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dination entre eux, sans suite. Ensuite arrive un état de stupeur, avec ou sans augmentation .
de l'irritabilité réflexe. La coordination des mouvements ne souffre pas beaucoup, sauf
pour ce qui concerne les antennes dont le nerfs est atteint à la source, mais il n'y à plus trace d'actes volontaires. Ainsi une F. rufibarbis dont le cerveau a été détruit par la mandibule d'un P. rufescéns reste bientôt clouée en place, debout sur ses six pattes ; elle est prise souvent d'un tremblement général, et lève quelquefois une patte à des intervalles réguliers, Parfois aussi elle fait quelques pas courts et rapides, comme mue par un ressort, comme un automate, sans but. Si on l'irrite, elle fait des mouvements de défense parfaitement coordonnés, mais elle retombe dans sa stupeur dès qu'on la lâche. Elle n'est plus capable d'actions conséquentes en vue d'un but unique ; elle ne cherche ni à fuir, ni à attaquer, ni à rentrer dans sa fourmilière, ni à s'unir à ses compagnes, ni : éviter le soleil, l'eau ou le froid, ni même à marcher ; elle a perdu même les instincts élémentaires de la frayeur et de la conservation ; ce n'est plus qu'un appareil automatique et réflexe qu'on peut comparer en tout point au pigeon auquel Flourens avait extirpé les grands hémisphères du cerveau. Il en est exactement de même du corps
Éd
re De
d'une fourmi privée de sa tête. Il n'est guère possible de séparer chez les fourmis le ‘ganglion sus-œæsophagien du sous-œæsophagien, sans blesser l'un ou l’autre. Leur commissure
est si épaisse et si courte qu'ils forment un tout unique, On peut observer dans les combats
des P. rufescens avec d'autres fourmis une variété infinie de lésions seulement partielles #. # ps « C1 C2 La «
du cerveau qui présentent les phénomènes les plus curieux. Certaines $ sont prises
d'une rage folle et se jettent sur tout ce qu'elles rencontrent, mordant indistinctement amis et ennemis, D'autres prennent au contraire une allure lente et se promènent au
milieu du combat d'un air indifférent, D'autres ont aussi les mouvements subitement
. ralentis, mais reconnaissent encore leurs ennemis, s'en approchent, et essaient de les
mordre avec un calme et un sang-froid qui contrastent d'une manière singulière avec