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OBSERVATIONS SUR LA LETTRE DE J.-B. SA Y

iDterviflront des intermédiaires, les marchtnds, qni, M rendant propri^Uiret da produit, rançonnèrent à merci Ton et l'autre. L'Économie polîtitique fut non -seulement rhistolre, mais enore l'apologie, d'un régime des relations industrielles qui ouvre la orte toute large à l'oppression, aux fraudes, à la banqueroute, à DUS les désordres commerciaux; qui distrait de plus en plus de agriculture et de l'œuvre utile la masse des capitaux pour lea îgouffrer dans la spéculation au proQt de la classe de parasites iciaux la plus malfaisante de tontes. L'École des Smith et des ly, quelque estimables qu'aient été les intentions de ses fonda-, nrs, se fait donc la complice du mal; elle s'applique, en toute rconstance, à défendre ce cloaque d'iniquités coiitre les critiques ï mieux fondées des Écoles socialistes et môme de quelques-uns de « plus consciencieux adeptes, tel que de Sismondi.— Aussl,plu8lcs ctrines économiques sont dominantes dans un pays, pins s'y fait marquer le douloureux contraste de rextrôroe opulence et de xtréme misère. Plus s'y développe également l'esprit de cupidité» ursuivant la richesse par- tous les moyens, en s'auiorlsant du '\9iez faire, lamez paner.

Cette passion du lucre par la spéculation mercantile et par 1 agiote, qui est, an point de vue de la probité, l'élément le plus actif démoralisation sociale, a pris) une extension redoutable pour la •tune publique. On peut s'en faire une idée d'après tous les rndales des marchés passés, à rocC''<sion de la dernière guerre, r les agents, soit du gouvernement impérial, soit de celui du «ptembre et de sa délégation de Tours. Voir là-dessus les révélons du Rapport de M. Riant au nom d'une commission de l'Asnblée nationale. M'est-ce pas le c6té le plus hideux d'une situan à tant d'égards si triste, que cette exploitation sans pudeur ni

elle favoriie. Vous verrez plui tard qu'il n'en e»t pas tout k fait ainw. » I. B. Say eût été bien embarraisé pour produire Facia de conacnlement iversel dont il se prévaut. Le célèbre économiste n'est d'ailleurs pas n sûr qu'il n'y ail pas un p«îu d'injustice envers les exclus de la posscs- D du sol, les déshérités du patrimoine qui était primitivement commun , il se coutente de dire ; « Vous ycrrei plus tard qu'il n'en est pas tout a t ainsi. »

1 faudrait d'autres/rgumcnts que ceux-là pour convaincre et amener à ipisceuce les adeptes du collectivisme, les ouvriers endoctrinés par l'inteiiooale et enrôlés sous sa bannière.

senipule des calamités du pays par les fourberies du commerce et par les concussions que ces fourberies ^ovoquent ? Devant un si abominable pillage des deniers publics, ce n*est pas assez de flétrir quelques maladroits larrons qui se sont laissé prendre , il faudrait dénoncer le régime commercial Jui-méme d'où naissent de telles infamies. En défendant, sous prétexte de liberté, un pareil régime et toutes ses abusives licences, rÉéonomie politique assume nne part de responsabilité dans les méfisits de tout genre auxquels il donne lieu. C'est à bon escient que Fourier avait voué une guerre à mort au commerce ineusonger et à ses turpitudes.

Il a été publié dans 1 i journal la Phalange, deuxième n^ d'octobre 1837, et reproduit dans la seconde édition delà Fm cte Fùurt«r,un rapport sur sa dernière maladie par l'un des deux médecins appelés à le soigner, le docteur Léon Simon, ainsi que le procès. verbal de Tautopsie, faite par lui et son confrère, le docteur Chapiain, le lendemain de la mort.

Ces documents sont trop tecbniqaes pour intéresser la généralité des lecteurs. ;Ceux qui voudraient en prendre connaissance poor- • ront les trouver aux sources indiquées ci-dessus. n

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