‹ Fourier et Napoléon, l'Égypte et les cent jours, mémoires et documents inéditsChapitre 4 sur 34 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Fonier. Son premier igs. fMoB bénédiefio. Étère de rÉeole noraiile*

Piotaeiir à rÉeele polileoliiilqDe.

Fourier, fils d'un artisan, naquit àAuxerre)

le ai mars 1768, et reçut au baptême les prénoms de Jean-Joseph; il était Je dix-neuvième «ofànt d'une fstmille plus nombreuse.

C'est une chose constante qu'il se donna, vers le milieu de sa vie , les prénoms de Jean-Baptiste- Joseph : son nom était précédé des trois lettres J. B. J. et dans ses signatures manuscrites et dans ses actes imprimés durant les premières années de son administration à Grenoble. "Vers l'époque où il reçut le titre de baron, il supprima ces trois initiales, ainsique le paraphe qu'il ajou* tait à son nom ; plus tard , dans les académies , il adopta le prénom de Joseph , qui fit partie de sa signature; il Toma rarement du titre de ba«

' a L*]éGYPTE ET LES CENT JOURS.

roDi et il jouit à peine pendant deux mois de celui de comte , qui existe cependant au bas de quelques lettres ou de quelques actes, datés de Lyon et de Tannée i8i5.

On trouTera dans une élégante notice biographique composée par M. Mauger , Tun des plus honorables compatriotes et des meilleurs amis de Fourier, l'histoire de son en&nce , de ses premières études et de ses premiers succès (i). Du . "collège communal de sa viUe natale, Fourier, orphelin dès l'âge de neuf ans, passa au collège de Montaiguà Paris, de là chez les bénédictins d'Auxerre, dont il prit l'habit, à l'école normale de 1795, à l'école polytechnique, et en Égypte. C'est là que nous pouvons le suivre de très-près , ayant pour guides le témoignage de quelques documents encore nouveaux pour l'histoire , et les souvenirs qu'il nous a confiés.

CHAPIÏfŒ n.

FauiifV €1) Égypte. Bonaparte. Kléber. Menon. Le Divan. ItlnstUat. Évéoements intérieurs. Documents inédits.

Un arrêté du directoire exécutif de la république, en date de germinal an VI , mit Fourier au nombre des savants désignés pour une expédi- .

(i) Annuaire statistique du département de T Yonne, pour l'année 1837.

t^Éarm n lis cbnt jouhs. 3

tiou dont le but était ignoré du public, et qui 86 rendit en Égypte. Fourier partit et débarqua avec l'armée.

Dans une analyse bienveillante , mais ûdèlei des actes concernant le s^our et les services divers de Fourier en Egypte , actes déposés dans le Courrier de lÊgypte, dans la Décade égyp»

tienne (i), et dans les Annuaires de la république française imprimés au Kaire, M. Cousin (2) , son successeur à T Académie française , a fait connaître à quels titres divers y étant revêtu à la fois de fonctions littéraires et de fonctions administratives qui touchaient également aux plus grands intérêts de rétablissement français sur les rives du Nil , Fourier rendit partout de très-grands services, secondant à la fois^ d'un zèle infatiga* bk , l'administration nouvelle du pays et les rtç

(i) Recueil en trois volumes petit in-4*; les feuilles A, B, C, formant les i4 premières pages du 4^ volume, ont été imprimées au Kaire, mais elles n'ont pas été conservées, la capitulation de la place ayant mis fin à Toccupation française. Ces trois feuilles se trouvent très-rarement réunies aux trois volumes de la Décade. L'imprimerie nationale s'était réfugiée dans la citadelle du Kaire. La convention du 8 messidor an ix (57 juin 1801)^ pour l'évacuation de cette ville et de son territoire , fut la dernière pièce imprimée en Egypte. Parmi les ouvrages malheureusement interrompus aussi par les mêmes circonstances, il faut citer la Grammaire arabe vulgaire de M. J. J. Marcel, dont il n'existe que les 168 premières pages, format petit et dout lea

Exemplaires sont aussi très-rares.

(a) Supplément du journal le Constitutionnel; mois de juillet i838.

4 L*iGTPTE ET LES CENT JOUBS.

cherches les plus intéressantes sur son état an^ den; dirigeant l'Institut et le Divan; concourant avec une habileté remarquable au succès des négociations diplomatiques y et louant en orateur éminenty aux applaudissements deParmée entière, les généraux illustres quelle avait perdus.

Les recueils aujourd'hui si historiques, qui fu* rent imprimés en Égypte pendant l'occupation française , abondent en mentions ou même en textes des travaux de Fourier ; et à Ténumération déjà fort étendue qu'a publiée M. Cousin , il faut ajouter ce qui se trouve dans len^ io8 et dans le n* ii5 du Courrier y qui eut 4i6 numéros, dont M» Cousin n'a pu consulter que les io5 premiers.

Je possède avec ces recueils imprimés, intéres-* sants au plus liaut degré pour les temps héroïques et merveilleux de notre histoire moderne , quelques documents manuscrits non moins utiles pour écrire sur la vie de Fourier et les événements de son temps. J'en tireplusieurs renseignements qui compléteront ceux que les pré» cédents biographes ont déjà réunis.

Dans la première séance de l'Institut d'Égjpte tenue au Raire le 6 fructidor an Y I {51 3 août 1 798), Monge fut élu président, Bonaparte vice-président,' et Fourier, qui était alors à Rosette, fut nommé secrétaire perpétuel (i). ^

(i) On a souvent confondu, dans nos souvenirs historiques, l'Institut d^Égyple avec la Commission d'Égypte, L'Institut fut

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