Commendatio : a Àiigustodunum Celiicis in Heduis florentissima quondam et prœstantissima civitasÀutunum Gallis dicta hodie^ antiquis olim Bibractis fînitima {nisi ipsammet Bibractas mali$dicere)^.To\x8 les écrivains du pays, prosateurs et poètes, Chasseneuz^, Edme Thomas ^ et Munier ^ en 1660, Bénigne Germain, etc. , et avant eux Pierre de Saint^ulien ^, les poètes autunois Ladone ^ et Perrin acclamaient l'identité en latin comme en français.

Edme Thomas, l'historien d'Âutun, écrivait : « Si on examine la situation de Beuvray qui est en un sommet de montagne où tiendrait à peine une bicoque, car il est constant que le lieu de Beuvray où on voudrait placer Bibracte est tellement resserré qu'il n'a de diamètre que 750 pas, et de circuit 2,250, espace qui ne peut avoir du rapport avec celui que Bibracte devait occuper du temps de César, lequel qualifie la ville de très grande autorité : « Oppidum maximes auctoritatis. »

« Si le Beuvray était l'antique Bibracte, ne devrait-on pas y retrouver les traces de sa grandeur; des ruines de temples, de palais, de théâtres, de colonnes, de statues,

1. Cité par de Charmame, Mémoireê de U Sodéti Edu^nru, t. XV, p. 10.

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