‹ Fourier; sa vie et sa théorieChapitre 59 sur 66 · ILOTES · texte numérisé non relu

ILOTES

rewë : « Noas savons , t dit If. de Ghaléaubriand , « que Bolra « bonbeor est iei-^lias coordonné à an boabear général dans une « chaîne d'êtres et de mondes qui se dérobent à notre voe ; que « rfaomme , en harmonie avee les globes , marche d'un pas égal « avec enx à raeoompllssement d*nne Févolutioo qne Dieu caehe « dans son éternité, t (Génie du ChrManisme, %* part^-, llv. IV, chapitre 2.)

L*aflfirmafion da bonhenr est ici formelle «i elaire, malgré le ToHe de mysticisme dont s'emrcloppe la pensée do eétèbre éeri* vain, qui a d'ailleurs le mérite de rattacher la destinée henreose de rhomme à celle des antres êtres de la série nniverselle et k la destinée des globev «(Idéraux eux-mêmes. (C'est une vue dont nous ne voudrions pas garantir l'orthodoxie rttihottqne, mais qui est vraiment catholique dtMs l'acception là plus haute et la plus eompréfaensive de ce mot ; eUe est entièrement conforme à la coneeption de Fonrier sur les destinées géoérales.)

Un antre éloquent apologiste du eathoitcisme , qui , dans tes Ytriations , est demeuré fidèle au spiritualisme chrétien , M. de Lamemiais ,-dit de son cété :

• Il (l'homme) vent être heureux, il le veut, ne peut pas ne « le point vouloir, t (Esquisse étune phihsopkie, t. Il, p. 11.)

Déjà Bossoet, tout en soutenant la thèse du libre arbitre, avait <1crit : i Nous sentons que nous sommes nécessairement déter- » minés par notre nature même à désîrer d'être heureux. «

11 est vrai que Bossuet ajoute : « ICoos sentons aussi qne nous f sommes libres de choisir les moyens de l'être. » Mais ce n*est 1& qu'un sophisme , nnc pure gasconnade , dinons*novs , sauf le respect dâ au grand écrivain. En effet, Findividu qot épreuve le besoin de la faim, celui qui est possédé de la passion deTamour, n'ont pas la liberté de choisir leurs moyens de satlsAusiion , et par conséquent de bonheur, en dehors des oljets qui sont en rapport avec les impressions qu'ils ressentent en ce moment l'un ef f autre. Bt il en est de même de tout désir éveillé en nous tous rinfluenee d'miê passion quelconque : oe désir a une tendance déterminée par sa nature propre ; il ne peut être sérieusement question de lui ppopMor on bot diimériqae on sans oonvonaooe mveo sa nalare^ Quel père donneraU à son fils une merre lorsqu'il lui demande du pain? *— Or. le bonheur pour

164 \OTES.

ehaewi consiste dans lé libre essor de ses passions coatre-baloBeées les nnes par les antres , ainsi que le Yent la nature pour le liieB même et ponr la conservation de rhonmie, cOmme pour aon agrément Et , d*un commun aven , on le voit par nos citations , c'est an bonhenr que rhumanité aspire invinciblement.

La philosophie nniversitaire moderne n est pas moins exj^îcite sur cette vérité fondamentale. Nous citerons aussi ses organes, dût-Hm trouver quelque monotonie dans cette répétition de propositions identiques jusque dans les termes ; car dès que nova proclamons comme Fidée mère de la théorie de Fourier , comme ridée d'où elle se déduit logiquement tout entière , cet axiome du sens commun que le bonheur est Là obstinée vraie de l'homhe, il n'y a sorte de. mauvaises chicanes qni ne nous soient faites, même par les épicuriens pratiques.

c L'homme , • dit M. Laromignière, « -est né pour être henf reux ; ou si c'est présomption de vouloir pénétrer le mystère

• des causes finales , l'homme veut être heureux; il lui est imt possible de ne pas le vouloir, et dans tous Jes moments de son n existence il tend ven le bonheur de toutes les puissances de B son être. * (Cours de philosophie ^M leçon.)

