‹ Fourier; sa vie et sa théorieChapitre 57 sur 66 · ENTRK VOUS ET LE BONHEUR · texte numérisé non relu

ENTRK VOUS ET LE BONHEUR

Ce n^est point enfin par rapport aux affections privées seulement qu'il faut apprécier les inconvénients de la Société actuelle. Il y a un immense danger pour les intérêts publics, pour les droits et les pouvoirs publics, à laisser subsister plus longtemps l'incohérence industrielle et sochile.

Les chances de révolution» désastreuses ne sont pas épuisées...

Si Ton pouvait eroire que, grâce à quelques améliorations de détail dans l'ordre politique , — améliorations contestées, et contestables en effet, — on a établi enfin des garanties de calme, de stabilité, de progrès pacifique, on ferait bientôt cruellement détrompé de cette dangereuse illusion. A voir toutes ces convoitises qu'otit excitées quelques grandes fortunes politiques ; à voir toute cette cohue qni se précipite dans l'arène politique, qui demande à Tordre politique gloire et richesse, et qui, ne pouvant atteindre ces objets de ses vœux, se jette sur toutes tes institutions qni y font obstacle , la hache et la torche à la main; à voir comme le parti qui triomphe se divise, se fractionne successivement dès qu'il e$t maître du pouvoir, jusqu'à laisser un parti rival triompher à' son tour ^ — qni donc pourrait compter sur le lendemain eu politique? qui donc, au milieu de ces complications , de ces impossibiliiés que créent, chez nous, à mesure qu'elles surgissent, tontes les grandes questions d'intérêt matériel; au milieu de cette

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coûtoMn et Umlm 1m idées du paMé* iraioM idoles qui oot encore aBJoard^haî leacs prdties dans le monde ofifreiel, OMM qvt n'ont plus de croyaoU nulle part?^.

Ne royefr-fOtts pat Teffet de notre mécanîime p<4itîqiiey agissant sur un état social qui maîntient rhoslilité entre Ions les intérêts, intérêts d^aabitîon eomne intérêts d'argent? Dès qn'ane opinion « dès qu'an hooime quelconqne, pour ainsi dire , ne se tronrent pins au pouvoir , ils deviennent par cela même et inunédiaie«ient r^nsfciliofineîrsf sous une forme ou sons une autra Entre le parti du passé et celui qui se dit le parti de Tavenirt entre M. de Villèle et M« Tfaiers, entre M. Guixot et M. Dupont (de Ffiafe), il n'y a d'autre difCërenoe som ee rapport que dans la ma» nière d'être révolutionnaire^ C'eat-à-Klire qu en poursuivant leurs vues propres^ et de la nouvelle position où les plaee un ehangement de gouvernement ou de ministère» ils travaillent avec ou sans intention au renversement du pouvoir. Kt cela, chofe plaisante! sous prétexte ordtnaireaient de le restaurer ou de le raffermir. Toujours est-il que k pouvoir ne marche jamais bien ckes nous qu'au gré de ceux qui Tont en main. CoiMéquenee naturelle de la folle prétention de chacun à étahlir Tordre et la libierlé par les moyens êxclumemeni polUiqUiu, •

Comment voules-vous, avec de tels éléments» avec une disposition générale des esprits vis-à-vis du pouvoir quel qu'il soit, tout à fait comparable à celles d'éèoliers vis-ivis du maître, auquel les plus sages meniez sont toujours prêts à faire niche à Toeci^ion; comment voules-vous, dis-je, parvenir à fonder quehiue chose de durable, à donner quelque repos à la Société , travaillée du faite à la base par mille causes actives de décomposition !

Hâtes-vous, dans cette situalioe critique, hâtez*vous d'employer llnstrument de salut qui vous est offert, l'accerd des intérêts et des passions, par la série appliquée aux tmvaux productif : en ua mot, fondes l'Association

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agricole. Cest la voie, et il n^y en a point d^autre, da salut et du bonheur poiir tous *,

'* J'ai laissa cette conelttsion de mon livre telle qne je l'avais éerite en 1839, sana y ajouter, sans y retrancher ane syllabe. Les grands cbangemf nts survenus dans l'état de la France et de l'Europe sont la confirmation éclatante des avertiswemeuts que je me permettais de donner dans ces dernières pages. (Note de la 3«édit.)

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