BIBMGTE DANS LES AUTEURS
La question de remplacement de Bibracte a été un des points les plus controversés de la géographie gauloise ^ Plusieurs raisons ont concouru à des divergences qu*il est permis d'attribuer surtout au défaut de précision des études. L'ignorance ou TindifTérence dans lesquelles on est resté longtemps sur les conditions du régime intérieur de la Gaule, ne pouvait manquer d'égarer certains écrivains trop habitués à tout rapporter aux modèles classiques ; les souvenirs de Rome et d'Athènes, leurs monuments, leurs institutions, leurs histoires remplissaient trop exclusivement la mémoire pour qu'on cherchât à pénétrer bien avant dans les obscurités de la vie d'un peuple qui n'a rien écrit. Tout en constatant son infériorité par les récits des auteurs anciens, beaucoup de lettrés étaient inclinés à lui attribuer une assimilation lointaine, sans doute, mais plus ou moins réelle avec les civilisations connues de l'antiquité. De là, sont sorties les conceptions erronées de savants même de mérite cherchant dans la Gaule, au siècle dernier, des capitales, des monuments, une réduction de Rome, en un mot. L'amour - propre local s'échauffant à ces idées préconçues, d'autant plus facilement qu'elles étaient dépour-
1. Noos avons traité cette question dès 1856. dans notre EêB&i $ur le système (iéfensif des RomsiriB dans le pays éduen. p. 129 à 146 et placé dès lors Bibracte au mont Beuvray.