Se plaçant à un point de vue plus général , II. Th. Jouffiroy raisonne ainsi qu'il soit :

> La fin d'un être est ce qu'on appelle le bien de cet être. Il f y a donc identité absolue entre le bien d'uii être et sa fin. Le » bien pour lui, c'est d'accomplir sa fin, daller an but pour le-

• quel il a été organisé.

> Par cela que l'homme existe , il se passe en lui ce qni se f passe au sein de tons les êtres possibles; c'est-à-dire qu'en B vertu de son organisation, sa nature aspire à sa fin par des » mouvements qu'on appelle plus tard dés passions, et qui le » portent irrésistiblement vers cette fin. b ( Cours de Droit naturel, 2« leçon.)

c Le plaisir est la conséquence et le signe de |a réalisation du

> bien en nous; la douleur, la conséquence et le signe de la

• privation du bien.

> Cette satis£u{tion de notre nature, qni est la somme et conmie

> la résultante de la satisfaction de toutes ses tendances, est donc » sa véritable fin , son véritable bien, t (Ibid,)

Il est vrai qu*après avoir ainsi posé le prineipe^ tous ces aoteurs o'ont guère ea sooci d'en tirer les cooséqnences. Ou plot6t ils se montrent tons ensuite illogiques, comme il ne peut manquer d'arriver à quiconque admet que l'humanité est faite pour le bônh«ar , et ne conçoit pas la possibilité d'une forme sociale supé* rieure à la civilisation , société qui ne peut faire le bien d'un petit nombre de privilégiés qu'aux dépens de celui des masses : encore ce bien-être que la civilisation procure à une minorité seulement, est -il mêlé de beaucoup d'amertumes et empoisonné par des craintes èontinnelles. C'est que tout est lié dans le destin des hommes, et qu'il ne saurait y avoir de vrai et solide bonheur pour les uns qu'à la condition de faire participer aux avantages dont ce bonheur se compose tous leurs frères de la grande famille. Voilà aussi ce qui fait la moralité de notre doctrine.

An surplus « en établissant le droit de l'homme au bonheur, nous n'entendons nullement que les satisfactions sensuelles soient recherchées au détriment des nobles satisfactions du cœur et de Tesprit, ni que le bonheur de la vie présente doive être le but exclusif des désirs et des efforts de l'homme. Nous disons, au contraire, que les affections de l'Âme doivent toujours dominer les appétits des sens , non pas pour proscrire les jouissances matérielles, ttiais pour les épurer, pour les ennoblir toujours en s'y associant. Nous savons que l'homme a raison d'aspirer à des félicités ultérieures que lui réserve , dans le cours d'autres existences, la munificence infinie de Dieu. Seulement nous ne croyons pas qu'il y ait incompatibilité entre les deux ordres de satisfactions, entre les deux termes du bonheur que l'homme peut se proposer. Nous ne saurions admettre qu'une antinomie réelle existe entre le monde matériel et le monde moral , œuvres l'un comme l'autre de la suprême sagesse.

(Note 2, page 26).

Echelle des caractères; et à ce propos , de la méthode de

traitement des passions.

L'échelle des caractères est analogne à la gamme musicale , ^ conformément an tableau ci-après. Elle comprend en ordre domestique, c'est-à-dire borné à une seule phalange, 810 titren

plm§ et Wa ftoiMifQg. Les earactèret finîtes eorrespon^kiit aaz demi-toiM, aax notes diésées eo bémolisées, qai ne se pr»— ncent peint dans la gamme. Chaque indifidn a les dénie passiens ; nMis c'est par la dominanee de telles passions qn'oa distiagae «n ractèfe.

Voici d'abord la désignation et la distribntlon des SM tères pleins qve comporte rharmonie denestlqne, et aoxqnels II faudrait ajonter, poor avoir la représentation caractérielle en personnel d'une phalange, les 4415 caractères ambigus qn'eHe emploie pareillement. Février n'a pas d'ailleurs expliqué comment II obtenait ces résultats.

