‹ Fouilles de Mont Beuvray (ancienne Bibracte) de 1867 à 1895Chapitre 82 sur 134 · Hocher, VArt gaulait, pi · texte numérisé non relu

Hocher, VArt gaulait, pi

lement eo spirale au milieu, un fragment de miroir, od petit cube de bronze coopé an cisean et de la forme d'nn poids, accompagnaient les poteries.

A l'est de cette masnre, un gisement cinéraire, reconnaissable à nn moncean énorme de tessons d'amphores accumulés antérieurement, occupait la même ligne que la maison 47, an second plan des habitations par rapport à la voie.

Cette maison è une seule pièce et construite en appareil enchevêtré était de médiocre dimension, mais soignée, pourvue d'un large escalier de trois marches à l'angle sud-est dont le seuil formait palier, et d'une sorte de placard large de 90 centimètres ménagé du côté opposé, dans la maçonnerie, k 4 "30,, au-dessus du carrelage.

Entre les murs élevés encore de S mètres à l'ouest ^, s'étendait un massif de béton toujours sans chaux, amalgamé soigneusement de cailloux fins, de petits débris d'amphores concassés et de terre glaise, dont la surface unie et les couleurs variées imitaient Taspect de la scaïole. L'usure régulière des fragments de brique rouge incrustés à la surface de l'aire comme les cubes d'une mosaïque semblait due moins à la foulée qu'à un travail spécial exécuté avec des polissoirs de pierre.

Dans toutes les demeures où apparaissent ces imitations romaines, on trouve invariablement des pièces coloniales, les dernières avant l'ère chrétienne. La maison n* 47 en renfermait une avec deux médailles gauloises, un polissoir, une dent de cheval, une hachette de pierre verte, gercée de noir, polie, encore tranchante et de quelques centimètres seulement de longueur, trop petite pour être autre chose qu'un outil ou une amulette. L'antiquité tout entière attribuait à certaines pierres comme à certaines herbes des vertus surnaturelles accréditées auprès de savants tels que Pline aussi bien qu'auprès du vul-

i. ce 47. Hantênr : au midi, 1«80; nord, 1»55; est, 1 mètre. Longueur de la pièce : nord, 6*80; end, 6*80; est, 4»i7 1 ouest, 4«d5.

gaire. Les habitanU de Bibracte et des Tillages toUids la partageaient d'autant plus sûrement que les traces en existent encore et que le talisman attaché aux haches de pierre qui préserraient de la foudre a passé après leur disparition aux haches de métal. Dans les fermes les plus voisines du Beuvray, aux premiers grondements du tonnerre et aux premières gouttes de pluie, on porte dans la cour, près du seuil de la maison, dont on ferme la porte, une hache en fer^ le manche contre terre et le taillant en haut, pour présenrer de la foudre et de la grôle. Son effet est le même que celui des tisons de Noël.

Cet usage singulier qui semble un moyen terme entre la sorcellerie antique et la science moderne aurait-il motité l'allégation d'un alchimiste allemand du moyen âge, qui annonce que les Éduens et les Toldsates connaissaient le paratonnerre. ^

Toutes les maisons, dans le voisinage du carrefour des deux voies de l'Écluse et du Rebours, se rapprochaient de la construction romaine aussi bien au Champlain qu'à la Come- Chaudron. Elles sont mieux bâties, plus grandes, plus' confortables ; la pierre de taille y est plus abondante , elles semblent môme avoir été, au moins en dernier lieu, couvertes en tuiles. Les murs de l'habitation n* 48, presque contiguë à la voie, enfouis profondément, V^tO à l'ouest, étaient construits les uns par assises, les autres en moellons enchevêtrés, à la base

1. HolOngeo cité dans un article sur l'iiistoire da paratonnerre publiée par Lé Portique, i^ livraison, 1843 : « Les Éduens et les Tolosins, en temps d*orage, se couchaient près des fontaines, dit le vieux cabaliste Holflngen, après avoir allumé une torche et planté à côté d'eux leur épée nue, la pointe en haut. Il advenait que la foudre tombait souvent sur la pointe de répée sans faire de mal au guerrier et s*écoulait innocemment dans l'eau. »

{Le VinO'Neuf, Histoire ancienne des inventions et découvertes modernes par Edouard Foumier, t. I*^, p. 183.)

