Cet YEMs sont aa mutée de Saiat-Germato
d'iocendie La terre parfois y est cuite k l'état de brique, les clayoDDages sont détruits, mais les pièces de bois plus résistantes sou t souvent carbonisées dans les monceaux d*argile qui garnissaient les parois. Cette seconde couche est presque toujours improductive. Les trouvailles d'objets ont lieu rarement au centre, mais constamment le long des murs où ils étaient accrochés, placés sur des rayons, déposés dans les coffres dont parle Posidonius, et qui, dans Tusage journalier, recelaient autre chose que les tètes des ennemis.
Peut-être enregistrons -nous avec trop de scrupule les moindres découvertes, les indications minutieuses, les faits microscopiques; mais rien n'est indifférent dans le domaine de l'investigation. Des solutions lointaines se rattachent souvent à des vestiges d'abord négligés, et puisque le grain de sable a son utilité dans les édifices, ce travail de déblai historique ne sera pas entièrement stérile, en attendant le jour ot des documents plus complets permettront d'expliquer définitivement l'état de la Gaule avant les Romains.
L'espace compris entre la maison du forgeron et les retran* chements de l'oppidum parait avoir toujours été désert, les abords devant naturellement rester dégagés. On rencontrait toutefois, près de l'entrée, une construction isolée à droite de la voie, dont l'exiguïté contrastait avec le massif de fortifications et de tours de bois qui la couvraient de leur ombre. Elle était enterrée à 2 ""90 au-dessous du pied de la muraille et à 1 "50 au-dessous du pavé de la voie du Rebours, distante de 9 mètres. Cette retraite démasquait l'angle nord- est du rempart.' Son enfouissement lui donnerait l'apparence d'une cave plutôt que d'une habitation, si les dessertes environnantes, en déterminant l'assiette du sol foulé à l'époque gauloise, permettaient cette attribution, qui ne laisserait qu'un mètre de hauteur sous le plancher, et O^^O seulement sous la couverte de la porte, dont la largeur est de 0"90; cette disproportion rend l'hypothèse inadmissible. L'impéritie des maçons, si générale qu'on ne trouve pas un seul angle droit
dans les maisons de Bibracte, a^ait transformé le plan carré dn projet en an trapèze de 3*45 et 3*55 snr denx faces, de 2*90 et 3*49 sur les deux autres. Cette irrégularité grossière caractérise, dans certaines maisons du moins, rinfériorité de la construction éduenne, cbétive dans son aspect, négligée» dans ses détails; les toits de chaume, moisis, à l'altitude de Bibracte, par les brumes et les pluies, offraient seuls à l'œil une masse de quelque \aleur aundessus d'habitations enfouies comme des terriers et vouées fatalement à l'humidité.
On hésiterait à croire que des bouges de 3 mètres aient jamais pu servir d'ateliers ou de logements, si les fouilles de l'oppidum n'en fournissaient des exemples répétés. Beaucoup d'artisans n'étaient pas plus au large, et l'exploration du Champlain, en 1867, avait fait mettre à jour, dans un état de conservation complet, l'échoppe d'un fondeur de bronze, ayant des murs de 2*80 de côlé et cinq marches en menu moellon lié avec de la glaise pour y descendre.
La maçonnerie dé la logette qui a motivé cette digression était d'ailleurs d'un appareil relativement soigné, épaisse de 0*60, avec enduit en terre fine de 0*02, qui attestaient une destination durable. Les murs, élevés encore de 0*70 à 1 *30 au-dessus de l'aire en cailloutis et terre battue, étaient percés à l'angle sud-ouest d'une porte garnie de son seuil en pierre de taille, regardant le rempart.
Sur les flaocs de cette façade, deux compartiments en pisé, l'un carré, l'autre oblong, et reconnaissables seulement à leurs aires trouées par les supports en bois des toitures» représentaient deux ailes reliées uniquement par une pointe d'angle au logis principal. L'Incurie gauloise s'y accusait par des détails qui confondent le raisonnement. Leur carrelage, en effet, est à 1 * 30 au-dessus de celui de la chambre en maçonnerie, et coupé par son escalier de manière à interdire toute communication directe entre les trois pièces. Cette insouciance des commodités vulgaires est encore un des traits caractéristiques des constructions de Bibracte explorées jusqu'à ce jour. Les
murs de refend y sont presque toujours pleins, et, entre deux pièces contiguës, le seul mode d'accès est la porte du dehors : l'une est à Test, Tautre à l'ouest ; un mur entre^ deux ; il fallait pour passer d'un appartement à Tautre faire k rextérieur le tour de la maison.
La proximité de l'entrée de l'oppidum et la contiguïté de la petite construction du Itebours au fossé la rattadient naturellement à un service public.
La rareté des scories et de tous les objets de fabrication, si abondants sur les terrains et dans les établissements du voisinage, ne permet pas de 4a classer parmi les échoppes consacrées à l'exercice d'une indostrie; ces considérations engageraient à y placer un péage. César parle plusieurs fois d'impôts réguliers chez les Édoens ^. Ils levaient sur les marchandises, transportées par eau, des droits qui constituaient des fermages considérables ^ ; les Marseillais, leurs amis, à qui ils devaient peut-être leur système fiscal, en percevaient de semblables sur le canal des bouches du Rhône ^; les Yéragres exploitaient les marchands qui traversaient les Alpes a. Le portatieum des temps féodaux était ainsi un emprunt fait à la haute antiquité, ou plutôt la continuation d'un usage qrii, chez tous les peuples, a été une des formes primitives de Timpôt. Son existence chez les Éduens, ayant César popr garant, parait dès lors certaine àBibracte Oserait-on affirmer que la tradition n'eût conservé aucune trace des antiques tarifs dans ceux de celte foire célèbre du premier mercredi de mai, qui, durant le moyen âge, perpétua l'emporium de l'oppidum abandonné ^7 Nombre de
1. « Droides a bello abesse consneyeniDt, neqoe tribata nna eam reliquis pendant » B$U. Gall,, vi, 14.
2. « Complares annos • portoria, reliquaque omnia iEdnonim yecUgalia paryo pretio redempta babere. » Ibid., i, 17.