Ut Solitones 576,

dièse bém. mixtes 80,

R< Bitones 96,

d. b. bindxtei 16,

Ifi Tritones 24,

Fa Tétratones 8,

d. b. trimixtes 8,

Sol Pentatones 2^

1 dominante quelconque, i anîmique, 1 sensuelle.

2 dominantes anlmîques.

1 animique, 2 sensuelles.

3 animiques.

4 animiques.

2 animiques, 5 sensaeflet.

5 animiques.

En continuant depuis Sol, on a les caractères supérieurs qui président à la régie d'un nombre plus ou moins griiud 4e phalanges et qui sont agents d'harmonie externe :

2 animi^es, 4 seatneilea.

6aniniiqnes.

2 animiqnes, 5 seasoelles.

6 aniaûqnes, i sensuelle.

7 animiquest i sensmlle.

d. b. iéiramùp^

La Hexatones

d. h. peniamixêe^

Si Heptatones Ut Omnitones

Les solitones, ou caractères à une seule passion dominante, forment le très-grand nombre des humains. Les degrés qui dépassent le cinquième ne se bornent plus aux soins de la régie interne d'une Phalange; Il leur faut une action qui s'étende an dehors, dans la mesure de rélévation de leur titre passionnel.

Un cinquième degré, on pentntone, comme J.-J. Rousseau, Fox, etc. , se trouve déjà, dit Fonrîer, dépaysé en Civilisation ; on kexaUme, comme Bonaparte ou Frédéric, a besoin de bovltverser le monde : un heptaionây comme Jules César on Ahsibiade, a la même ambition plus raffinée, mais plus flexible; eafia le

de^réiomm^me^ h& plus me de Toeiave» est tout 4 fait inoempafible «rac i'état de limbe secial et trét-apte à en découirrir dUnstinct les issueik

Le titre det oaractèret est fixe^ dit encore Feurier, et s'ils sont eominrtméft, ib se faussent et se déveleppeat à contre-sens. Senèqoe et Barriras n'ont pas changé^ .mais faussé le caractère de Néren, tétratone à i|aatre dominantes liien distinctes , cabales^ , c^mpoêHe , amkition , amoitr. Henri IV était comme Néron un tétratone, osais qui n'avait pas été faussé par «ne éducation monde. {Nom, MmMte ihdi, p. kQk et sniv.)

If. Ailes Lechevatfer commente ainsi le caractère du Béarnais : « Henri IV avait en dominance toutes les passions affecthet , mnatk son oaraelère est4l un des types humains qui ont obtenu le |rfua de gloire et d'admiration ; ambition, amour, amitié, famille, tottlea les grandes affectiotts avaient trouvé place dans cette belle âflMS. Par SOU ambition Henri voulut oouslituer Tuoité européenne ; •Ml uoMmr séduisit Gabridie et bien d'autres ; l'ambassadeur d'Es- PU||IMy trouvant le mi de France occupé à jouer avec ses enfants ^'il portait à ealifonrcben. sur son dos, a pu voir que le vainqueur d'Arqués et d'Ivry, que le père du peuple, était aussi un tendre père de famille; le prinoe dont le nom est demeuré toujenrs nui à celui de Sully sot mériter et sentir l'amitié. » {Etudes sur la Science sociale, p» i7â.)

J'avoue que le contenu de cette dote klsse beaucoup à désirer •vr la Tbéorie des cuructères , qui n'a été qu'indiquée par Fourier daus ses publications diverses. Voici quelques-unes des ob- •urvutiens qu'on y rencontre :

Les solitones, gens à une seule passion dofhinante, ne sont pas en égal nombre sur chaeune des déuse passions : la distribution est pifogressive. On trouvera beaucoup plus de soUtonet à domteante d*a«bîtion, ou d'amour^ ou de gourmandise, qu'à do* nioanie de lu passion des plaisirs de 1 oute, par exemple. Les solitones rapportent tout à leur unique dominante ; ils varient peu dans leurs goâts et ont de l'aptitude aux ouvrages de longue durée ; ils sont dans l'échelle des caractères ce que sont les simples soldats dans un régiment Au contraire, les deux pentatones, ' homme et femme, que présente en nooyenne chaque population de 1,620 on i,900 personnes, sont l'équivalent des colonels : ils

168 \0Tl!:8.

doivent à eox denx inier? enir acUvemieiii daDS tootes les séries de la Phalange. Il faut donc poor pentatones des esprits adifr , subtils et très-étendos, comme Voltaire, Leibnits, etc.