La plupart des peuples de l'antiquité croyaient à l'efficacité de certaines pierres contre la foudre.

Le» gnerriers germains, d'après le poète Marbode, portaient sur leur casque comme paratonnerre une hache de pierre.

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desquels oo remarquait à Pangle sud-ouest un goulot d'ampbore long de 68 centimètres placé dans la maçonnerie, l'orifice de face, comme pour déverser un filet d*eau ; quelques autres débris de goulots étaient employés dans la maçonnerie, signe de date récente qu'on ne trouve guère que dans les dernières constructions de l'oppidum. L'habitation sur un (Han carré d'un peu plus de 6 mètres de côté était divisée en travers par un mur de refend en deux compartiments oblongs. Ils communiquaient par une porte à châssis en pierre de taille, dans l'un desquels un gond était scellé solidement à 40 centimètres du carrelage, couvert des restes d'ais pourris et des pentures de la porte.

Entre cette dernière et l'entrée principale, à l'est, un espace carbonisé de 80 centimètres de côté marquait l'emplacement du foyer ; sept petites pierres de taille d'une dimension symétrique et équarrissant de 4 5 centimètres sur 35 de long, tom bées pèle-mèle à l'angle sud-est de la seconde pièce, auraient pu former le châssis d'une petite fenêtre dans le mur méridio nal écroulé en dedans; un placard en maçonnerie de 1"40 de large sur 40 centimètres de profondeur subsistait encore à 1*20 au-dessus du sol dans le mur occidental resté debout.

Malgré ces perfectionnements et sa bonne construction, rbabitation était antérieure à notre ère, car elle renfermait deux médailles gauloises et un petit bronze d'Auguste au revers de l'aigle. Le reste se composait de deux poteries rouges sigillées, l'une au nom d'ICARYS ou ICAVYS, de fragments de calcaire blanc, de bronze oxydé et de douze dents de cheval réunies, d'une grosse gouge de fer et d'une hachette de pierre verte, très fine, de la forme d'une amande plus longue et moins plate que celle de la maison précédente.

n a été question antérieurement d'un long mur en pierre qui, de la façade du n^ 48, se dirige, bien qu'interrompu, sur celle du n^ 46, en laissant entre eux une cour ou jardin. Il paraissait appartenir, tout en servant de clôture, à un hangar couvert de tuiles dont les débris étaient nombreux.

A gauche de ces deux babitalicos s'étend on espace vide de ^•à 12 mètres de large, borné an sud par le n* 49, qui lenr est parallèle. Celui-ci, contrastant avec les maisons bien maçonnées qoe Ton vient de quitter, est une de ces constructions informes qui apparaissent çà et là à travers les ruines de Bibracte.

1% niveau des diverses pièces échelonnées à la file les unes des autres, sur la pente, varie de 3 à 4 mètres ; à Test, elles sont enfouies comme une cave ; à l'ouest, entaillées à peine dans le sol.

Certaines parties de mur sont épaisses d'un mètre, d'autres se réduisent à un simple parement en moellons enchevêtrés, devant lequel on compte les poteaux qui empêchaient ces cavernes barbares d'être détruites par les vents.

Nous décrirons successivement chaque compartiment en le désignant par des lettres de renvoi correspondant au plan.

L'absence des poteaux de fagade à l'extrémité orientale des murs découverts doit la faire prolonger à 7"70, à l'est, jusqu'aux trous de poutres inscrits sous le n* 66, dont la direction est en parfaite concordance avec le reste des constructions et complète régulièrement l'édifice. Il occupe, dès lors, une rampe droite de 31 mètres de long, de l'est à l'ouest, sur 8 mètres environ de large, divisée en quatre paliers.

Le compartiment d'arrière A, situé au sommet de la pente et hors de terre, était exposé à toute la violence des vents d'ouest, qui fouettaient^la pluie contre ses murs de terre trop perméables pour arrêter l'humidité. Aussi doit-on le considérer, non comme une pièce habitée, mais comme un rempart contre les effets du climat. C'est une sorte d'auvent, de couloir sans issue, de 9 mètres de long sur 1 mètre seulement de large, abrité sous un prolongement du toit, et bon tout au plus à loger du bois de chauffage. Plusieurs compartiments semblables, tous à la même exposition, dans les maisons fouillées antérieurement au Champlain, permettent d'autant moins le doute sur sa destination qu'il en existe encore des exemples dans les régions froides et pluvieuses du Horvan.

