‹ Fouilles de Mont Beuvray (ancienne Bibracte) de 1867 à 1895Chapitre 38 sur 134 · Cbassenouz, Catalogua gloriœ mundi · texte numérisé non relu

Cbassenouz, Catalogua gloriœ mundi

-Ivj-

d'Autun; » ils montrent avec orgueil la place des Gi^andes Portes^ « qu'on entendait de Nevers crier sur leurs gonds ; » ils montrent près de la croix de Saint-Martin le puits où les femmes de Bibracte, effrayées comme celles de Gergovie à rapproche des Romains, jetaient leur argent à pleins tabliers; » ils montrent les fontaines a où la nourrice, avant le lever du soleil, obtient le lait, » et la nuit, quand dans leur hutte de terre et de branchages au pied d'un hêtre ils veillent dans la brume à la garde de leurs troupeaux et écoutent les gémissements du vent, ils croient entendre « sur les Fossés le bruit des chars, des hommes et des chevaux, » et le comix qui réveille les morts, comme dans la légende celtique le guerrier du Lher sortant de la chambre sépulcrale de son dolmen ^ Telle est la Bibracte de la tradition. Elle a affronté vingt siècles, elle a affronté les révolutions et les savants. Elle repose sur une base vivante, avec sa religion, ses mœurs, ses rudes monuments; et comme elle peut montrer les ruines et les remparts dont elle affirme l'existence, elle n'a pas plus à craindre du présent qu'elle n'a souffert des attaques du passe. »

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