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est certaine, g^^ i avec le T accolé à la lettre suivante; on
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lisait sur les autres, précédemment trouvées : oimA
L'inscription de L* TETYS SAHIA, qui indique paraît-il un fabricant de poterie samienne, semble être la même que celle trouvée en Grèce par H. Albert Dumont, avec une légère différence de lecture, quand il dit, en parlant de la poterie samienne : « Le sigle du potier TETEYS est souvent accompagné du mot SAMIA qui ne laisse plus de doute ^. » Nous croyons que le nom véritable est TETYS. Ce potier devait vivre au commencement du règne d'Auguste, car on a trouvé sa marque à la Come-Chaudron, abandonnée à cette époque ; et comme on l'a rencontrée aussi à Autun, on ne doit pas lui attribuer une date plus ancienne qu'à la ville elle-même.
Les principaux fragments de poterie gauloise étaient ceux d'un beau couvercle et d'une grande assiette noire, une coupe évasée en terre rougeâtre micacée, un petit vase à trois pieds, un très grand plat enduit d'une couleur rouge pâle, un cylindre de verre blanc avec filigrane bleu en torsade, un débris de verre bleu à cercles blancs et points jaune-or, et la moitié d'un bracelet en verre violet orné d'une dentelure en pâte vitreuse jaune, et opaque. D'autres objets en mélali un chaînon
1. Voir Bev. arch., 4872, FouilUs de BibracU, septembre 1872, p. i87.
2. Archivés des Missions seientifi>ques et littéraires, 2* série, t. VI ; Paris, Imprimerie naU Inscriptions céramiques de Grèce, par Albert Dumont.
et aDe tige en argent d'une grande fibnie on d'un style, deux fibules en bronze, un fragment d'os enchâssé dans du bronze, un petit tube et une plaque de plomb, trois silex, deux pierres à aiguiser, dont Tune fortement usée par des outils aigus et l'autre imitant une pierre de touche, deux fragments de mortiers en pierre, un galet, une penture et une gâche de porte, un couteau de fer perdus à difers étages dans la* terre appartenaient en propre à la Gaule, ainsi que vingt-cinq médailles et deux consulaires, l'une de la famille UCINIA, l'autre de la famille HERENNIÂ, 84 ans avant Tère chrétienne, plus moitié d'un moyen bronze colonial. Au milieu de cette masse confuse trois amphores debout et renfermant des cendres semblaient annoncer une grande case funéraire.
En voyant cependant sourdre l'eau aussi près du sommet à une faible profondeur, et en examinant le cahos de débris de toute sorte contenus dans le remblai, pierres, tuileaux, fragments de vases, verroteries, plomb fondu, il était permis de se demander si la fontaine sacrée qui, sous le nom de Saint-Martin, coule aujourd'hui plus bas en dérivant à l'est n'avait pas eu autrefois en ce lieu sa première issue, et si un travail d'obturation contemporain de la transformation du temple en église et opéré avec les terrains du forum n'avait pas été l'œuvre des apôtres chrétiens? Cette supposition paraissait d'autant plus plausible qu'à huit ou dix mètres de distance, en contre-haut, on rencontra un puits dont l'eau affleurait le sol, à un niveau plus élevé que celui de l'excavation, et dans lequel elle montait avec rapidité lorsqu'on essaya de le vider. Ce phénomène n'aurait rien d'extraordinaire si on se rendait un compte exact de la configuration du plateau que les arbres empêchent d'apprécier à l'œil. Le point en question se trouve au bas des pentes convergentes des deux extrémités de ce plateau. L'une, le Porré, est de dix mètres plus élevée que la croix du Beuvray, quinze mètres au moins au dessus du fond de notre excavation ; l'autre, la Terrasse, de six à sept mètres. L'es eaux se partagent sur l'arête même de la montagne. Une
partie fonne à Tonest la fontaine Saint- Pierre, l'antre à Test la fontaine Saint-Martin. Il paraîtrait naturel qu'une portion de ces eaux, celles surtout de la Terratte, soient Tenues aboutir dans l'échancrure de terrain où descend la grande voie, au sud-est, à quelques mètres seulement du puits et de l'excavation.