La muraille occidentale de la chambre A» détachée, pour ainsi dire, de Thabitation, et n'étant en réalité qu'une cloison externe, n'avait que 37 centimètres d'épaisseur, tandis que celle de la maison proprement dite, qui lui était parallèle, dépassait toutes les épaisseurs constatées jusqu'alors, 4*^0 de maçonnerie pleine en terre et moellon, mais grossière.

Aussi la mauvaise qualité des matériaux la rendant, malgré ses dimensions, perméable à la pluie, il* ne serait pas impossible que rétablissement du contre-mur dont il vient d'être question ait été un remède appliqué postérieurement. On trouva dans ce couloir un fragment de bracelet en schiste bitumineux, deux médailles gauloises et trois autres en dehors, au pied du mur. * '

L'irrégularité signalée précédemment choque dans les moindres détails ; nulle part les murs ne sont en parallélisme et toutes les pièces se rétrécissent successivement. Le mur d'auvent, par exemple, a 9*16 à l'arrière; le compartiment suivant n'en a plus que S'^SO, le troisième 7"'96, et si nous avions la mesure exacte de la façade, elle n'aurait pas plus de 7 mètres, réduction de plus de 2 mètres entre l'arrière et le devant de la maison.

Le second compartiment B, plus large que long, avec un rétrécissement à l'est, un empâtement intérieur au mur septentrional, et un éperon en pierre de taille à l'angle sud-est, qui forme Tamorce d'une clôture, n'a pas plus que ses voisins d'angle droit.. De gros poteaux placés aux angles et au centre supportaient la toiture et le fattage.

Le compartiment C, à 1"'26 en contre-bas du précédent, est construit en maçonnerie des plus défectueuses, au-dessous de laquelle on constate un quatrième gradin de 1*25 de chute, qui reporte jusqu'aux poteaux inscrits sous le n^ 66, comme il a été dit, l'entrée de Tbabilation.

Les murs latéraux de 1 à 2 mètres d'élévation ont tous deux parements, au lieu d'être adossés au terrain extérieur, selon l'usage général. Ils forment un flot creusé, il est vrai, dans le

taf, comme la plupart des autres demeures, mais bordé de ruelles profondes conduisant an ruisseau de la Come-Chaudron.

Plusieurs maisons de ce quartier figurent des Ilots semblables, et, dans les ruelles plus ou moins larges et à forte pente qui les séparent, l'accumulation du sable et des graviers accuse le passage des eaux dont elles facilitaient l'écoulement.

Ces ruelles sont parfois bordées de murs, entre les n"" 49 et 54, par exemple, avec une laideur régulière de 3 mètres 4/2. On se rend plus difficilement compte des modes d'accès et de communication dans les maisons elles-mêmes, et spécialement au n* 49, dont certaines pièces sont closes sur leurs quatre faces. Treize morceaux de pierre de taille, ii^ulbutés à l'angle sud-ouest de la pièce C, où le parement du mur a disparu, étaient peut-être les restes d'un escalier détruit conduisant à la ruelle ou à la pièce voisine B. La disposition en gradins suppose des ressauts analogues dans les toitures de ces pièces, de l'est à l'ouest.

La fouille a donné quinze médailles gauloises, un crochet, un anneau et une belle clef de fer, une fibule et des annelets de bronze, dont l'un orné de petits globules imitant des têtes d'épingle. En opérant le remblai, un gros anneau en bronze doré dont le chaton avait disparu fut recueilli dans le même terrain. Presque en même temps, la découverte d'une agate blanche ovale laissa un instant l'espoir de compléter l'anneau, mais la pierre plus étroite ne s'emboîtait pas. Ce n'était plus comme la sardoine précédemment trouvée dans le ravin, une œuvre grecque, mais un spécimen barbare, dont le sujet et l'exécution peuvent, sans trop de hardiesse, être attribués à quelque orfèvre du Beuvray. Il représente, sous une forme vulgaire, une de ces divinités reproduites à profusion dans la Gaule sur la pierre ou la terre cuite, fées ou Vénus pressant leur chevelure imbibée d'eau entre leurs doigts.

