ET EXTRAITS DE SA CORRESPONDANCE
La deuxième édition de la Vie de Fourier (Paris» i8y) contenait un certain nombre de Notes qui n'ont pas été reproduites dans les Éditions suivantes.
Les notes^ ainsi laissées à l'écart, comprenaient quelques documents sur la famille de Fourier et principalement des extraits de ses lettres à Just Muiron, seule correspondance du maître qui ait été mise à ma disposition pour l'exécution de mon travail biographique.
En relisant ces manifestations familières de Fourier, je ne puis me défendre du regret de les avoir omises, et je me fais un devoir d'en restituer au moins quelques-unes dans l'Édition actuelle; car rien, ne saurait mieux faire ressortir au vif la physionomie de l'homme^ ni donner une aussi juste idée de ja trempe de son esprit et de son caractère.
Voici d'abord quelques documents concernant la famille, qui montrent dans quel milieu naquit Fourier, et sous quelles influences se passèrent les premières années de sa vie.
Extraits de naissance des enfants Fovrier (4).
« Au NOM DE Dieu et de li viebge Marie. » A Besancon, ce 20 mars 1767, est née au monde, à 9 heures du soir, Marie-Antoinette-Francoise, fille de Ctiarles Fourrier, né-
(1) Ali sujet de rorthographe da nom, écrit par deui rr au mUteu ou par un seul r, voir la Note 1, p. 28.
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gociant, de Dampierre-sur-Saion, denDeçiHAt à BesaiftçoQi. et à$ Marie Muguet, d^ Villefranche en Beaujolais, demeurant anssi k- Besançon. Spn parrain a esté François Muguet l*ainé, son oncle, négociant audit Besançon^ et sa marraine a esté Antoinette Boachard, femme de M. Lamy, négociant audit Besançon. »
Suivent les actes de naissance des deux autres sœurs de Foorier, Jeanne-Ciaude-Lubine, née le 14 mars 1768, et Ântoinette-Gabrîeno- Sophie, née le 9 janvier 1771.
Quant à ce qui concerne Fourier lui-même, voici ce qn*on lit:
« Est né au monde François-Charles-Marie Fourrier; son parrain a été son cher oncle François Muguet, le jeune, et sa marraine a été sa sœur Mariette, l'aînée. Il est venu au monde à six heures du matin, le 7 avril de l'année 177â. »
Il existe un faux extrait de Tacte de naissance de Fourier, à&itté à Besançon le 18 frimaire an viii, et qui le fait naître le 7 «Tril 1768. L'impossibilité d'une telle date est évidente, puisqoe la seconde sœur de Fourier était née le 14 mars de cette mène année 176S.
La première fois qu'il soit fait mention du jeune Charles Fourier, c'est dans une leitre de son père, en date du 8 février 1775, et adressée à M"» Fourrier, négociante à Dampierre-sur-Salon. Cétaf t une sœur de M. Fourrier père : elle tenait un magasin d'étoffes à Dam'picrrp, où elle mourut en Tan ix, laissant sa succession à son neveu et à ses nièces.
Dans cette lettre du 8 février 1773, après quelques détails de compte courant, M. Fourrier père ajoutait ce qui suit :
• Je sois bien aise que ma petite Lubine se porte bien et qu'elle d. vienne grande : dites-lui que j'irai la voir bientôt et que je lui mènerai le frérin (1) , mais qu'elle soit sage et bien obéissante 4 la grand'maman et aux tatas (2), etc. >
Pour l'exactitude, nous devons dire que ce billet est trôs-mal or*
»t) Le frérin, cVst-à-dire le petit-frbro.
&) Tata, pour (antu, mot d'un usage fan.i4icrcn Fi^aDche-Comté..