Hauteur du mur: Sud, 1"'25. — Ouest, i"»36, — Nord, i
correspondant à la première et placée dans le même groupe, bien qu'elle dût à Teosemble de sa structure une physionomie à part. Elle ressemblait à un petit chalet carré, 4" 60 sur 4*^90, construit en pierre sur trois côtés, en pisé sur la façade, a?ec un auvent en saillie de 1 mètre et appuyé sur trois piliers de bois. La charpente était soutenue de même par d'autres piliers fixés dans des creux retètus de moellon, mais le trou intermédiaire sur chacun des côtés était remplacé par une base en granit très proprement taillée et enchâssée dans le mur latéral sûr un soubassement ^. Celle du mur sud, en forme d'autel, contrastait par sa recherche même avec les supports en bois de la maison et de l'auvent. L'un de ces poteaux tombé en travers de l'aire, à O^SO au-dessus du lit de l'incendie, avait dû sa préservation à l'interposition du pisé de la façade au moment de la chute, qui permit de recueillir par larges fragments ce bois de deux mille ans. L'autre base dans le mur nord était aussi une pierre de taille, mais délitée et sans apprêt-. On recueillit en outre une écuelle entière d'une terre mal cuite, deux médailles gauloises dont une d'argent, un poinçon et un petit poids de fer, un boulon rivé à deux rondelles dans la couche de charbon, de 0"20, qui recouvrait le carrelage en cailloutis choisi et très menu. Cette hal)itation tenait aussi à la précédente, car l'intervalle entre elles était occupé par. un hangar commun dont les trous de poutres déterminaient la configuration. Il se reliait lui-même à un autre hangar qui se développe derrière les deux constructions en pierres avec une aire de béton brûlé parfois jusqu'au rouge brique, et dans laquelle la distribution et les limites de l'établissement, qui n'avait pas moins de 20 mètres de long, étaient fixées par les lignes de trous de poutres espacés de 1 *80. U était, comme tous ceux du voisinage, consacré à la métallurgie. Des culots, des scories
i. Le toabatsement de la basa ea taille est en faillie de 0>*07 ; il a 0">60 de long sur 0"ls de haut La base se compose de deux blocs égaux, formant une hauteur de 0"42 sur O^iS de face.
de fer, des débris de creusets et de poteries y étaient disséminés dans le lit continu de cendres et de cbart)ons qui couvrait le béton et dans lequel on trouva trois OQédailles gauloises, une verroterie, une pierre à aiguiser, une lance, un silex, un outil en (orme d'ascia, une petite lame de serpette, un gros dolium en morceaux. D'épaisses masses de cbarbon remplies de ferrailles et de débris ressemblaient par places aux résidus amoncelés d*une forge. Le plan de l'édifice, d'après la disposition des trous de poutres, était rectangulaire et divisé en trois galeries d'environ 5 mètres de large chacune sans que nulle indication permette d'en apprécier la hauteur ni le système de toiture. Les deux compartiments en pierre paraissent noyés dans le hangar, en s'alignant avec les poteaux ; ils formaient selon toute apparence les parties habitées de l'établissement, tandis que le hangar était réservé au travail industriel. On compte neuf trous de poutres au lieu de dix qui ont dû exister d'après les espacements sur la face de l'ouest où ils étaient le mieux conservés dans le béton et formaient une ligne de 16 mètres.
Cet atelier, ainsi que tous les autres et ainsi que les terrains environnants, renfermait des sépultures. A 17 mètres en marchant au midi, une large fosse cinéraire carrée, de 2°" 30 sur 2"" 15 de côté, creusée dans le roc vif, à < "60 de profondeur, contenait un amas considérable de tessons d'amphores, des ossements brûlés, trois médailles gauloises, des grains en verre bleu d'un collier, des dents de cheval, une fibule en bronze, des poteries variées parmi lesquelles deux fragments peints représentant des feuillages blancs et violets, une fiche de fer semblable à celles du rempart et un reste de mâchoire humaine. Au fond même de l'excavation, un grand fragment (de O'^eo de long) d'une belle amphore recouverte d'un vernis sablonneux et verdâlre gisait sur la cendre avec un débris du col, sur lequel un tronçon d'épée avait été incrusté par l'oxyde. La présence de la fiche de fer identique à celles du rempart, signalée dans celle sépulture, donne lieu à une observation.
Les fiches semblables exclQsi?emeDt affectées aux pootres de la muraille d'eDceiote De se reDcontreDt jamais dans les constructions particulières dont les charpentes sont toutes assujetties par des crosses à tète ronde. Ce spécimen unique, inconnu dans toutes les autres sépultures et trouvé près d'un atelier consacré à la métallurgie, dans une fosse de forgerons, semblerait rappeler une industrie locale, le lieu peut-être de la fabrication de ces objets. Les tombeaux de Bibracte avaient plusieurs fois déjà fourni des exemples analogues, de symboles funéraires. Une amphore» par exemple, avait été trouvée couchée sur la meule qui avait broyé le grain du mort; près de la mare de TArx, une autre amphore cinéraire était surmontée d'un fer de lance piqué debout. ^
A côté de ces tombes isolées et caractéristiques, dont quelques-unes du moins pouvaient rappeler des trépas glorieux, des fosses communes réunissaient dans un pèle-mèle confus des agglomérations de cendres qu*il est difficile de classer parmi les sépultures individuelles.
Celle que nous allons décrire était située à côté du dernier atelier, et joignait le creux funéraire dont il vient d'être question plus haut.
Parmi les modes si variés d'incinération constatés dans les fouilles précédentes, on n'avait, jusqu'à celles de 4868, rencontré aucun de ces puits funéraires dont l'exploration, depuis quelques années, a attiré l'attention et fourni sur les usages et les mœurs des Gaulois des renseignements nouveaux. Un de ces puits, creusé derrière le grand atelier det poutret, avait l^'eo de diamètre, et une profondeur de 8 mètres. Rien n'indiquait à l'orifice sa destination, si ce n'est la couleur noire et la nature meuble du terrain. Il était rond, sans revêtement, creusé dans un sol rocheux traversé par des bancs de pierre vive taillés à coups de pic, et dont les tètes saillantes hérissaient les parois. Ce puits était littéralement rempli de