Le puits qui YÎent d'être mentionné est situé en contre-bas à quelques mètres de l'extrémité méridionale du portique du forum, près de la voie. Il est construit en très bons matériaux. Sa profondeur est de 6 mètres, la largeur de 0*67. Sa margelle se composait de quelques blocs de granit et de deux tronçons de colonnes de grès de 0*40 de hauteur, fendus de haut en bas par quartiers et piqués debout. C'était la première apparition au Beuvray de la colonne de grès, si fréquente dans les habitations d'Autun. Elle a/ait 0*50 de diamètre, et provenait selon toute apparence de? galeries du temple dont la bordure avait le même diamètre. L'usure des parois du puits polies par des frottements répétés témoignait de son long service. L'agencement improvisé de la margelle contrastait trop visiblement avec la maçonnerie pour ne pas y voir une restauration postérieure faite avec des matériaux antiques. La proximité du temple, puis celle de l'église et du champ de foire rendaient ce puits trop précieux pour ne pas le sauvegarder, car il économisait une course de deux à trois cents mètres pour aller aux fontaines; aussi doit-il être compté parmi ceux qui sont mentionnés au dix-septième siècle sur le plateau du Beuvray. ^ On recueillit dans le terreau autour de l'orifice trois médailles gauloises et un cercle de fer ayant appartenu à un seau de métal de 0*09 de diamètre. L'intérieur renfermait avec du bois de chêne des noisettes, une défense de sanglier, des poteries de toute sorte, de beaux fragments d'une grande assiette et d'une soupière samienne ornée de feuillages, un autre à vernis argenté et couvert d'une imbrication en forme d'écaillés,
1. D*ADTiHe, Éclaireissêmtnts géographique. Distirtation iur BibracU.
QQ creuset de Terrier, des scories, et, au fond, trois vases entiers; le plus graud, haut de 0"30, en terre rougeâtre, est Tentru, à deux anses et goulot étroit; le second, en glaise jaune très grossière et rougie par le feu, est une aiguière de 0*26 de haut dont Vanse est brisée. Le troisième complètement intact est de même forme et plus grand que le précédent, 0*26 de hauteur. La date de ces poteries au premier aspect pouvait offrir quelque incertitude dans l'hypothèse de la consenration du puits au moyen âge; mais outre Turne samienne, parfaitement datée, le troisième vase en terre grise de rAiiier, dont on a retrouvé plusieurs fois les échantillons parmi les fragments du Beuvray, est identique pour la forme et la matière à un autre vase retiré du fond d'un puits romain des thermes de Néris. ^
Les bouleversements du terrain que nous venons de parcourir n'ont pas été le résultat d'un travail simultané, mais celui d'une longue suite de siècles. On a pu constater, d'après les éléments épars dans le sol, tant en dehors qu'à l'intérieur du forum, des constructions gauloises en bois d'une date inconnue, mais certainement antérieures à l'ère chrétienne, puis une construction en pierre qui lui succéda peu après la consécration de l'autel de Rome et Auguste à Lyon, et qui subsista, plus ou moins remaniée, durant toute la période de l'empire romain. Â la fin du quatrième siècle l'intervention du christianisme se révèle dans la transformation du temple en église, et peut-être dans certaines modifications d'une partie des bâtiments de desserte. A l'est de l'enclos K^, un mur qui de la pièce 6^ se dirige sur le portique méridional du temple ferme la cour, sur laquelle il a deux portes, entre le portique et les dessertes ; il régularise jusqu'à un certain point le plan des constructions. Si ce mur est antique, la gaine étroite K< qu'il forme avec le mur de la clôture orientale de l'enclos K^, et qui se rétrécit graduellement jusqu'à l'entrée de cet enclos,