ce, 17, C. U a 6"»2C du N. au S. sur 5 mètres
permit de retroaver carbonisées et collées contre le tof * entre denx piliers. Tontes ces matières combustibles, activant l'incendie, avaient amoncelé sur Taire une épaisseur de 0*60 de pisé calciné. Au travers de ce brasier les dispositions principales étaient reconnaissables. La façade, en retraite de près' de 1 mètre sur celle du compartiment central, devait, d'après ce rétrécissement, être, ainsi que plusieurs autres habitations gauloises, précédée d'un auvent & \ les piliers, au lieu d'être en pièces de bois rondes ou équarries à la hache, étaient formés de plateaux desciés et dressés contre le tuf. Enfin, dans la terre glaise du carrelage, un conduit de 0 "" 1 5 à 0 "" 20 de diamètre, ayant fait partie sans doute de l'agencement industriel, se dirigeait du centre à l'angle sud-est de la pièce qui paraissait avoir servi à la fabrication d'objets de bronze tels que fibules, ornements divers, verroteries. On y trouva une bande de bronze mince de 0"'20 de long, du plomb fondu, des dents de cheval imprégnées d'oxyde de cuivre et, dans une petite excavation, un creuset d'une forme unique, celle d'un cône renversé, dont les parois étaient percées d'une série de tubes verticaux ménagés dans l'épaisseur pour activer le <^hauffage ou faciliter la dilatation ; sur un fond de vase estampillé on
lisait le nom
LTITI M AVSCV ^
ÉmaillerSe gauloise. — Atelier n* 18. '
Avant de décrire les procédés et les produits ouvrés de rémaillerie éduenne, jetons un coup d'œil sur le principal atelier où ils ont été reconnus.
L'investigation préalable du laboratoire gaulois, en révélant
i. Ces anTents portaient rar des piliers placés à 1 mètre, tu moyenne, en ayant de la façade.
2. Tonte cette série de numéros correspond an quartier CC ou de la Come- Chaudron.
les coQditioQS locales dans lesquelles s'exerçaient les fabrications de DOS ancôtres, aidera à mieux comprendre cette industrie toute personnelle» qui semblait fuir le soleil et se dérober aux yeux des curieux dans des réduits souterrains.
Nous trouTerons le modèle complet de ceux-ci dans TofiBcine de l'orfévre^mailleur située le long de la Yoie principale» à 200 mètres de la porte de Toppidum. Sa boutique au bord du trottoir interrompait la ligne de baraques qui» en deçà et an delà» bordait le flanc gauche de la route ; cette position semble loi assigner un certain rang dans le commerce de Bibracte.
L'importance de l'habitation nécessitait un déblai complet» qui permit de relever tous les détails de sa structure barbare. La pièce principale» celle qui communiquait a?ec la ?oie, a?ait la forme d'un carré de 5°" 50 de côté» auquel la disposition irrégulière des poutres debout qui en formaient la carcasse donnait l'aspect d'un hangar autant que d'une habitation. Cette irrégularité est telle qu'il faut croire que les piliers des sablières» entaillés à cet effet» étaient alternativement placés à droite et à gauche de la pièce horizontale pour remplir» les uns par rapport aux autres» TofBce de jambes de force. Il en était de même des supports du faitage» dont deux sur huit étaient en dehors de l'axe commun.
La multiplicité des piliers» d'inégale grosseur» disposés sur cinq rangs» la profondeur de leur amorce dans le sol» 0*60) ainsi que l'énorme amoncellement de ruines à l'intérieur» font supposer un étage au-dessus de cette pièce où s'opéraient les fabrications; il rendait nécessaire un escalier dont la cage» marquée par le plan des poutres, donnait accès du fond de rhabilation enterrée de 2 mètres» sur la voie et à l'étage. On remarquait en effet» à l'intérieur de l'atelier» du côté du chemin» quatre piliers formant en dehors de l'axe un carré dont un escalier seul donne l'explication.
La porte renversée sur le carré j avait laissé les débris de ses ferrures» une penture garnie encore d'un gros clou» un loquet et son attache» un fer troué pour une fermeture» le
crapaud d'oD pivot, quelques grosses fiches de fer semblables à celles des poutres du rempart, et des restes de bois adhérant encore à uoe bande de fer droite et légèrement concave.
Parmi ces garnitures, deux gros crochets et quelques maillons en fer rappelaient un mode de clôture usité encore dans la haute Italie ^, et qui consistait à fixer les deux crochets Tun à la porte, Tautre au pied droit du châssis contre lequel elle battait. La chaîne tendue entre eux faisait l'office des traverses en bois employées au moyen &ge à cette^mème fin, et, à l'arrivée d'un étranger, Torfévre, en lâchant un nombre calculé de maillons, entrebâillait sans danger sa porte, s'assurait des intentions du survenant et n'ouvrait qu'à bon escient.
Ce trait de mœurs montre que dans la Gaule la sécurité individuelle, même derrière les remparts d'une forteresse, n'était pas complète et qu'il était prudent de s'y garer des larrons.
La chute des cloisons en bois entremêlé de pisé et celle du plancher avaient formé sur l'aire une couche d'un mètre divisée en lits réguliers comme des murs tombés sans se disjoindre. Ceux du dessous, sur le brasier laissé par l'incendie de la toiture, étaient ronges et durcis par le feu à l'état de brique ; ceux du dessus avaient conservé la couleur jaune de l'argile pétrie.
Ils obstruaient deux fourneaux creusés dans le sol à la ma* nière des Gaulois. Le plus petit, large de O'^eo, contenait des paillettes de fer, des scories et un ciseau engagé dans un manche de bois conservé en partie; le second, beaucoup plus grand, et dans lequel furent trouvés des objets émaillés, sera décrit plus loin.
Au midi de ce laboratoire deux autres compartiments en pisé, séparés de l'atelier principal par quelques assises en pierres, étaient enfouis comme des caves à 0*50, et à 1 mètre en contrebas do premier, 2*° 50 sous le gazon; une longue