Remarquons, poursuit Fonrier, que la morale déclare Tkâeax les caractères les plus distingués, les hauts titrès passiomiels. EUe les tolère parmi les monarque^ ou les gens puissants ; maïs ches la masse des citoyens elle ne vent -que des solitones, limités à me seule passiour Or la nature ne place pas les caractères de prélfrrence parmi les hauts personnages, elle les^rae au hasard. Les êtres doués de ces grands caractères sont -politiquement étouffés par l'éducation, ils s'irritent contre les coutumes et sont somommes mauvais sujets, ennemis de la morale.

Dans Tordre sociétaire chacun d'eux, homme ou femme, trouve son rang et s'y place do consentement de tout le monde, car celui que la nature a fait solitone n'a aucune envie de. la présidence caractérielle d'une phalange, fonction qui l'obligerait à une prodigieuse variété de travaux : il n'y trouverait pas son honheur; d'ailleurs on a toujours mauvaise grâce k sortir de ^n caractère ; dès lors personne n'est jaloux en voyant k la présidence caractérielle, au poste de Roi de passions et Reine de passions, denx êtres qui sont, par leur naissance, les plus pauvres peut-être de tout le canton. Malgré leur humble condition, ils s'élèveront sais faute au poste que la nature leur assigne....

L'éducation a pour tâche de développer ces caractères et de plus les tempéraments, qui sont en même échelle que les caraet^ws, mais non pas en assortiment : un pentatone, qui' est du cinquième degré en caractère , n'est point certain d'avoir un tempérament de cinquième degré. (N, Monde,)

Je donne ici , d'après un passage des manuscrits de Fourier, quelques traits du caractère de plus haut, titre, Yomnitofie,

• Le plus élevé en degré des caractères , l'oomitone , quoiqiie supérieur à tous les autres, n'est pas le plus beau , mais seulement le plus précieux. La nature aime k diviser ses faveurs ; elle donne l'utile aux uns et l'agréable aux autres.

D L'omnitone , qui est la touche la plus utile , est comme le rayon blanc comparé aux rayons de couleur. Assurément la cooleor blanche n'est pas si belle que l'écarlate ni l'asur ; mais elle a des propriétés plus utiles et des emplois plus étendus.

XOraS. 169

1 Les omnitones sont, en certains détails, bizarres à leurs propres yeax aatant qu'à ceax d*aatrtti. Les qualités aimables sonf entièrement du c6té des beptatones, comme César et Alcibîade. Les omnitones étant bornés à Futile qu'ils possèdent au suprême .degré, on ne peut pas tirer vanité de ce caractère. Je débute par les critiques, parce que je serai obligé de me citer pour exemple, ne connaissant pas d'autre omnitone que moi. J'ai trouvé facilement des modèles dans tous les autres titres, mais je ne découvre aucun omnitone parmi les hommes qui ont joué un rôle. Je ne trouve pas dans mes souvenirs d'histoire un seul omnitone et je remercierai Térudit qui m'en indiquera. (La^amme infinitésimale composée est leur attribut essentiel). Leur rareté n'est pas excessive, puisque la nature en produit une couple sur 300,000 personnes environ; mais ils sont en rareté factice, ayant contre eux l'impossibilité d'essor que n'ont pas les heptatones. Un caractère comme Alcibiade est dès i'eqfance encouragé par tout le monde ; son développement est plus facile qnc celui d'aucun autre degré. Ainsi, quoique l'essor soit -difficile et très-entravé dans les degrés supérieurs , il faut accepter l'heptatone qui se meut facilement. Quant à l'omnitone, beaucoup plus rare , il est pour les civilisés ce qo*cst le ehat-huant parmi les oiseaux : tout est ligué pour le honnir et le conspuer. De là vient que ceux qui ont existé dans les classes moyennes de la société n'ont pu se mouvoir (caractériellement), et s'il s'en est trouvé sur les trônes, ils auront pris l'essor subversif, qui n'est pas malfaisant dans ce degré et qui les ftu>*a réduits à être des originaux peu dignes d'attention.

