RELATIVES A LA FAMILLE. 2&S
tftègr»ph!é tfftfis l'origiDal, et que par CQBsëqw&l la père de Fauthrtfé^it rien niûins qae lettré .
flaoîqoe d'une famille de négociants riches, sa mère, suivant rasage de ce temps-là, n'avait reçu non plus que fort peu d'instnju^on; elle était très- pieuse, très-économe et surtout fort ennemie de la toilette. Les deux plus jeunes sœurs de Fourier étaient allées passer l'hiver de 1788 à 1789 à Belley,chez leur aînée, épouse de M, Rubat, qui est mort sous-préfet dans celte ville sous l'empire. Voici ce que l'une d'elles, M"« Luhine, depuis M*« Clerc, écrivait de Belley à sa mère :
• Nous avons reçu votre lettre, ma chère maman, on pour mieux dire le sernaon le plus caractérisé ; lé jour où vous nous avez écrit cette lettre, je suis sûre que vous aviez vu quelqu'un qui vous avait monté la tête sur la parure. (Ici réplique à quelques elwer* VtttiaDt de détail sur les petits souliert et autres objets de Voilette liâmes par la maman, puis on continue ainsi :)
• Pourmoi^ plus je vas et plus je reeoonais qu'il faut faire son §/fé^ 4aii8 toutes ees bag^atelles ; car cela ne signifie rien du tout. D'abord, les personnes^ je pense, qui ont un joli petit pied cherchent à le faire paraître par des souliers mignons, et je crois qu'on na peut les en empêcher. D'ailleurs rien que l'idée d'être contredite donne envie de faire ces chose£-là ; car depuis que je suis ici^ je n'ai pas tant de fantaisies, je me fais faire de bons souliers sans penser à aulre chose, et quand je suis à Besançon, j'ai bien envie d'avoir des souliers mignons. Il est sûr qu'il vaudrait mieux que nous ne fussions jamais ensemble que d'être toujours en chicane comme nous y étions autrefois; pour moi, je ne suis plus d'humeur à être grondée, j'en ai perdu l'habitude; je me plais Ici à cause de cela^ et j'aimerais mieux y demeurer toujours que d'être grondée une Seule fois; je crois que c'est parce que je deviens vieille, et que plus on va, plus on veut être sa maîtresse.
» 11 me semble que j'ai répondu assez mal à vos bonnes réflexions, mais il vaut mieux parler comme on pense; cela n'em> p^he pas que je ne respecte beaucoup tout ce que vous me dites.
• Je suis bien aise que M"« "" ait trouvé un mari qui réunisse à la beauté et à la richesse la vertu; mais je crois bien que ce ne sont
fS6 NOTES
pas les chiffons que vous mettonssor notre tête qirtnotis empèebèiil d'en troQTer autant.
• Ma sœur a fait une fansse couche, il y a qain séjours; elle Ta assez bien à présent. M. Rubat est à Talissieux aujourd'hui : il a fini tontes ses assemblées, il a eu bien de l'ouvrage; on vonlaît lui contester le droit de présider l'assembli^e, mais le garde des sceaux, de qui 11 a reçu des ordres, les lui a réitérés et il a continué ses opérations. Je vous parlerais bien encore des États généraux, mais il vaut mienx vous dire que Sophie et moi, nous nous accordons pour désirer une jolie robe d'étoffe, comme drap de coton ou autre, avec des boutons façon d'acier, car nos robes de drap sont bien usées; nous n'avons porté queuta tout rhtverarec nos robes'd'indienne, et point du tout' de blanc pour suiTre vos volontés.
» Ma chère maman, Je tous embrasse et suis avec un profond respect, votre fille,