Une figure analogue, gravée aussi sur une agate blanche, avait été découverte au Beuvray en 4869. Le personnage représenté sur celle de 4870, plus barbare encore, a la prétention

de tourner la tète. L'artiste, incapable de rendre ce monve ment, a élndé la difficulté en plaçant la face derrière le dos. La naïveté dn trayail loi donne Tintérèt d'une œuvre originale, due à l'initiative d'un graveur inexpérimenté sans doute, mais ne relevant d'aucune école.

Les poteries offraient des signes divers ; sur un tesson sigillé on lisait les trois lettres L. T. C; sur une terre grise, le graffite L A. R., et parmi un certain nombre de fragments de céramique artistique figuraient les débris d'une jatte dont on avait cherché vainement jusqu'alors à restituer le profil complet. Le nombre considérable des morceaux de même famille recueillis dans les fouilles précédentes assignaient k cette espèce de vases une destination usuelle, bien que leur finesse parût les classer dans les poteries de luxe. Ils ont la base tantôt plate tantôt chaînée d'une moulure circulaire et peu saillante, mais toujours très large, contrairement à l'usage qui réduisait autant que possible le point d'appui en visant à l'élégance plus qu'à la solidité.

Leurs dimensions sont très variables. Certaines bases, par exemple, ont 8 centimètres de diamètre, et d'autres 48 centimètres. Le vase dont il vient d'être question a 43 centimètres de hauteur et 48 centimètres de diamètre k la partie inférieure, S6 centimètres à l'orifice. Un nom malheureusement incomplet, OYAKA, est gravé k la pointe en caractères grecs sous le pied ; on lit sur un autre les deux lettres, AH, tracées aussi k la main. Le même graffite s'est reproduit au n"" 46.

La forme générale de ces récipients se rapproche de la corbeille, imitant un tronc de cône renversé ; quatre moulures circulaires régulièrement espacées, un léger bourrelet au rebord ornent la paroi extérieure. Ils sont toujours revêtus d'un enduit noir brillant et poli, dans lequel percent souvent des paillettes de mica.

Si l'on rattache le n"" 55 au n"" 59 k l'est, on doit y rattacher aussi le n"" 50 k l'ouest, qui semble une pièce séparée k l'extrémité d'une cour. Cet ensemble de constructions, clos entiè-

rement de murailles, serait ainsi an des pins importants ténements. Le n* 60» englobé dans le massif, est une maisonnette en pierres très bien construite» avec an escalier de trois marches» dont deux en gros moellons d'une seule pièce et l'autre en pierres de taille» débouchant au sud sur la ruelle qui longe tout l'îlot.

La similitude des objets artistiques trouvés dans cette habitation et au n^" 49 se prête» en effet» à une attribution commune : poteries fines» grain de terre cuite recouvert d'un bel enduit bleu» brillant comme celui des amulettes égyptiennes» cornaline gravée représentant une chèvre dans l'attitude du repos et prête à se lever» etc.

Non loin du même lieu» on avait recueilli déjà en 1868 une autre cornaline sur laquelle était aussi gravée une chèvre» sujet en harmonie avec les habitudes pastorales du pays. Cet animal est encore aujourd'hui répandu dans la région du Morvan qui avoisine le Beuvray» pourchassé par les forestiers plus durement sans doute que du temps des Gaulois.

Ainsi que les maisons 48 et 49» le n* 50 parait avoir échappé à l'incendie général» car on n'y remarque pas de charbon» mais une couche de terre molle et verdâtre de 40 centimètres d'épaisseur» reste des pisés ramollis par l'humidité.

On reconnaît, en second lieu» que les maisons épargnées par le feu sont entièrement déménagées. Poteries» outils» trace d'industrie» tout y fait défaut» sauf de rares objets altérés ou sans valeur et négligés dans le déménagement

Quelques médailles à peine sont égarées à travers les cours ou sur les carrelages; on dirait des maisons neuves» dans lesquelles les occupants n'ont pas eu le temps de s'installer. Elles ont dû leur salut sans doute à leur toiture en tuiles à rebords» dont les débris sont nombreux.

