‹ Fouilles de Mont Beuvray (ancienne Bibracte) de 1867 à 1895Chapitre 37 sur 134 · Canton de Touion-sor-Arrooz (Sa6ne-et-Loire · texte numérisé non relu

Canton de Touion-sor-Arrooz (Sa6ne-et-Loire

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qui trouvaient dans Tenceinte et dans les ruines de leur vieille forteresse dont elles arrachaient, depuis des siècles, les pierres pour leurs besoins, dans la persistance de leur foire du printemps, et jusque dans les pratiques superstitieuses qui s'y exerçaient, un inaltérable mémorial. C'était au contraire l'attribution de Bibracte à Autun qui était une innovation. « La sœur et l'émule de Rome » eût été humiliée d'enlever de son blason les armoiries des Di^ides octroyées par Chasseneuz ^ Ces facéties seraient incroyables si elles n'avaient retrouvé de nos jours des champions aussi ardents. Les pâtres de Bibracte n'étaient pas les plus forts sur ce terrain où la plume pesait plus que leurs bâtons durcis au feu ; leur oppidum fut escaladé dans cette croisade intéressée de la science vaine contre la tradition. Etrangers à ces luttes hors de leur compétence, ils protestèrent contre les envahisseurs en restant Gaulois. Chaque année, à l'anniversaire deux ou trois fois millénaire de la fête des génies de la Gaule, le premier mercredi de mai, ils n'ont jamais cessé de gravir la montagne sacrée de Bibracte, de se rendre aux fêtes de Vemporium^ de cette ville des jadis^ comme ils la nomment encore, dont les ruines étaient sous leurs pieds; ils continuèrent de déposer leur offrande à la roche sacrée ou à la fontaine des fées protectrices, à offrir à la DE A, sur l'emplacement même de son temple enseveli sous le sol, des baguettes de coudrier pour perdre la fièvre, desligatures contre le mauvais œil et les maléfices, des bouquets de plantes de la médecine druidique, insoucieux des dissertations savantes qui n'arrivaient pas jusqu'à eux. Aujourd'hui encore, en guidant le touriste ou l'archéo' logue dans le dédale des taillis qui recouvrent les retranchements, ils soutiennent, eux aussi, avec leur conviction héréditaire et leur patriotisme de tradition, « que le dernier habitant de leur Bibracte, la ville des jadis^ fut le premier habitant

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