« Lorsque j'ignorais la théorie , je m'étonnais des penchants contrastés qu'on me reprochait. Quoique très-ennemi de la parcimonie et incapable de soins minutieux, j'avais et j'ai f^ncore sur une foule de détails des manies d'avarice bieu plus fortes que celles d*Harpagon. Celui-ci se croira en superlatif d'économie lorsque , ayant usé une allumette d'un bout, il la conserve pour la faire servir de l'autre bout. Moi, involontairement et sans calcul, je divise par une pression des doigts l'allumette en quatre morceaux dont je fais huit allumettes servant pour huit jours.

« Je pourrais citer une foule d'autres bagatelles sur lesquelles je fdis , sans réflexion et par instinct irrésistible , des économies dont je plaisante moi-même sans pouvoir m en corriger et devant lesquelles Harpagon se reconnaîtrait pour un champion subalterne

avwi iDférieiir à moi que le doquième degré Fert au hiûiièiiie, ' qni est le mien, (lependtst, je ne suis rien moins qu'économe et je uni jamais pu me façonner en ce genre aux soins les plus indispensables pour un homme sans ibrtone.

* D*autre part, j'ai on tel goût pour le faste combiné, qu'à Tàge de dix-huit ans j'étais déjA fatigué de la laideur des villee qu'on admire, comme Paris, et j'inventai la distribution des villes de sixième période. Quoi de plus opposé au fasie qu'un palais entooré de masures? Ces bizarreries m*avai«it déjà frappé à dix-huit ans asses vivement pour qoe j'en étudiasse le remède, /étais donc, en fait de faste, beaucoup plus raffiné que les sybarites et artistes de la civilisation.

* Dans les deux sortes de peaehantt qoe je viens de eiter, le contraste est bteo marqué au hnitième degré-, qui eit l'infimlésimal. Ces prétendues bizarreries, dépourvues d'utiiilé eadvfllsation, deviennent des manies.

» En régime harmonien,, il faut qu'en paroonrant treute-sii a quarante tourbillons (phalanges) auxquels s'étend la ^égie ptesionnelle d'un omnitone, il donne à la Ibis des leçons d'économie aux Harpagon et de laste aux M ondor; ilfaût enfin qu'il fonctiouoG sur les deux contraires an huitième degré, tandis que Harpi^on et Mondor ne portent l'économie et le faste qu'au cinquième^ *

Dans une de ces conversations écrites arec If. Just Moiron , qoe nous avons mentionnées dans sa biographie, Fonrier esquisse le portrait d'un solitoae très-plaisant qu'il avait , dlt-î! , connu :

I C'était an homme doué d'un art merveilleux pour rapporter au vin tous les événements de la vie , toutes les actions , toutes les spéculations. Il m^amusait beaucoup' par la manière dont il ramenait tout à son goût favori. En sortant d'auprès de loi , on aurait volontiers cru qoe Tbomme n'était créé que pour boire , qu'il n'y avait dans la vie qu'une action importante, celle de boire ; et il parlait sans exagération , sans emphase , toutes ses raisons étaient persuasives et très-adroites, mais surtout d'une promplitude qui ne laissait pas à d'autres le temps de mettre en parallèle leur opinion.

* Par exemple , on attendait quelqu'un à la toiture ; chacun disait : Que diable fait-il donc ? Le solitone tranche la difficulté et dit : // na peut-être pats encore bu sa roquille.

Page 1