CtMoguê gUnim mundi
S. HiêMrt de Vtaitiquê eUé d'Atitun.
4. Bêch8rche9 et Mémoireê êervtLnê à Vhiêtoire de Veneienne ville et cité d'Autuftt iii-4* Dijon, CbaTanoe, 1660.
5. De Vcrigine dee Bourgengnonê, p. 25, in-fol. Paris, ChasneaQ, mdlxxxi.
6. Auguêtoduni àmpliMêimm cioi^ia et Gàlliàrum quondam fàdle prineipiê êntiquitêtee, paasiin, et eo particulier le ohap. De Auguêtoduni nomine et pleriêque êim qum pro diverêittUe temporum ifnpoiita êunt urbi vetuêtm nominibuêf p. 81,
AAtvn^ MDCXXl.
d*aqueduc8 ? Mais non : ce qui parait parmi les buissons et les broussailles ne consiste qu'en quelques débris de murailles et les restes d'un bâtiment moderne qui fut quelque temps habité par des religieux. » ^
Edme Thomas faisait sans doute des enjambées de deux mètres, car les 5 kilomètres de l'enceinte deviennent sous sa plume 2,200 pas, mais on peut juger d'après cet échantillon de l'idée que certains auteurs se faisaient alors de l'état de la Gaule et de la civilisation de ses oppidums.
Pendant qu'on guerroyait ainsi à outrance, il est curieux de voir Beaune se glisser entre les combattants et prétendre tirer les marrons du feu en s'adjugeant la succession de Bibracte. Le procureur Estienne Bouchin, au dix-septième siècle, s'indignait qu'on refusât de reconnaître Bibracte, un <c oppidum munUissimum et copiosissimum » en la ville de Beaune, laquelle, outre qu'elle est grandement forte et bien munie de tours et gros boulevars, il y a de larges et profonds fossés dedans lesquels les habitants ne nourrissent point de lièvres, comme les lasches et paresseux Corinthiens. ^ » Le chanoine Estienne, secrétaire du chapitre de l'église collégiale de Notre-Dame de Beaune, de 1654 à 1700, ne craignait pas d'ajouter : « La ville de Beaune est certainement Bibracte dont parle César dans ses Commentaires j laquelle, après la prise de la ville d'Alise et la défaite du roi Vercingétorix, avait fourni des vivres et autres munitions à l'armée romaine, étant par les guerres et injure des temps réduite à un simple château, assez fort néanmoins pour soutenir un siège, étant flanquée de plusieurs tours dont quelques-unes paraissent encore à présent dans leur entier, et environnée d'un large fossé par où passait la rivière. » ^
1. Edme Thomas, Hiêt. de VarUique cité d'Autun, Aahm, Dejassiea, 1946, p^ tl.
2. Oautheret, Étude sur U$ êneieru éuleurê beeunoU (dix-huitième siècle); société d'histoire, d'archéologie et de littérature de Tarroodissemeat de Beaune, année 1887, p. 6t.