Quelques autres produits céramiques y rappellent aussi les habitudes romaines» tels» par exemple» que les fragments de ces briques épaisses dont étaient recouverts les hypocaustes» mais qui» dans ces demeures dépourvues de ce mode de chanfibge» ne pouvaient servir que de foyères.

An quartier du Champlain situé eu face et de l'autre côté de la Yoie du Rebours» les coustructions étaient de même régulières et solides, les cours ou jardins clos de murs k deux parements ; le faubourg semble subir l'influence du voisinage de la yille. Le n*" 61, séparé du précédent par une ruelle ouverte entre deux murs sur la yoie, est bâti en excellente maçonnerie de pierres de taille et de gros moellons liaisonnés afec de la terre jaune parfaitement coagulée. Son enfouissement à S* 4 6 sous le sol, ses murailles élevées hors de terre, son carrelage d'une extrême dureté bien qu'en arène battue, de nombreux débris de tuiles à rebords d'excellente qualité le signalent comme un des meilleurs types de construction du Beuyray. Il renfermait quelques objets de toilette, des p'oteries fines, un clou en bronze terminé par une tète à moulures dont la cayité avait dû être remplie par une verroterie, et enfin une pièce capitale, un fragment de bijou en verre de diverses couleurs et d'un dessin caractéristique, qui donne un spécimen incontestable d'art gaulois.

C'est une rosace d'un centimètre de diamètre, un fragment de cbaton de bague, dans lequel s'étalent trois feuilles d'une fleur de fantaisie, disposées en trèfle et mélangées de diverses couleurs d'un ton accentué. Une seconde couche de verre brun, sur laquelle sont soudées les pièces du dessin, double la première. Au centre des petites feuilles d'un vert foncé, liaerées d'un filet noir, une larme de verre transparent laisse apercevoir les reflets d'une lamelle d'or scellée au feu entre les deux couches et simulant l'opale ; des crosses microscopiques en émail blanc forment une sprte de rayon entre les feuilles. Ce bijou compliqué et d'une fabrication si originale est malheureusement brisé, mais il en reste assez pour constater, même sans le secours de la loupe, tous les raflinements de sa structure, qui en font un des plus curieux produits de notre orfèvrerie.

A partir du n^ 66, la ligne de maisons se rapproche du ruisseau et du fond de la vallée, en s'éloignant sensiblement de F. B. 46

la grande voie qui appuie à Tonest, en sens opposé, poor monter an champ de foire. L'interralle qui les sépare est occupé par deux yastes pièces de terre appelées pdturei du couvent, parce que c'est dans Tune d'elles, où l'on suit encore une longue enceinte de murs écroulés» que s'élera au moyen âge la eordeUe du Beuyray, le monoiterium Bibractcme du livre Proviheial dei Cordeliert K Ces pièces de terre à peu près planes et situées au bord de la yoie offraient un très bel emplacement, avec une source qui fut utilisée par les moines pour noyer le fossé qui entourait leur demeure et y entretenir du poisson ; elles durent bien certainement être occupées par les Gaulois, mais elles n'ont pas encore été fouillées, et on ignore si les religieux y ont détruit les ruines pour se procurer des matériaux de construction. • . Le n* 56 est une de ces habitations déjà signalées, disposées en gradins taillés dans la pente de la yallée. Les trois pièces qui la composent sont toutes en maçonnerie, à l'exception des deux fai^des construites en charpente et en pisé. Parmi ces appartements, ceux des deux extrémités, de dimensions à peu près égales, i'^OO et i'^SO, sur 8 mètres de large, étaient séparés par une pièce intermédiaire de S'*90 seulement et de même largeur que les précédentes, ayec une chute de 4 "80 au gradin inférieur. Elle ayait au sud d'autres appendices dont il reste l'amorce d'un mur contigu à la pièce qui regarde la yoie. Les façades n'ayaient laissé d'autres yestiges que leurs trous de poutres creusés entre les maçonneries très bien conseryées. Une monnaie de Marseille, une des Allobroges, cinq éduennes, une de Solimar .et une moitié d'un moyen bronze colonial, furent recueillis dans le déblai; les fragments de poterie abondaient surtout dans le compartiment supérieur. Quelques lettres de graffites tracées à la manière gauloise, quelques estampilles de potiers un peu plus récentes peut-être se lisaient sur certains fragments. Parmi les premiers, deux

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