‹ Fouilles de Mont Beuvray (ancienne Bibracte) de 1867 à 1895Chapitre 76 sur 134 · KO · texte numérisé non relu

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débris de métal superflus ou rejetés à la^nite d'aoe mal-façoo par l'oufrier. Dans ces ferrailles sans valeur figuraient de petites plaques de tôle amincies par le martelage et brodées de dessins à jour obtenus à Tempo rte-pièce, espèce de dentelle en fer, percée de baies aiguës comme les arcatures d'un cloître ogifai et, pour conserver rillusion, flanquées entre chaque arcature d'une baie plus petite, losangée La largeur de ces bandes est de 0*06 à 0*06, à en juger par les bordures restées intactes; on ne saurait mieux les comparer qu'au champ de certaines serrures ouvragées du moyen âge, découpé de même à jour pour être appliqué sur un fond d'étoffe, ou à la galerie évidée de nos lampes actuelles.

Le nombre et la similitude de ces minces feuilles de. métal sauvées si inopinément de la destruction dans leur abri de terre cuite, leurs motifs de décoration peu variés, indiquent qu'elles étaient d'un emploi journalier. Quelques unes ont une légère courbure. Sur une plaque de 0"025 de large, les deux rangs d'arcalures sontaboutés par les sommets renversés, avec de petites baies au milieu ; une autre offre une série de cercles et de losanges sur deux ligues distinctes ; une troisième des crochets disposés circulairement en forme d'ailerons dont le modèle est très commun sur les poteries et les bronzes duBeuvray.

La même amphore contenait encore une fibule, un fragment de bronze adhérent à des graviers, des anneaux, des copeaux de fer en spirale, une plaque percée au centre d'un trou circulaire et de clous aux quatre angles, comme une entrée de serrure ^. Le reste se composait de rognures unies et minces, collées ensemble par l'oxyde, entre lesquelles on distingue plusieurs débris de tôles à jour.

Cette forge fut-elle surprise par l'incendie? On serait porté à le croire en voyant le nombre considérable d'objets enfouis,

I. Uuê plaque semblable avait été trouvée précédemment dam une autre forge.

les buses en place, la quaûtilé d'outils : ud beau marteau, de gros coios de fer, un gros silex enveloppé de sa gangue, une douille de souflQet, un grand crochet de fer, une flamme de vétérinaire, un loquet de porte, une plaque de fermeture de verrou avec un de ses clous d'attache, une fibule de fer, une de bronze, des verroteries, un grand coutelas de 0" 29 de long et à manche de fer terminé en crochet pour le pendre à un clou, des débris de vaisselle dont le nombre s'élevait à trois mille. Peut être existait-il sur le plancher, au niveau de la voie, une pièce affectée à la vente des poteries de tous échantillons qui, à l'effondrement, seraient tombées dans Tatelier souterrain. Plusieurs d'entre elles méritent d'être décrites.

Dans ce monceau de débris vulgaires, on trouva d'abord ceux d'un vase jaune, d'origine inconnue et d'un beau galbe, de même modèle qu'un autre presque entier, provenant des fouilles de 1868, aujourd'hui au musée de Saint-Germain. L'ornementation se compose de moulures en relief et de quelques lignes verticales finement tracées à l'ébaucboir sur la panse; le profil est sérieusement étudié. Deux fonds étaient estampillés, l'un, des lettres L*S'G, l'autre d'un nom déjà

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