‹ Fouquier-Tinville et le Tribunal révolutionnaireChapitre 18 sur 24 · NOTÉS · texte numérisé non relu

NOTÉS

Le président. — N'est-ce pas vous qui les avez conduits à l'eau T

Réponse. — J'étais tout à la fois soumis aux chefs du tribunal révolutionnaire et de la commission militaire ; j'étais obligé d'exécuter ce qu'ils me commandaient; mais je puis assurer que je n'ai été chargé d'aucune noyade d'enfants...

Mais Goulin ne permet aucun doute sur le sort de ces malheureux enfants, car il s'exprime ainsi: « A l'égard des enfants prétendus noyés, je déclare que la commission militaire doit être interpellée sur ce fait, parce qu'elle avait la surveillance de ces enfants et qu'elle a donné son adhésion au sacrifice que Von en a fait. »

Thomas, reprenant sa déposition : « Ayant reçu l'ordre de la commission militaire d'aller constater la grossesse d'un grand nombre de femmes détenues à rentrepôt, je trouva une grande quantité de cadavres épars çà et là ; je vis des enfo/nts palpitants ou noyés dans des baquets pleins d* excréments humains. Je traverse des salles immenses ; mon aspect fait frémir les femmes ; elles ne voyaient d'autres hommes que leurs bourreaux : je les rassure, je leur parle le langage de l'humanité ; je constatai la grossesse de trente d'entre elles ; plusieurs étaient grosses de sept à huit mois. Quelques jours après, je revins voir ces femmes, que leur état rendait sacrées et chères à l'humanité ; je le dis , l'âme brisée de douleur, ces malheureuses femmes avaient été précipitées

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