‹ Fouilles de Mont Beuvray (ancienne Bibracte) de 1867 à 1895Chapitre 92 sur 134 · C T 1 du plaD · texte numérisé non relu

C T 1 du plaD

accompagnées de fragments de poteries samieones sigillés, et d'un débris d'une jarre estampillée en grandes et belles lettres du nom TIICnSST, d'un petit c6ne de bronze massif paraissant avoir serri de poids, d'un fragment de lampe en terre jaunâtre, et d'un grand morceau d'une forte clef en bronze ouvragée à double panneau, l'un à trois dents détachées, l'autre à clairevoie. Un bloc de grés arrondi de (TSO de diamètre et provenant sans doute de la base d'une des colonnes du portique du forum avait roulé jusque-là.

Le talus entier dans lequel la maison a été creusée est recouvert de déblais provenant de démolitions ou du moins d'une couche de terre longtemps habitée, et dont l'épaisseur est très variable selon que le sol est resté vierge ou a été modifié par des constructions; il 7 reste peu de pierre de moellon; mais on sait par des vieillards que ce lieu abrité des vents et peuplé autrefois a été la carrière privilégiée des habitants de Hontmoret, de Pierrefitte et autres lieux, qui, tout en cher* chant la pierre de taille, ne dédaignaient point le moellon. Ces extractions expliquent l'état actuel dujiol. Quelques amorces de murs gaulois ont échappé au zèle du carrier, et c'est à l'absence de divisions à l'intérieur des maisons, qui a dérouté les chercheurs, que celle dite du Prêtre a dû sa conservation. Le champ qui contient ces restes a été ainsi bouleversé et dépouillé, néanmoins le terreau noir 7 renferme nombre de débris de poteries et des médailles gauloises, des traces de carrelage en terre battue et même en briques, mais les maçonneries ont presque partout disparu ou n'ont laissé que des vestiges incohérents. Une tranchée ouverte sur 40 mètres de long, de la maison C T^ jusqu'au rempart gaulois situé plus bas, a rencontré le terrain dur tantôt à O'^SO, tantôt à plus de 4 mètre de profondeur, surmonté de ce sol noir cendreux et comme brûlé qui règne tout autour du forum. Une espèce de mur en pierre, un peu en deçà de la plateforme du rempart, montrait encore quelques assises, trop frustes pour les classer; le talus du rempart lui-même, coupé à son tour, n'avait cou-

senré ancone trace de sa muraille de défense. Les pierres du parement gaulois n'avaient pas roulé, car il en fût resté sur place dans ce cas, mais avaient été enlevées entièrement dans les mêmes circonstances que celles des maisons. Toutes celles qui parmi ces dernières n'avaient pas de fondations profondes ont été rasées.

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