‹ Fouilles de Mont Beuvray (ancienne Bibracte) de 1867 à 1895Chapitre 46 sur 134 · Vie de César, t. U, p. 260, planche · texte numérisé non relu

Vie de César, t. U, p. 260, planche

qu'an rang sur deux devait perdre ou gagner la moitié d'un espacement pour rentrer en correspondance. La seconde poutre, par exemple, dans le grillage inférieur, étant à 0*60 de la première, la même poutre au grillage immédiatement supérieur n'était plus, pour croiser, qu'à 0°" 30, ou à 4 mètre si on supprime une poutre au premier espacement comme trop rapprochée.

C'est à cette différence que doivent être attribuées les dérogations aux mesures normales, qui atteignent quelquefois 0 " 40 ou moitié d'un espacement. Le rempart, sur une largeur de 4*80, comptait, d'après ces données, six poutres longitudinales par grillage, en y comprenant la première, contiguê au parement.

Les intervalles, nous le répétons, n'ont rien d'absolu ^, car l'uniformité métrique n'existe pas plus dans la muraille que dans les autres constructions de Bibracte.

Les écarts entre les distances réglementaires des poutres atteignent souvent 0*10 à 0°" 16; mais lorsqu'ils dépassent ce chiffre pour atteindre O'^SO ou O^'SO, il devient évident que ce résultat est l'effet du croisement alternatif des rangs, dont il a été parlé, derrière le parement.

Bien que la largeur du rempart ne paraisse point avoir dépassé 4°*80, on a constaté, dans le saillant de gauche, une fois celle de 5°" 10, à 20 mètres de l'angle nord-est du même saillant, et deux fois celle de 7 "" 30 (neuf fois 0 "* 80 plus 0 "1 0). Ces espacements exceptionnels tenaient uniquement à l'étendue

1. Indication des distances des poutres et du nombre de fois qu'elles ont été observées sur deux grillages superposés :

6 fois 0-40 1 fois 0-45

1 fois 0-43 1 fois 0-60

\ fois 0-37' parement 0*25

Distances des poutres reconnues en arrière du parement, à tous les niveaux

6 fois

3 fois

2 fois

5 fois

1 fois

3 fois

1 fois

5 fois

•3 fois

2 fois

2 fois

2 fois

1 fois

mu

1 fois

de la plate-forme du saillaDt, sans se relier eo rien au système de la muraille.

Les mesures citées précédemment indiquent, chez les constructeurs du rempart, l'intention d'espacer uniformément les poutres longitudinales; les poutres traTersières présentent moins de régularité. Leurs espacements ne Tarient généralement que de 1 mètre à 1 "" 20, mais sur certains points isolés, à réperon sud du bastion de gauche, par exemple, les poutres ne sont espacées que de C^OO et même O^'TO. A la base saillante, face nord, elles sont plus rapprochées encore.

Leur longueur dans le remblai, augmentant graduellement avec la hauteur du rempart, subissait de plus grandes variations. Celles du premier rang inférieur, solidement établies sur le béton ou le sol dur, n'avaient généralement que 2 mètres, 2" 25, 2 "60, et, de distance à autre, 2 "70, pour rompre l'uniformité de l'assiette. Une d'elles même avait 3*30. A mesure qu'on s'élevait, l'élargissement du remblai et Tabsence de fixité entraînaient leur allongement. A 4 ""10 au-dessus du sol dur, elles ont 4 mètres, 4°" 15, 4'' 60 de longueur, sans que ces dimensions,subordonnées comme-nousle croyons à l'importance du remblai, aient rien de régulier, pnjsque d'autres traverses de quatrième rang, à des hauteurs similaires, n'avaient que 2 "70 de pénétration, et que d'autres, à O'OO seulement audessus du sol, s'enfonçaient de 3 '50.

Dans la tranchée faite en 4867 dans les retranchements du Champlain, le sol dur était entaillé en forme de gradins recouverts d'un remblai meuble. Ces élargissements successifs avaient pour cause la longueur croissante des poutres dont l'arrière trouvant ainsi une assiette fixe résistait mieux à la poussée du remblai.

^ H. Aurès, ingénieur en chef des ponts et chaussées à Nîmes, auteur de persistantes recherches sur la métrologie gauloise, a fait sur les murs de Bibracte ^ une étude intéressante; il

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